La minute cynique de Pierre Duriot

Régis Ollivier, le 17 juin 2017

Le Colonel

 

 

© Fonds privé @TJL

 

 

Minute cynique… Nathalie Kosciusko-Morizet, étendue sur le sol, dans sa jupette immaculée, avec ses talons aiguilles dans le vide et la presse s’enflamme comme jamais, dénonçant des atteintes inadmissibles à la liberté de penser. Les exemples précédents, de violences sur les élus, ne manquent pas pourtant. Comme le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, blessé par un « jeune » à scooter pratiquant le rodéo. Un cyclomotoriste au profil de chance pour la France. Personne ou presque n’en a parlé. Il y eut Marine Le-Pen et Nicolas Dupont-Aignan, violemment pris à partie à Reims et exfiltrés entre des flics. Trois lignes, c’est Marine Le-Pen et son associé quand même, ils peuvent mourir non ? Une gifle à Manuel Valls, par un Breton du cru : là ça marche, on pleure à la une. Florian Philippot, protégé par la police de la violence des « antifas »… Florian Philippot, c’est un homosexuel quand même ! On s’émeut, d’habitude, pour les violences faites aux homosexuels. Oui mais là, il ne pense pas comme il faut : ça fera deux lignes laconiques. Il l’a presque cherché finalement, avec ses pensées non conformes. Collard, insulté et menacé au Zénith. Oui bon, c’est Collard et les agresseurs sont de gauche : fermez le ban. Tout cela sur fond de violences généralisées faites aux Français, dans un paysage où l’on cherche plus à dissuader les braves gens de se défendre, qu’à juguler le flot des agresseurs, dont beaucoup sont en liberté avec des casiers judiciaires longs comme des jours sans pain : ils ont souvent le bon profil, celui dont il ne faut pas parler, ça stigmatise, ou alors appartiennent à cette gauche qui a le droit de tout casser en ville, aux frais du contribuable. Il faut bien cerner l’action avant d’exhorter médiatiquement la populace à verser sa larme, ou de se lancer des chapelets de tweets indignés. Pour NKM, le vilain est un quinquagénaire de la France nauséabonde qui l’a traitée de bobo-gauchiste : il doit donc être de droite, blanc, sans doute pas homosexuel, peut-être même solvable… c’est donc une agression politiquement correcte, on peut lâcher les chiens.

 

 

2 réflexions au sujet de “La minute cynique de Pierre Duriot”

  1. Je partage bien cette analyse qui traduit parfaitement la situation actuelle des faits rapportés par une certaine presse, avec une attention particulière de développement des incidents eu égard à la pensée politique de la victime et au profil du ou des agresseurs.

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