La France s’est-elle vendue à un État sponsor du terrorisme islamique ?

Par Drieu Godefridi

Gatestone Institute

 

« Les Américains font du commerce, la France vend son âme. »

 

© logo by Pierre Duriot

 

 

  • Par la grâce des privilèges fiscaux exorbitants que lui a alloués Nicolas Sarkozy, le Qatar achète en France les « joyaux de la Couronne ».
  • Sur la foi de ses énormes réserves de gaz et de pétrole, le Qatar dispose d’inépuisables disponibilités en cash, tandis que la France, asséchée par 40 années de socialisme, est en besoin constant de liquidités.

Le Qatar a été officiellement labellisé « Etat sponsor du terrorisme », et supporter actif d’organisations terroristes islamistes telles que les Frères musulmans, al-Qaida et l’Etat islamique — pas par des gouvernements occidentaux : par l’Arabie saoudite, le berceau de la foi islamique, et les autres régimes islamiques de la région.

Sachant la réalité du Qatar — 11.000 km2, le tiers du territoire belge, et 2,5 millions d’habitants — la question paraîtra exagérée : comment la France, la grande France, pourrait-elle possiblement avoir été achetée par un micro-Etat tel que le Qatar ?

Pour la simple raison que, par la grâce de ses réserves considérables de pétrole et surtout de gaz, le Qatar jouit du plus haut revenu par habitant au monde, tandis que la France, après 40 années de socialisme, a cruellement et continuellement besoin de liquidités. S’y ajoute une robuste tradition française de corruption de fonctionnaires, pour ne rien dire de la propension française à « collaborer » avec ceux-là mêmes qui sont acharnés à sa perte.

Le 4 août, la presse britannique — et non française — révélait que le Parquet investigue activement deux affaires : l’attribution au Qatar de la coupe du monde de football de 2022, et l’achat par le fonds d’investissement souverain « Qatari Diar »d’une participation au capital de Veolia.

Au centre de ces investigations trône l’ancien président, Nicolas Sarkozy. Précisons immédiatement que M. Sarkozy n’a pas été inculpé — on dit en France « mis en examen » — et qu’il pourrait bien ne jamais l’être dans ces affaires, mais les faits sont éloquents.

D’abord, la Coupe du monde. Que le Qatar, connu depuis des années pour son financement massif d’organisations terroristes islamistes, dont les températures en font un redoutable « cagnard », et qui est dénué de la moindre tradition footballistique, se soit vu attribuer l’organisation de cet événement est, bien sûr, une source d’étonnement depuis l’annonce de son choix par la FIFA, organisation faîtière du football au niveau mondial.

Les enquêteurs français s’intéressent à une réunion qui intervint à l’Elysée, le 23 novembre 2010 — dix jours avant la décision de la FIFA — entre MM. Nicolas Sarkozy, Michel Platini, ancien président de l’UEFA qui siégeait à ce titre à la FIFA, et des officiels qataris. Il est allégué que Michel Platini était farouchement opposé à la candidature du Qatar, et que M. Sarkozy le fit changer d’avis : « Ce sont des gens biens ».

En avril 2010, le fonds « Qatari Diar »avait pris une participation de 5% dans Veolia. Les enquêteurs sont sur la piste d’un montant de 182 millions d’euros, dont ils suspectent qu’il ait servi à « acheter » des officiels français de haut rang. Ils enquêtent également sur la possibilité d’un lien entre ces deux opérations : le Qatar investissant dans Veolia en échange du soutien de la France à la FIFA, ainsi que sur la concomitance de la décision, par le Qatar, de racheter la plus grande équipe de football française, le Paris-Saint-Germain (PSG). Il est en effet à noter que le propriétaire à l’époque du PSG participait à la fameuse réunion à l’Elysée du 23 novembre 2010.

Il est douteux que les enquêteurs mettront jamais en lumière le fond de ces affaires — actuellement séparées, sur le plan judiciaire. Le judiciaire, en France, est de longue date soumis à l’exécutif et on ne voit guère qui aurait intérêt, par delà les clivages politiques, à mettre en lumière l’ampleur et les méthodes de la pénétration qatarie en France. Depuis 1789, le judiciaire français n’est pas même un pouvoir, seulement une « autorité », face aux deux pouvoirs législatif et exécutif. N’est-il pas révélateur que cette affaire ait été révélée par la presse britannique, et non française ?

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Drieu Godefridi, auteur libéral belge, est le fondateur de l’institut Hayek à Bruxelles. Il est PhD en philosophie (Sorbonne) et juriste et il investit par ailleurs dans des entreprises européennes.

 

 

 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

2 thoughts to “La France s’est-elle vendue à un État sponsor du terrorisme islamique ?”

  1. Et TOUT cela n’est pourtant pas nouveau…Mais que ne feraient pas nos élus pour garder une paix sociale afin de jouir pleinement de leurs juteux avantages……Et lorsque je dis Débordant de richesses ces derniers ne trouvent rie de mieux que de taxer les retraités ne gagnant qu 1200€ mensuels en les soumettant a l’adjectif de nantis…
    Nos vaillants électeurs de 2017 n’ont pas trouvé mieux que d’élire un disciple de Bildelberg qui déjà plein aux as, va encore faire un cadeau royal aux nantis…..Cette fois aux vrais nantis
    Je dirais trivialement, quelle bande de « baltringues » Vous ne comprendrez jamais RIEN ou alors combien avez vous « touché » pour voter Macron ?
    Je suis VRAIMENT écœuré de toute cette politique de pourris !

  2. lorsque l’on voit de quel média provient cette information , il y a de quoi se taper le c…. par terre .
    Commencez par deviner quels sont les principaux financiers de ce média et vous saurez pourquoi ces attaques
    En ce qui concerne certains articles, gatestoneinstitute est aussi crédible que closer.
    J’ai l’impression de vivre un remake du bourrage de crane de la période de la 2° guerre du golfe .
    Va-t-on nous ressortir pour le Quatar et l’Iran des nouvelles telles que :

    les « couveuses du Kowiet »

    ou des « armes de destructions massives )

    Je précise que je ne suis absolument pas un fan de ces deux pays , mais il faudrait peu- être arrêter les c……

    Que penser de l’Arabie Saoudite , et d’un certain pays de la région qui ne pense qu’à son extension aussi bien territoriale, que politique et religieuse, tout en désirant s’approprier de richesses ( or noir, gaz et or bleu ) .
    médisez, médisez , il en restera toujours quelque chose

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