La DGSI séduite par Palantir et sa technologie Big Data

Par Rédaction 7seizh.info,

Publié le: ven, Oct 28th, 2016


Il me revient que, depuis la publication de cet article, la start-up Palantir aurait gagné le contrat avec la DGSI et la DGSE.


Pour mémoire :


La CIA en France pour faire de la chasse au Terrorisme ? Palantir Technologies financé par la CIA.


Palantir Technologies est une entreprise de services et d’édition logicielle spécialisée dans l’analyse et la science des données, communément appelé Big data ou mégadonnées, basée à Palo Alto en Californie. L’entreprise travaille pour la communauté du renseignement des États-Unis, notamment pour la NSA, la CIA et le FBI2, ainsi que pour différents acteurs du système de défense américain, comme les US Marines, l’US Air force et les Opérations spéciales3. Elle s’est diversifiée dans les secteurs de la finance, de l’assurance, de la santé et des biens de consommation courante. Elle met par ailleurs sa technologie à disposition d’ONG comme Community solutions4.


Affaire à suivre et à confirmer. //RO


 

Même si l’information n’est pas encore officielle, elle fait déjà parler chez les spécialistes de l’informatique et des nouvelles technologies. Palantir, une start-up financée par la CIA spécialiste du Big Data, serait en passe de signer avec les services de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure). La signature de ce contrat apparaît comme un danger potentiel pour la souveraineté nationale de la France.

Palantir Technologies est une entreprise de services et d’édition logicielle spécialisée dans l’analyse et la science des données, communément appelé Big data ou mégadonnées. Créée officiellement en mai 2003, la société Palantir Technologies a bénéficié pour se lancer d’un financement de 2 millions de dollars du bras financier de la CIA, la société In-Q-Tel. En 2009, Palantir ouvre son premier bureau en Europe avec l’objectif de s’implanter auprès des gouvernements d’Europe de l’Ouest.

bigdataAprès avoir répondu à des appels d’offres du Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP) et de la Direction générale des finances publiques (DGFIP), Palantir viserait désormais la DGSI. Selon Intelligence Online,« Le service français de renseignement intérieur, totalement submergé par la pression terroriste, va s’en remettre au spécialiste américain du traitement de données » et évoque de nombreux rendez-vous avec les analystes de Palantir. L’entreprise américaine formerait actuellement les équipes françaises à la technologie Big Data.

“Nous devons acquérir ce big data immédiatement”
Patrick Calvar, directeur général de la sécurité intérieure, 17 mai 2016

patrick-calvarLors de son audition en Commission de la défense nationale et des forces armées le 17 mai dernier, Patrick Calvar, le patron de la DGSI, affirmait “Nous ne manquons pas de données ni de métadonnées mais nous manquons de systèmes pour les analyser. Nous ne sommes pas frileux vis-à-vis des nouvelles technologies ; nous les déployons progressivement”. 

Lors de cette session, Jean-Yves Le Déaut, président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) expliquait “les Israéliens disent que nos techniques de big data ne sont pas bonnes (…) De petites entreprises françaises travaillent sur l’extraction et le traitement de données.”

Patrick Calvar précisait alors “Les entreprises françaises qui développent des systèmes ne sont pas encore capables de répondre à nos besoins, alors que nous devons acquérir ce big data immédiatement. Nos camarades européens sont dans la même situation. Le choix n’a pas encore été fait mais, en tout état de cause, la solution sera temporaire. Tout ce que nous développons se fait en relation directe avec la DGSE, afin d’éviter les doublons, et la plupart de nos ingénieurs en charge de ces questions viennent de la DGSE. La moindre perquisition nous permet de récupérer des milliers de données. Nous avons donc besoin d’outils de big data pour répondre immédiatement à nos besoins.”


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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

5 thoughts to “La DGSI séduite par Palantir et sa technologie Big Data”

  1. Il est normal que la France se méfie d’une telle démarche. N’existe-t-il pas d’entreprise française assez compétente pour ce genre de prestation. La DGSI n’a-t-elle pas pu trouver un partenaire local en matière de sécurité informatique ?

  2. Déjà qu’avec Windows, il n’est pas interdit de penser que nos « services » ont été « examinés » de fond en comble, qu’aurions nous de plus a cacher et sous quelles formes ?
    C’est a croire que nos Présidents anciens et nouveaux vont « à la gamelle » américaine…..
    De Gaulle avait déjà bien cerné le problème …….Mais depuis ??????? C’est la descente aux enfers vu que les américains s’éloignent vers le Pacifique .
    Je dirais qu’un rapprochement avec la Russie qui pourrait quitter le camp antioccidental pour bâtir une forteresse continentale avec l’Europe vu que les Russes ont d’excellents mathématiciens ! Ils sembleraient qu’ils aient corrigé le défaut consistant a transformer les manips de laboratoire en réalisations concrètes sur le terrain étaient parfois laborieuses !

  3. Confirmation: La Défense Nationale française a placé l’ENSEMBLE de son réseau informatique sous le contrôle de fait des Américains. Il s’agit d’ailleurs, ni plus, ni moins que du renouvellement d’un contrat de prestations antérieur signé par notre « ami » Sarkozy, et qui mettait déjà sous tutelle américaine (Entendez leurs services secrets!) toute notre logistique de renseignement…et d’exécution.

  4. Il vaudrait mieux travailler avec les israéliens plutôt que les américains. Parce que si on écoute le DGSI, monsieur Calvar, on risque de se trouver avec une facture très grosse pour « acquérir ce big data immédiatement ». Et en plus affirmer que : « Nos camarades européens sont dans la même situation », cela sent la précipitation de l’acheteur néophyte compulsif. Quant on sait que ce très haut responsable de la sécurité des français, a dit, lors d’une interview aux journalistes nationaux, « qu’il mobilisait des ressources très importantes pour protéger les jihadistes de la vindicte de l’ultra droite ». On croit rêver. Qui sont ces gens de l’ultra droite dont il parle?. Un nouveau groupe de français avide de vengeance, ce qui serait « normal » vu nos 300 morts des suites des affaires terroristes impliquant des jihadistes. sans compter les blessés.
    Ce très haut responsable ne sait il pas que certains dictateurs ont pu mettre en « prison » de nombreux opposants à leur dictature grâce à la technologie d’espionnage du web conçue par une société française. Ce qui n’est pas un honneur pour nos dirigeants politiques français passés et toujours actuels, soucieux de cadenasser chaque jour un peu plus les libertés des internautes.
    Monsieur Patrick Calvar veut il nous faire rire quand il finit son discourt par: « Nous avons donc besoin d’outils de big data pour répondre immédiatement à nos besoins », alors que devant la commission de parlementaires d’enquète sur les attentats de Paris, il disait  » manquer de personnel et surtout de traducteurs interprètes en langue de la péninsule orientale, et que en ce qui concerne le matériel, il était très performant. Donc pas de problème de ce coté là.
    J’ai l’impression d’entendre le discourt d’un lobbiste américain, à moins qu’il ne soit prit dans un conflit d’intérêts entre sa conscience policière et les ordres venant directement du premier ministre et du président, les ténors de la pensée unique.

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