La minute cynique de Pierre Duriot

Régis Ollivier

Le 02 mai 2018

Le Colonel 3.0

 

 

© Pierre Duriot

 

Minute cynique… Nice la perle de la Côte-d’Azur, cinquième ville de France, dirigée de main d’expert en poignée d’accélérateur, le moto-didacte et inénarrable Christian Estrosi, à califourchon sur les sondages et nez dans les compteurs de popularité. Rien ne saurait le faire dévier de sa trajectoire, pas même un attentat islamique au camion sur la Promenade des Anglais, ni des rues entièrement halal, où se pratique une impensable ségrégation à l’embauche qui bannit pêle-mêle, blancs, Juifs, femmes et homosexuels. Nice et sa serveuse violentée parce qu’elle trimballait des verres d’alcool en plein ramadan. Et dernièrement, des tirs en pleine rue, sur un brave automobiliste de passage, par deux racailles d’origine exotique et un coup de feu tiré en l’air avec un pistolet d’alarme. La presse compatissante a titré sur une dispute entre deux couples. Il s’agissait en réalité d’une bande d’hommes, vraisemblablement des migrants d’Europe de l’Est, qui auraient usé d’un langage peu amène à l’encontre d’une dame se promenant en famille. La belle, sans doute fort appétissante aux yeux de ces sauvages fraîchement débarqués, soucieuse de sa sécurité, aurait alors sorti un pistolet d’alarme avant de tenter de se mettre à l’abri. Finalement son mari aurait tiré, mais en l’air. Vraiment cette dame, que faisait-elle sans son voile intégral, à se promener dans des quartiers dont on sait fort bien qu’ils n’obéissent plus que très moyennement aux standards français ? Elle provoquait, à n’en point douter. Elle aurait dû comprendre l’effet qu’elle produisait sur ces pauvres gens frustrés, venus en France sans leurs épouses. Elle leur aurait dispensé chacun, séance tenante, avec l’assentiment de son mari, une petite pipe qui les aurait vidés de leur agressivité et l’affaire se serait soldée sans le moindre coup de feu. Les gens ne sont pas accueillants quand même, voire légèrement racistes sur les bords. Finalement, sans rire, la police a appréhendé les fauteurs de trouble. Les cinq migrants ? Non ma brave dame, vous n’y pensez pas, des invités de la nation. Elle a arrêté les français xénophobes qui ont osé se défendre. Estrosi a même qualifié le mari d’ «agresseur », sur France-Info, la radio de son maître. Sur ce Marine Le Pen est arrivée à Nice, avec ses alliés européens d’extrême droite, comme le parti belge flamand Vlaams Belang, la Ligue italienne ou encore le FPÖ autrichien, mais rassurez vous, uniquement pour le 1er mai et la fête de Jeanne d’Arc. Vous imaginez la mairie de Nice aux mains du Front-National ? Ce serait un vrai coupe-gorge…

http://www.pierre-duriot.com/

 

 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.