La « minute cynique » de Pierre Duriot

Régis Ollivier, le 17 décembre 2016

Le Colonel


 

 

 

Minute cynique… Marseille, où l’argent du contribuable sert éternellement à payer la casse. Le constat de l’adjoint aux affaires scolaires est accablant. Un bon tiers des écoles, essentiellement situé dans les quartiers « populaires », souffre de vandalisme à répétition. Bris de vitres, vols d’ordinateurs, tags et dévastations ordinaires, ponctuent l’enseignement, parfois plusieurs fois par an. Et même, explique doctement un journaliste, les malfrats prennent le temps de déféquer à même le sol, c’est dire s’ils craignent les forces de l’ordre et leurs examens génétiques. Un peu comme les prédateurs animaux qui marquent leur territoire de leurs excréments, ou comme ceux qui chient symboliquement sur la culture française que véhicule, ou que véhiculait l’école, on ne sait plus très bien. On sent une certaine lassitude chez les parents d’élèves interrogés et chez les élèves eux-mêmes aussi. Et encore, quand on parle de vandalisme scolaire, on ne parle pas des agressions qui se terminent régulièrement par la mort d’un jeune. Pour ceux qui pensent que les quartiers « populaires » sont synonymes de richesses, il faudra beaucoup de discours et de salive, par de gentils donneurs de leçons, toujours domiciliés bien au chaud en centre ville historique. Pour ceux qui pensent le contraire, pas besoin de discours, la réalité leur donne raison tous les jours.

 


Photo : francetv-info

 

 


 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.