La minute cynique de Pierre Duriot

Régis Ollivier, le 07 juin 2017

Le Colonel


© Fonds privé @TJL


 

Minute cynique… avec l’énergie du désespoir, après Londres, des commentateurs médiatiques, à la mécanique bien huilée, tentent encore de nous vendre la fable des deux islams : le bon qui demande des repas de cantine halal, travaille à la promotion du voile féminin et verrouille des quartiers entiers devenus interdits à la police, aux pompiers, aux médecins, mais où il fait bon vivre ensemble avec ceux qui n’ont pas pu en partir. Et le méchant qui pose des bombes, égorge, tire à la Kalach et fonce sur les passants en camion. Si ce n’était pas si grave on pourrait en rigoler. Qui y croit encore, sachant que les brillants spécialistes emploient sempiternellement le mot « modéré » qui n’a de sens que si l’on évoque quelque chose de toxique. A-t-on déjà parlé de chrétien « modéré » ? La réalité submerge les beaux discours et même l’Arabie-Saoudite prend des distances avec son sulfureux voisin qatarien. Entre la poire et le chocolat, pardon, entre une lapidation et une décapitation, Ryad a rompu ses relations avec Doha, pas assez « modéré » avec le financement du terrorisme. On ne sait pas trop, si par là-bas, il y a un hôpital et une charité, mais ils se foutent bien l’un de l’autre quand même. Au passage, tout ce petit monde donne raison à Trump, qui finalement, a l’air de celui qui a ouvert les yeux le premier. Du côté des européens, on enjoint à tous ces « diplomates » de ne pas trop bouder le Qatar, faut pas déconner, avec tout ce qu’ils ont racheté en France, s’ils coulent sous embargo, on va avoir l’air très bête. Allons, messieurs, un effort, ce ne sont pas quelques attentats qui vont décourager les investisseurs et quelques victimes qui vont nous empêcher de regarder courir les mecs du PSG derrière un ballon. Là où c’est le plus drôle, c’est qu’au Qatar, on est sous perfusion permanente de produits occidentaux, inventés et fabriqués par les mécréants et dont ils ne peuvent désormais plus se passer. Alors que nous même pourrions nous passer de leur pétrole, il suffirait de l’acheter ailleurs que dans des pays musulmans et de pousser un peu nos énergies alternatives, ce qui est parfaitement possible. Et le Moyen-Orient redeviendrait un inoffensif désert… l’histoire se résume à évaluer combien d’entre nous pouvons nous tolérer de voir mourir pour que nos ventes de produits manufacturés puissent continuer.

 


 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

4 thoughts to “La minute cynique de Pierre Duriot”

  1. Lire à ce sujet, sur « Atlantico », l’article « Pourquoi, nous vous haïssons et vous combattons ». Il rejoint parfaitement cette « Minute », et personnellement j’ai vécu cette atmosphère d’invasion silencieuse par un islam dit modéré,(avec 2 quartiers, l’un maghrébin et l’autre turc) mais qui oeuvre dans le même esprit que les soit-disants « terroristes » qui ne sont en fait que l’expression exacerbée d’un islam du 14è siècle,politique, guerrier et conquérant d’un monde qui pour le moment accepte en se résignant. « Non vous n’aurez pas ma haine » a-t-on entendu, mais on risque un jour d’avoir une République Islamique, encore que république et islamique ne soit pas ce qu’il y a de plus compatible. Mais bien sûr il y a l’argent, moteur essentiel de la vie d’aujourd’hui qui fausse toute idée de réflexion face à ce retour d’une religion qui se place au dessus des lois qui nous régissent en occident.

  2. Nous n’avons pas besoin de leur pétrole. A Poitiers, depuis 30 ans, les bus urbains fonctionnent au gaz. Dans les années 50, mon père voyait dans Paris les camions poubelles électriques. Dans les années 70, je montait à bord des bus marseillais reliés par deux perches à deux caténaires.

    Aujourd’hui enfin, la technologie permet d’avoir des voitures électriques de 300 km d’autonomie ce qui permet aux français de couvrir largement leur déplacement domicile – travail et domicile – WE.
    L’industrie automobile a trainé les pieds je trouve car elle était prête depuis très longtemps à propos de la puissance électrique pour l’automobile familiale.
    Nous fabriquons des satellites à l’énergie électrique qui fonctionnent plusieurs années et même plusieurs dizaines d’année.
    Le ferroutage a été enterré directement par les sociétés privées d’autoroute et les fabricants de pneumatiques et on ose nous faire croire que le réseau ferré est saturé, non mais quelle audace.
    Le transport fluvial est encore plus mis aux oubliettes car très dangereux quand on pense qu’une péniche c’est l’équivalant de 100 camions semi-remorques en tonnage. Un seul moteur de péniche pour remplacer 100 moteurs de poids lourds et en plus il pourrait tourner avec du Diester ( bio carburant ).

    Il faut rester aux énergies fossiles pour que ces riches personnages dépensent leurs pétro-dollars dans nos technologies de pointe comme l’aéronautique et l’armement.

    La préservation de la planète mais tout le monde s’en fout et on ose insulter D.Trump qui décide de balayer le traité COP21, lui au moins, il n’est pas hypocrite comme tout le reste des chefs d’états. Mais comment avons nous pu croire que B.Obama pensait ce qu’il disait , lui , à la tête d’un pays qui compte en Gallon quand le reste de la planète compte en litre …

  3. Il faut appeler un chat un chat, on continue dans l’hypocrisie pourtant il semblait vaillant notre jeune président, on allait voir ce que l’on allait voir : discours musclés, apparence décontractée et positions fermes devant les plus grands chefs d’états du monde. Pour l’heure pas de décisions bien nouvelles : on continue à amputer le budget défense au mépris de ceux qui risquent leur vie pour que l’on vive bourgeoisement en liberté, et on demande de ne pas faire d’amalgame. On est reparti pour une période de doute et de désillusions, je n’ai pas voté pour les deux derniers candidats en course mais je commençais à admirer le jeune premier qui semblait donner du tonus à notre diplomatie avec des discours conformes à notre idée d’indépendance dans les secteurs internationaux et dans des objectifs de défense bien compris. Bon comme chantait le grand Jacques Brel :  » au suivant « . A moins que l’on use de pragmatisme ; on peut toujours croire au père noël sans espérer de beaux cadeaux. Mais pour l’instant on a rien vu.

  4. On me fera croire a l’Islam modéré le jour où sera reconnue l’existence entre 1933 et 1945 d’un « Nazisme modéré ».

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