La minute cynique de Pierre Duriot

Régis Ollivier

Le 23 avril 2018

Le Colonel 3.0

 

 

© Pierre Duriot

 

 

Minute cynique… ça y est, on ne peut plus compter sur les « intellectuels » pour pratiquer correctement le déni de réalité. Plus de deux cent cinquante personnalités, hommes et femmes, ont signé un manifeste « contre le nouvel antisémitisme » en France, marqué par la « radicalisation islamiste » et pratiquant rien moins qu’une « épuration ethnique à bas bruit » dans « certains quartiers », sans les citer toutefois. Selon eux, il faut agir avant « que la France ne soit plus la France ». Pas moins de onze Juifs viennent d’être assassinés par des islamistes radicaux, ce qui fait de nos concitoyens à kippa les personnes les plus visées par des agressions en Ile-de-France. Et encore, parce que certains ont pris la peine de se mettre à l’abri en déménageant. La faute à l’appréhension du problème par le gouvernement qui ne verrait dans « la radicalisation islamiste » que l’expression d’une « révolte sociale », ben voyons. Il subsiste le « vieil antisémitisme de l’extrême droite », il faut bien le dire, pour amortir un peu le premier couplet, qui invalide quarante ans de mensonges. Il reste aussi, celui d’une partie de la gauche radicale, suivez mon regard, qui légitime son combat en transformant les bourreaux musulmans des juifs en victimes de la société. « La bassesse électorale calcule que le vote musulman est dix fois supérieur au vote juif », accusent les signataires et ils demandent « que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants » soient supprimés, ce qui voudrait dire, de facto, qu’ils existent et donc que Castaner, parlant de paix et d’amour, a dit une connerie, ce qui ne ferait jamais qu’une de plus. Roger Cukierman en 2002, avait dit sobrement que « 95 % des incidents visant la communauté juive étaient perpétrés par des individus de la communauté musulmane », il n’a jamais fallu que seize ans pour accoucher d’une vision pas trop floue de la réalité. Encore seize ans et on osera parler, à propos des mêmes, d’homophobie et de sexisme. On apprendra enfin pourquoi certains chauffeurs de la RATP refusent de prendre le volant d’un bus conduit précédemment par une femme, ou encore pourquoi des ped…, des taf…, des lop… enfin, des garçons sensibles, se font tabasser sans sommation dans « certains » quartiers. Dans cette affaire, il fallait bien commencer par quelque chose et bien, commençons par les juifs, en prenant bien soin de parler d’islamisme et pas d’islam, sachant qu’il y aura encore d’autres tribunes à écrire et à signer, dans la même veine. Du coup, on pourrait peut-être aussi s’autoriser à parler d’extrême-droitisme… histoire de ne pas faire d’amalgame entre le « vieil » antisémitisme et celui qui n’existe quasiment plus.

http://www.pierre-duriot.com

 

 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

2 thoughts to “La minute cynique de Pierre Duriot”

  1. République Française LAÏQUE, ou laïcité française à dérogation communautariste ???

    Ou embauche sélective en fonction de la religion.???

    Ou est donc la LICRA ; SOS RACISME ; et autres bonnes âmes , quand pense le gouvernement ???

    http://www.actuj.com/2018-04/communaute/6635-une-autre-approche-de-la-question-religieuse-au-travail

    Une autre approche de la question religieuse au travail
    Crédit OVED
    Les demandeurs d’emploi cherchant un travail compatible avec la pratique religieuse et les salariés rencontrant des difficultés pour aménager leurs horaires sollicitent souvent OVED, anciennement Bureau du Chabbat pour être accompagnés.

    Dans les années soixante, la communauté juive, avec la création du Bureau du Chabbat, aujourd’hui OVED, apportait une solution aux Juifs pratiquants qui cherchaient un emploi compatible avec le chabbat et les fêtes.

    A l’époque, le fait religieux n’était pas encore un sujet et le marché du travail ne connaissait pas la crise. Ce réseau de solidarité animé par des bénévoles (Robert Sommer, Micheline Trêves, Claire Schwob, etc) avait également été fort utile pour l’intégration des Juifs rapatriés d’Afrique du Nord.

    Jamais dans son histoire, ce bureau de l’emploi communautaire – seul bureau de ce type dans le monde juif européen – n’a revendiqué autre chose qu’affirmer la valeur « travail » dans le judaïsme et jouer son rôle dans la société nationale en plaçant des milliers de candidats sur le marché du travail.

    Encore aujourd’hui, OVED reste un lieu privilégié d’écoute et de conseils pour les personnes qui cherchent un emploi compatible avec leur pratique religieuse. « Plus de la moitié de ceux qui font appel à nous veulent réussir cet objectif », confirme Céline Oualid, sa directrice, également directrice des Ressources Humaines de la Fondation Casip-Cojasor qui en assure la gestion depuis 1982. Mais pour elle, cette question, qui est un sujet, « ne doit pas être le premier.
    Si la question de savoir si on aura son vendredi et ses jours de fête est évoquée d’emblée en entretien avec son futur employeur, cela ne fera pas de vous le candidat le plus séduisant », assure-t-elle. « Cela ne veut pas dire que la question ne doit pas être abordée : elle le sera le moment venu, après qu’on s’est d’abord distingué au cours de l’entretien d’embauche comme un bon candidat pour l’entreprise ».

    OVED, un lieu de conseils

    Cet accompagnement spécialisé des candidats et des salariés est un des « privilèges d’OVED » dans la mesure où il leur donne des clés, voire même des éléments de langage, pour conduire les négociations sur cette question qui reste sensible. « C’est difficile d’aborder le sujet religieux en entreprise, qui doit être un lieu de neutralité », reconnaît Céline Oualid. Et puisqu’il est question d’approche, la responsable recadre aussi le sujet. « Quand une personne cherche un emploi, elle cherche un emploi compatible avec un ensemble de critères : des exigences professionnelles mais aussi des contraintes logistiques et organisationnelles. La pratique religieuse fait partie des contraintes organisationnelles mais elle ne doit pas être une revendication à part. On le sait que ce qui pose problème avec le fait religieux en entreprise, c’est lorsqu’il est pour un salarié de l’ordre de la revendication ».

    Il existe par ailleurs, ajoute-t-elle, « un cadre légal en France qui nous permet d’aborder le sujet sans en faire un sujet. Les employeurs ont l’obligation légale de favoriser la bonne articulation entre la vie personnelle et la vie professionnelle, depuis les accords sur l’égalité professionnelle hommes/femmes. On peut considérer que la vie religieuse est un élément de la vie personnelle et que ce sujet s’inscrit dans l’articulation entre la vie personnelle et la vie professionnelle ».

  2. bonjour

    diviser pour mieux régner, cela pourrait etre encore une maxime qu une élite utile et bien non, calomniez manipulez il en restera toujours quelque chose, la remplace – pour moi je n ecoute plus la radio, la télé, ni ne lis la presse , on sait qui détient tous les médias donc cette maxime s applique dorénavant a ce qui était auparavant la France – sortez donc de votre torpeur peuple de france réagissez la france est pillée violée dans ses valeurs ancestrales, par ces deux communautés qui veulent nous envoyer dans un conflit civilisationnel

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