La minute cynique de Pierre Duriot

Régis Ollivier, le 17 mai 2017

Le Colonel


© Fonds privé @TJL


 

Minute cynique…. alors comme ça, M. Edouard Philippe serait un personnage de la droite « modérée » ? Voilà que la communication macronienne parle de son premier Ministre comme s’il était susceptible de se radicaliser. M. Philippe aurait surtout les mains très sales, ou plutôt… radioactives, au service de la multinationale atomique Areva, impliquée dans de sombres manœuvres dans les coulisses uranifères de la Françafrique, qui ont occasionné de graves troubles dans la zone sahélienne Niger/Mali. Poussés à la misère par des opérations financières sur leurs terres ancestrales, des groupes Touaregs avaient fini par s’allier à des mouvements djihadistes. A peine assis dans le fauteuil de maire du Havre, Edouard Philippe a offert, à son ancien employeur Areva, une autorisation pour installer deux usines d’éoliennes off-shore, projet finalement abandonné en rase campagne, en septembre 2016… qui a payé ? Mystère et boule de gomme. La même opacité semble de mise avec sa déclaration de patrimoine de 2014, alpaguée par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Il s’est pris un blâme. Pas grave, l’homme ne craint rien. Il est boxeur, s’est permis de saisir Sarko par le revers de sa veste, le poing dressé, pour l’enjoindre de ravaler des insultes. C’est pas beau, de s’en prendre aux plus petits que soi. Plutôt inactif à l’Assemblée, en tant que député, avec seulement une dizaine d’interventions en cinq ans, il fut aussi un violent détracteur d’Emmanuel Macron, avant de devenir son Premier Ministre, bien sûr. Mais il donne aussi sa mesure dans un combat de toutes les occasions, contre la laïcité, fréquentant assidûment les chantiers de construction de mosquées, dans sa bonne ville, où l’association « Havre de Savoir », proche de l’UOIF, organise régulièrement des conférences, avec les chaleureux Hassan Iquioussen et les frères Ramadan. Son dernier round fut la mise au rebut de plus de huit mille rations de mousse au chocolat qui auraient contenu de la gélatine de porc. Comme chacun sait, le porc est confessionnel, chrétien. Ca tombe bien, l’homme n’a jamais caché sa volonté de vouloir « adapter » la laïcité de la loi de 1905 à ses nouveaux potes musulmans dont les épouses, très voilées, fréquentent régulièrement la célèbre plage de galets havraise. Sinon bien sûr, c’est un homme neuf et sans casserole, pas un professionnel de la politique. Il répond donc aux critères d’En-Marche et il sera bon pour le pays. On peut quand même lui reconnaître une qualité. Il a fait l’objet d’une suspension provisoire de permis de conduire après avoir été interpellé sur l’autoroute A131, à plus de 150 km/h, sur une portion d’autoroute limitée à 110 km/h : c’est un fonceur…

 


 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

2 thoughts to “La minute cynique de Pierre Duriot”

  1. Et dire qu’il va falloir encore se farcir ce genre d’individu à la tête du gouvernement français. On marche sur la tête !
    Encore un copain dont le CV n’est pas publiable !!!!

  2. Tribunaux rabbiniques en, FRANCE:

    J’espère que ce gouvernement fera appliquer la laïcité , car cela s’applique en FRANCE encore aujourd’hui .

    question ??? où sont les FEMENS

    http://fr.timesofisrael.com/apres-29-ans-et-une-tentative-dassassinat-esther-recoit-enfin-son-guet/

    Après 29 ans (et une tentative d’assassinat) Esther reçoit enfin son guet
    ‘Ce cas était devenu un symbole,’ explique Haïm Korsia. Grâce à l’application de l’article 13082, un récent jugement, condamnant le mari récalcitrant, l’a poussé à rendre le guet à sa femme, divorcée civilement depuis 1988

    PIERRE-SIMON ASSOULINE 16 mai 2017, 16:42 0

    Mardi dans les murs du Consistoire, à Paris, Esther*, ex-agouna (nom d’une femme à qui le mari refuse de donner le guet) a enfin retrouvé sa liberté après 29 ans d’attente.

    !

    Depuis 1988, Esther vivait une double-peine, explique son avocat Dan Griguer : « elle ne pouvait pas se remarier sans être considérée comme adultère par la religion juive. Mais surtout, Esther est demeurée enchaînée à un homme qui a tenté de l’assassiner. Son mari a été condamné, en 1988, par la Cour d’Assises de Lyon à 9 ans de prison.
    « La remise du guet a eu lieu aujourd’hui au Consistoire, explique l’avocat d’Esther. Le mari avait déjà donné le guet. Le Beth-Din (tribunal religieux) lui a fait signer le papier en amont. On a préféré procéder en 2 étapes. Aujourd’hui [mardi] sera officialisé l’octroi du guet. Nous avons organisé une petite cérémonie au regard de l’importance de cet événement ».

    Avec la libération d’Esther, s’achève l’un des cas les plus emblématiques du Beth-Din de Paris. « Ce cas était devenu, depuis longtemps, un symbole, » explique le Grand Rabbin de France, Haïm Korsia.

    « Cette dame a obtenu son divorce civil en 1988, confirmé en appel en 1990, après que son mari a contesté ce jugement, explique Yael Hirshhorn qui travaille au cabinet de Haïm Korsia. Depuis, Esther se bat pour obtenir son guet. « Ce divorce a été prononcé au tort exclusif du mari, qui a été condamné pour tentative d’assassinat sur son ex-femme aux Assises en juin 1989 à 9 ans de prison ferme, » ajoute la porte-parole de Korsia.

    En trente ans, le mari d’Esther n’a jamais accepté la moindre médiation initiée par les autorités rabbiniques afin de libérer sa femme. Ce dossier a ainsi atterri sur le bureau de chaque Grand Rabbin de France depuis le début des années 1990, sans qu’aucun ne puisse trouver de solution.

    Extrait du jugement ayant condamné le mari récalcitrant :

    « C’était une dame qui nous appelait régulièrement, raconte Haïm Korsia. Elle vivait une situation inadmissible. J’ai demandé à un avocat que je connais bien de prendre en main le dossier. Et il a réussi ». « L’avocat a plaidé pro bono » précise Yaël Hirshhorn, c’est-à-dire, gratuitement.

    Maître Dan Griguer, qui se dit « proche » de Haïm Korsia a été « sensibilisé à la question des femmes agounot par le GRF. Cela me semblait un combat légitime juste et urgent, » explique-t-il.

    Il décrit sa cliente comme « une femme qui n’a pas pu refaire sa vie, une dame très affectée par l’horreur de la situation : être liée à un homme qui a voulu mettre fin à ses jours. Pour elle, il s’agit presque d’une délivrance. C’est un jour nouveau, » raconte Maître Griguer.

    Extrait (II) du jugement ayant condamné le mari récalcitrant :

    Pour parvenir à ce résultat, l’avocat a plaidé une jurisprudence de l’ancien article 13082, qui donne le cadre du principe général de responsabilité. Il stipule que « tout fait quelconque de l’homme, qui cause un dommage à autrui, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer ». Il a fallu justifier que ce principe général s’applique au cas particulier du guet.

    « Le première utilisation de cet article dans le cadre d’un guet date, à ma connaissance, de 1982. Depuis, ces jurisprudences sur le fondement d’un texte de loi générale ont permis de trancher le litige ».

    Ce jugement intègre pour cela la définition du guet. Les juges précisent que rien n’est venu justifier sa non-attribution par le mari réticent. Il a donc été condamné pour « cette réticence abusive à des dommages et intérêts de 50 000 euros, » raconte l’avocat.
    Cette démarche, qui pourrait mettre fin au calvaire des agounot est pourtant « difficilement applicable, explique Yaël Hirshhorn, car il arrive que les maris récalcitrants organisent leur insolvabilité. De plus, il n’est pas agréable, ajoute-elle, de faire pression pécuniairement sur quelqu’un ».

    Une fois son mari condamné, un huissier, également bénévole, a saisi des sommes d’argent sur les comptes du mari d’Esther, jusqu’à ce que celui-ci décide de faire appel à un avocat pour contacter celui de sa femme. La pression financière ayant porté ses fruits, il annonce vouloir enfin donner le guet à sa femme. Après 29 années d’attente.

    Extrait (III) du jugement ayant condamné le mari récalcitrant:

    vouloir enfin donner le guet à sa femme. Après 29 années d’attente.

    Extrait (III) du jugement ayant condamné le mari récalcitrant:

    « Il faut donner la certitude à ses femmes agounot, explique Haïm Korsia, que ces maris récalcitrants n’ont l’assentiment de personne, qu’ils ne bénéficient d’aucune complaisance. Je crois que c’est très important que l’on partage collectivement leur souffrance. Mais on ne peut pas se substituer aux femmes, plaide-t-il. C’est à elles de décider si elles veulent intenter une action en justice ou non. Mais il faut pourtant qu’elles aillent en justice. Le cas d’aujourd’hui permet d’affirmer qu’elles peuvent gagner ».

    « Depuis 2014, date de l’élection de Haïm Korsia au poste de Grand Rabbin de France, explique Hirshhorn une quinzaine de cas difficiles ont pu être résolus. Toutes les possibilités pour éviter ces problèmes sont actuellement à l’étude, comme les accords pré-nuptiaux. Mais du fait de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat en France, ces derniers seraient difficilement applicables ». En effet, le rabbinat ne dispose d’aucun moyen de pression pour imposer le paiement d’amendes que prévoiraient le contrat de mariage religieux en cas de refus d’accorder le guet. Il revient donc au Beth-Din de gérer « au cas par cas, » selon Hirshhorn, chacune de ces situations.

    *Esther est un nom d’emprunt.

Les commentaires sont clos.