La minute cynique de Pierre Duriot

Régis Ollivier

Le 04 mars 2018

Le Colonel 3.0

 

 

© Tosque Jean-Louis

 

Minute cynique… avec une comptabilité alambiquée, l’Etat enseignant a liquidé les zones de difficulté scolaire à la campagne, là où on vote à droite ou au Front-National. Dans la cambrousse, il n’y a plus de carence en matière de tissu social, de maillage économique, circulez, il n’y plus rien à voir. Et hop, les petits CP seront vingt à trente par classe et ils se démerderont avec leurs maîtres raréfiés, leurs municipalités sous-équipées et leurs petits retraités maintenant aux abois. Il faut de l’argent pour les zones multiculturelles, déjà outrageusement subventionnées, pétries de lignes de bus et de trams, de trains de banlieues et d’équipements sportifs, culturels et sociaux. Enfin, ceux qui fonctionnent à peu près, tant qu’ils ne sont pas saccagés, brûlés, ou que le personnel arrive à y survivre. Bref, les petits CP de ces zones là seront dédoublés, à douze élèves par classe. On pourrait avoir l’impression que c’est une bonne chose finalement et que l’école est une partie de la solution, puisqu’elle acculture, donne des codes de communication et de comportement à des gens dont la volonté réelle de vivre avec nous interroge parfois. Mais elle est aussi une partie du problème, cette école, avec ces profs gauchistes et cette administration bien pensante, toujours plus préoccupés de respect de la culture, habités du souci de ne pas heurter les sensibilités extérieures, d’intégrer des us et coutumes exotiques, même délétères pour nos sociétés occidentales. On oublie une seule chose que l’on connaît pourtant depuis un bail, avec Claude Bernard, qui expliquait qu’on ne peut pas guérir un patient malgré lui. On ne peut pas non plus enseigner malgré l’enfant et ses parents et la première des conditions, pour apprendre, est d’en avoir envie. Envie de la culture, de l’histoire et des règles des kouffars ? Vous n’y pensez pas ma brave dame. On ne veut, très fréquemment, trop fréquemment, pas de cette culture là, on veut y substituer celle des élèves et de leurs parents, devenus tellement majoritaires en certains endroits que l’école n’a plus d’école que le nom. Remarquez qu’à douze par classe, si les résultats restent calamiteux, les excuses seront encore plus difficiles à trouver. On fera pour cela confiance à la légendaire mauvaise foi des adeptes du vivre ensemble. L’essentiel est de faire semblant d’y croire…

http://www.pierre-duriot.com/

 

 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

One thought to “La minute cynique de Pierre Duriot”

  1. Thèse de 3e cycle de Zahia Zeroulou – 1972 :  » La réussite des élèves est le projet des parents. Cas des familles algériennes  » .
    Sauf s’il en n’ont rien à f… , évidemment. Et qu’ils sont là pour l’argent que l’ Etat déverse généreusement et de façon irresponsable. Surtout à travers les allocations familiales : véritable incitation à traverser la Méditerranée, pour se reproduire comme des lapins.

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