La minute cynique de Pierre Duriot

Régis Ollivier

Le 19 décembre 2017

Le Colonel 3.0

 

 

© Tosque Jean-Louis

 

Minute cynique… ça y est, Macron se prépare à en remettre une couche, oui, les routes sont en mauvais état, il n’y a plus d’argent, il va falloir créer une nouvelle taxe. Mais comment, la France est déjà le second pays industrialisé le plus imposé au monde et il n’y a pas d’argent pour réparer les nids de poules ? Mon pauvre ami, il n’y a pas non plus de sous pour la Police, la Justice, l’Armée. Il n’y en a que pour les migrants, on ne va quand même pas se vautrer avec les vilains partisans du repli sur soi, explique-t-il en déambulant benoîtement avec son copain Delahousse, dans la maison des présidents. J’oubliais, il y en a aussi pour payer le métro d’Abidjan. Il va donc falloir restyler la vignette ou augmenter encore la taxe sur les carburants qui constitue déjà 60 % du prix à la pompe. Il s’en fout Hulot, il a neuf véhicules à moteur et ne se sert que de son scooter électrique, qu’il dit. A part ça, entre deux enjambées entre pingouins en costards cravates, Macron veut aussi faire rayonner les grandes idées démocratiques et droitdelhommistes de la France, d’autres diraient, l’arrogance française. Rassurons nous, la France exporte en la matière, la preuve, Valls est allé donner des leçons de déontologie en Espagne. Après s’être pris une branlée présidentielle dans son pays d’adoption, il se souvient qu’il est aussi espagnol, on ne sait jamais, président ici ou là, c’est président quand même. Il est sûr de lui Macron, taxes, règlements divers, prélèvements en tous genres, ça va passer. Il va régler aussi la politique internationale et imposer les conditions de la France en Syrie. Il a quand même été élu par les français à trente-neuf ans, sans passé en sans parti politique, c’est un signe ça non ? Delahousse, dis lui qu’il n’a été élu que par défaut et par à peine un cinquième des votants. Il ne dit rien Delahousse, il est là pour cirer les pompes qu’on vous dit. Il lui parle du sapin de Noël dans la cour, il est gentil. Sur une autre chaîne, un journaliste demande à un vrai spécialiste si la France a vraiment son mot à dire en Syrie. La réponse est claire : non. Ce sera comme à Yalta, la France n’a pas la carrure et ne s’est pas donnée les moyens, d’ailleurs elle ne les a pas. Pas grave, pour faire illusion, le président fait une annonce. Les portraits des anciens présidents français vont quitter les couloirs de l’Elysée et descendre en exposition à la cave. Ben oui quoi, passer son temps à faire de la communication de petits bras et croiser tous les jours le portrait de De-Gaulle, ça doit foutre des complexes.

http://www.pierre-duriot.com

 

 

1 réflexion au sujet de « La minute cynique de Pierre Duriot »

Les commentaires sont fermés.

error: Content is protected !!
%d blogueurs aiment cette page :