La « minute cynique » de Pierre Duriot

15 novembre 2016 Non Par Régis Ollivier

Régis Ollivier, le 15 novembre 2016

Le Colonel


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Minute cynique… dans nos rues depuis la Libération, figurent des plaques en l’honneur de nos résistants « Fusillés par les Allemands », selon l’expression consacrée. Les plaques d’hommage aux victimes des attentats de Paris ne portent aucune mention du bourreau. On ne sait pas à la fin, de quoi sont morts nos compatriotes. Soit on fait confiance aux générations futures pour déboulonner rapidement les plaques honteuses, ou pour effectuer des recherches historiques pour de plus amples informations, soit on noie l’islam, on l’excuse, on l’absout, pour ne pas se souvenir que l’on a tué en son nom. A l’entrée, des vigiles efficaces ont soigneusement filtré, non pas les éventuels radicalisés désireux de fêter l’anniversaire avec un nouvel artifice, mais les dangereux réalistes du groupe Eagles-of-Death-Metal, trop prompts à rappeler la réalité de l’événement qu’ils avaient eux-mêmes vécu. Le temple musical est devenu, par la grâce du commerce mondialisé, propriété du groupe Lagardère, dont l’actionnaire principal est le très radical et charmant petit Qatar. Sur ce, le consensuel Sting a entonné, sans que cela n’étonne outre mesure, son nouveau titre : Inch-Allah. Et le parterre de bobos gauchistes emmené par la non moins consensuelle ministre de la culture, celle qui trouve qu’il y a trop de blancs à la télévision française, a applaudi comme un seul homme. Pendant le recueillement, la promotion de l’islam continue. La religion de paix et d’amour a obtenu en cette commémoration l’impunité mémorielle pour chaque meurtre de mécréant.