La France en deuil : l’Alsace est perdue

Par François Gex – Le 24 juillet 2019 – Boulevard Voltaire

© Pierre Duriot

Le vote favorable de l’Assemblée à la création de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA) va poser les bases d’une séparation de fait et anticonstitutionnelle de l’Alsace (« article 1 : la France est une république indivisible »).

En d’autres termes, une nouvelle « Catalogne » se profile à l’Est sous le couvert très hypocrite mais apparemment souhaitable d’une unification de ses deux départements et d’un retour à une saine décentralisation, bien mise à mal par la création, en 2016, d’une région Grand Est sans queue ni tête. 

L’Alsace, qui n’a pas toujours été bien traitée par Paris (1918-19, 1945-46, 2016), se régénère, mais pour donner toute sa place à un irrédentisme voire un autonomisme toujours sous-jacents, un tropisme international réel (le Rhin, l’aéroport binational de Bâle, le pôle Alsace-Suisse-Allemagne au sud), un européisme de « cabris » si chers au Général, une préférence allemande de moins en moins officieuse et une méfiance parfois justifiée de l’État.

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

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