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La minute cynique de Pierre Duriot

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Régis Ollivier, le 07 décembre 2017

Le Colonel 3.0

 

 

© Tosque Jean-Louis

 

 

Minute cynique… le calvaire a commencé en 1998, avec ces damnés Bleus de l’équipe de France de foot. Ils ont eu la malencontreuse idée de gagner la coupe du monde et d’insuffler un élan patriotique à la nation. Les cons. La boboïtude qui hait la France a dû, suprême humiliation, se décréter fan de football, ce sport de beaufs par excellence où des types tout juste titulaires du certificat d’étude courent derrière un ballon. Certes, le ballon est parfois cousu par de petites mains d’enfants exploités, il y a bien quelques richesses de la nation qui haïssent la France dans le lot, mais finalement, l’argent du Qatar investi dans le barnum médiatico-graveleux le rend, ma foi, un peu plus fréquentable. Mais enfin, ces tribunes emplies d’alcoolos braillards, ça n’aura jamais la distinction de Roland-Garros. Ensuite il a fallu se cogner la littérature insipide de Modiano, tout ça parce qu’il a eu le Nobel de littérature et qu’il faut à la fois éviter de passer pour un ignare et montrer toute l’emphase nécessaire en pareille circonstance. D’Ormesson, on supporte, quoi que le bougre soit bien un peu à droite quand même, trop. Il fallut encore se digérer la production livresque de ce prétentieux arrogant qui eut l’outrecuidance de critiquer Macron. Heureusement, pour se pâmer, il nous est resté Cantat, l’homme violent, qui tua sa femme à coups de pognes un soir d’ivresse, c’est tellement plus glamour. Ou encore d’Ismaël Omar Mostefaï, l’un des terroristes du Bataclan, érigé en héros en Allemagne, dans un Musée des martyrs : le pied intégral pour la bien-pensance. Il subsiste tout de même quelques grands hommes d’honneur à célébrer. Mais Johnny, là, ça va être dur. Ecouter ostensiblement Gabrielle ou Quelque chose de Tennessee pendant quelques jours pour avoir l’air en phase avec le petit peuple, avec ces crétins à bananes et blousons de cuir, ou ces gras du bide tatoués reprenant en choeur les paroles du Pénitencier, c’est au-dessus de nos forces. Expliquer en public qu’on a toujours adoré Johnny, pas possible. Cette hécatombe est d’un grotesque. Vivement le printemps, qu’on puisse à nouveau se retrouver, entre nous, devant un Vagin de la Reine à Versailles ou un Plug anal géant, place des Vosges, devant cet art ultime que les manants ne comprendront jamais, déjà que nous, on fait semblant. Comment, à l’enterrement d’Hallyday, il y aura Emmanuel et Brigitte ? Bon ben alors on y va, hein…

http://www.pierre-duriot.com

 

 

 

About the author / 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l’Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST – Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales – INALCO Paris. Ex-DGSE.

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