La minute cynique de Pierre Duriot

Régis Ollivier, le 27 octobre 2017

Le Colonel

 

 

© Tosque Jean-Louis

 

 

Minute cynique… vous connaissez le « white flight » ? Peut-être pas. C’est un sujet politiquement incorrect outre-Manche, ce vol des blancs. Il ne s’agit pas de riches rosbifs qui migrent vers la Côte d’Azur selon les saisons, mais de sujets de sa gracieuse majesté soucieux de sauver leur peau. Ils quittent les quartiers londoniens envahis par cette diversité, richesse pour l’Angleterre, où les gouvernements travaillistes, ceux qui font l’apologie de l’apport culturel mais qui s’emploient à l’éviter, ont cru bon, par respect des traditions, de faire voisiner les lois séculaires de l’arrivant avec le code britannique. Un respect tel qu’au final, les lois du royaume ne s’appliquent plus que pour profiter du système social. Et on défile en pleine rue, par milliers, torses nus à se frapper en hurlant de concert, une coutume enrichissante s’il en est, qui fait le bonheur des tour-operators, avides de « tribalités ». Ils ont la conscience tranquille les Londonniens, ils ont choisi « l’espoir plutôt que la peur », selon la bonne formule du Monde. C’est vrai qu’un British blond bon teint, comme maire, c’est la peur. La capitale française a aussi son White-flight, dont on ne parle pas plus, pour les mêmes raisons. Et les parigots s’en vont rejoindre des villes moins enrichies, comme Nantes, Bordeaux, ou Rennes, qui auraient gardé un peu d’authenticité et dont ils font monter les prix de l’immobilier paraît-il. Peine perdue, l’enrichissement culturel est partout, jusqu’à Clermont-Ferrand où les conducteurs des transports publics se mettent en grève à cause des agressions répétées. Clermont-Ferrand ma pauvre dame, vous y croyez ? Et au micro de France-Info, le cégétiste du coin dénonce sans dénoncer, en faisant attention à ses mots, tentant de paraphraser sans en dire trop, la censure bien pensante règne. L’enrichissement est partout disais-je, non, j’exagère, il reste quelques villages perdus de la Creuse, de la Corrèze ou du Morvan, non ? Pas le Morvan ? Ah ben alors. Bientôt, les quelques « phobes » irréductibles qui mesurent l’étendue du malheur à la progression du nombre d’établissements religieux, où l’on prône l’infériorité de la femme, se mettront à compter les charcutiers qui ferment boutique.

http://www.pierre-duriot.com

 

 

 

4 réflexions au sujet de “La minute cynique de Pierre Duriot”

  1. J’attends ce sursaut depuis longtemps………il tarde trop, et pourtant on en a un besoin urgent. Les quartiers dits sensibles, ce qui ne veut rien dire, (sensibles à quoi, d’ailleurs ?) s’installent un peu partout, ce n’est quand même pas à nous de partir pour laisser la place ! Ce problème devrait être résolu depuis longtemps ! C’est faisable !

  2. Bien d’accord avec vous, pour certains tout est toléré !
    Ploërmel, qui est loin d’être une grande ville, est sommée de supprimer la petite croix qui surmonte la statue de Jean-Paul 2, au nom de la laïcité ! (voir Boulevard Voltaire) par contre certaines villes tolèrent des minarets ! Pas de signes religieux ??? Vannes, ville tranquille s’il en était, se voit pourvue de deux quartiers dits »sensibles » expression bizarre d’ailleurs : sensible à quoi peut-on se demander ?..
    mieux vaut éviter de s’y aventurer !!!!!

  3. Concernant ces Parisiens qui ont choisi de vivre à Bordeaux, une petite anecdote en passant : un panneau assez visible peut se lire dans le centre-ville  » Parisien RETOURNE chez TOI ». Ben voui dites donc, chez Juppé on ne risque pas de lire sur un homme sandwich : « Migrant retourne chez toi » ! surtout quand un IMAM a fait tout récemment son prêche dans une EGLISE bordelaise…Si si j’vous l’jure.

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