La minute cynique de Pierre Duriot

  1. Publié par Régis Ollivier

Le 26 mai 2018

Le Colonel 3.0

 

 

© Pierre Duriot

 

 

Minute cynique… ces cons d’Italiens ont mal voté et Bruxelles qui se frottait les mains à l’idée de voir les Cinq étoiles et la droite, dans l’impossibilité d’arriver à un accord, commence à déchanter. Non seulement, ces deux frères que l’on croyait ennemis se sont accordés, mais en plus, un nom est sorti du chapeau, un inconnu certes, mais pas tout à fait un homme de paille. Et, ultime humiliation pour les technocrates, un sondage donne ces cons d’Italiens, encore, plutôt enclins à laisser ce Conte tenter le coup et favorables un à jugement sur pièce au lieu du lynchage de principe qu’espérait l’Europe, au prétexte d’une pensée pas suffisamment orthodoxe. D’autant que dans le futur gouvernement, il pourrait y avoir des eurosceptiques et même d’autres gens de droite. Pensez-donc. Non, la clé du mécontentement, ce sont ces chances pour l’Europe, débarquées en Italie de manière encore plus massive qu’en France ou en Allemagne, dans cette péninsule déjà lourdement frappée par le chômage local et la paupérisation de tranches entières de la société italienne. Dans ce contexte, les images de razzias d’hommes franchement louches et franchement basanés dans les centres villes du sud, dans des cités historiques même, avec agressions gratuites, casses généralisées et intimidation des populations autochtones, ça fait pencher assez fort, du côté obscur, la balance électorale. Ces cons d’Italiens, je me répète, ne voient pas en quoi ces gens seraient de braves types à l’égard de qui il y aurait une forme d’urgence humanitaire. Mais enfin, puisque les gens de Bruxelles vous disent que c’est une chance, il faut les croire. En haut lieu du coup, on ne se cache même pas d’expliquer qu’on va tout faire pour empêcher ce Conte de mener à bien tout projet social qui ne serait pas conforme à la doctrine centrale. Et du même coup, on accrédite totalement la thèse d’une dictature aux allures de démocratie, ce que tout le monde commence à bien sentir. Résumons nous : l’Autriche, la Hongrie, la Pologne, l’Italie, ne veulent plus de cette Europe là, ça commence à faire beaucoup, mais il faudrait un poids lourd pour vraiment faire baliser Juncker. Mercredi, dans un train vers Dijon deux hommes ont reproché une tenue vestimentaire trop légère à une jeune femme. Deux Afghans demandeurs d’asile. Ils l’ont insultée et molestée, avant d’être interpellés… le genre de truc qui arrive désormais tous les jours dans l’hexagone et qui à la longue, pourrait inciter les Français à voter aussi mal que ces cons d’Italiens.

http://www.pierre-duriot.com

 

 

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