La « minute cynique » de Pierre Duriot

30 octobre 2016 Non Par Régis Ollivier

Régis Ollivier, le 29 octobre 2016

Le Colonel


 

Minute cynique… conscient de la position d’Alain, son camarade de parti, finalement à peine plus à droite que celle du François, le petit Nicolas avait ramé sec, bien à droite, durant sa première partie de campagne, labourant méticuleusement les terres du Front National, avec le Kärcher que l’on connaît : que de la gueule. Tout en prenant bien soin de se démarquer des fascistes de la Marine, le grand écart, il connaît. Et le voilà, soudain pris de panique, de remords, ou rappelé à l’ordre par la voix mondialiste d’outre tombe venue de quelque instance secrète et supranationale. Il appelle donc, en cas de second tour PS/FN, à voter Hollande. Stupeur et incompréhension chez les fans, interrogés par les médias, qui expliquent qu’au mieux ils s’abstiendraient en cas de second tour Marine/François, et que même, pas mal d’entre eux voteront Le Pen sans état d’âme. Nicolas l’idole des « ploucs », comme il fut raconté, à la peine dans les sondages, déconnecté de la vie réelle, l’est aussi de son électorat traditionnel. Ce faisant il accrédite un peu plus la thèse de l’ERPS et repasse encore une couche de publicité à la bretonne de Saint-Cloud. Décidément quand ça veut pas, ça veut pas…