La fin du « monarque républicain » ?

Par Joseph Savès

Publié le 09 février 2017

Hérodote



Vers la fin du monarque républicain ? Oui très certainement. C’est du moins ce qu’illustre cet excellent billet de Joseph Savès que je vous recommande aujourd’hui. Nicolas Sarkozy avait déjà remisé aux oubliettes cette notion de monarque républicain. François Hollande a littéralement bafoué et foulé aux pieds ce qu’il restait de ses cendres. Là, pour 2017, c’est carrément mort… //RO


 

À dix semaines des élections présidentielles des 23 avril et 6 mai 2017, les citoyens français et les commentateurs sont plus que jamais dans l’expectative. Aucun leader ne se dégage.

Joseph Savès y voit la mort du régime présidentiel inauguré par le référendum de 1962 et renforcé par celui de 2000. Aucun candidat n’étant en mesure d’assumer la fonction d’un monarque républicai, les prochaines législatives pourraient ouvrir la voie à un régime parlementaire…


Extrait : 

(…/…)

Plus qu’une question de personnes, on peut y voir la conséquence de l’engagement européen de la France, qui a volontairement fait don de sa souveraineté aux institutions de Bruxelles (Commission), Francfort (BCE) et Luxembourg (Cour de Justice). Elle se distingue en cela du Royaume-Uni, qui a finalement « choisi le grand large », mais aussi de l’Allemagne, dont la souveraineté est jalousement préservée de toute immixtion supranationale par la Cour constitutionnelle de Karlsruhe.

Obligé de rendre des comptes à un quelconque président Barroso ou Juncker, voire au ministre alllemand Schäuble, le président de la République française ne peut plus s’afficher en « monarque républicain » au-dessus de la mêlée. Et pourquoi se dévouerait-il à l’État et lui sacrifierait-il sa vie dès lors qu’il se voit commander par des personnages moins légitimes et d’une incommensurable médiocrité ?

Ce n’est pas un hasard si, en 2017, les deux seuls candidats à la fonction présidentielle qui se posent en tribuns sont aussi les seuls à exiger une prise de distance vis-à-vis des institutions européennes, à savoir Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.

Quel qu’il soit, l’heureux(se) élu(e) du 6 mai souffrira d’un manque de prestige ou de consensus autour de sa personne. Dans ces conditions, il est probable qu’il n’y aura pas de raz-de-marée du parti présidentiel aux élections législatives qui suivront. Élus pour eux-mêmes et non pour le président, les députés ne craindront plus la dissolution et l’hôte de l’Élysée devra composer avec une majorité parlementaire hostile ou pour le moins frondeuse.


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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

4 thoughts to “La fin du « monarque républicain » ?”

  1. ça manque singulièrement de force morale aujourd’hui, on dirait.

    « Tout désespoir en politique est une sottise absolue. » disait le vieux maître dans l’Avenir de l’intelligence. Il n’avait pas tort.
    Où en était la France après Azincourt, pendant les guerres de religion et le 25 juin 40 ?
    Il est tellement plus facile de se complaire dans le défaitisme que de relever la tête.

    « On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Les années rident la peau; renoncer à son idéal ride l’âme. » Mac Arthur.

    « Mon centre cède, ma droite recule. Situation excellente, j’attaque. » Foch.

    Si c’est trop compliqué conceptuellement, alors faisons simple concrètement :
    1) arrêtons de nous lamenter
    2) sortons-nous les doigts.

  2. Si nous avons une présidente, l’Elysée sera « donné » à l’association de l’abée Pierre pour y loger les sdf parisiens pour lesquels Sarkozy avait promis un abri. Cette Présidente ne peut tout de même pas se glisser dans les même lits que Hollande et son actrice ainsi que Sarkozy et sa chanteuse, ont « utilisés » pour rouler les français.
    Si nous avons un premier ministre courageux, un référendum d’initiative extra populaire demandera aux français de souche de décider de ne plus satisfaire aux injonctions de la ligue des droits de l’homme siégeant au Luxembourg.
    Et la France abandonnera son slogan révolutionnaire de « pays des droits de l’homme ».
    Et le peuple français, sans tambour ni trompette pourra aux yeux du monde entier, se débarrasser de tous les sans papiers qui croient encore à l’utopie de la socialie française universelle.
    Il faut rendre à la France son indépendance morale d’abord. D’autant que cela ne coute pas un « sous ».
    Les budgets sociaux aux organismes aspirateurs d’immigrants non justifiés seront annulés.
    Quant à savoir si le peuple français ayant élu une présidente qui en « a », pourra compter sur une masse de parlementaires pour l’accompagner dans ses orientations politiques, alors, comme Mitterrand en 1981, qui s’est fait soutenir par une majorité composée exclusivement d’enseignants, on verra si les français de souche sauront choisir de vrais patriotes de base et de conviction, plutôt que des mercenaires de salons parisiens.
    Je rappelle que la finalité du jeu électif, c’est de « sauver le peuple ». Le peuple français d’abord.
    Sarkozy l’a oublié, Hollande l’a bafoué, la droite bling bling et la gauche caviard doivent le payer.
    Sinon, les français de base et leurs enfants et petits enfants, continueront de payer encore les magouilles financières cachées de la droite, ou les déficits comptables et sans fin de la gauche.

  3. Le pays que nous avons connu, aimé, pour lequel j’ai pris les armes n’est plus qu’un cadavre mangé par la finance internationale du type Le Siécle ou Bildeberg…Voilà ou nous en sommes arrivés depuis que les socialistes ont été au pouvoir une première fois. La seconde voit la fin d’une France triomphante soumise aux volontés d’individus soutenus par des Hollandes et autres ..Inclinons nous ad cadaverum…C’est la fin .

  4. Le Palais de l’Élysée n’est plus qu’un musée.

    La dérive française n’est que le résultat de la DÉMAGOGIE.

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