La « minute cynique » de Pierre Duriot

Régis Ollivier, le 07 mars 2017

Le Colonel


© Fonds privé @TJL


Minute cynique… les grandes manœuvres automobiles ont eu lieu avec Peugot-Citroën rachetant Opel. C’est beau la mondialisation et pour une fois qu’un français se paye un américain plus ou moins Allemand, il y a de quoi pousser des cocoricos. Moi-Président s’en félicite, comme s’il y était pour quelque chose. Nos gouvernants, qui ont tout fait pour se déposséder de ce pouvoir, regardent les grandes banques et les grandes entreprises faire leurs salades entre eux sans n’y pouvoir rien dire, qu’il y ait des charrettes de licenciements ou non. Ils se retrouvent systématiquement en position de spectateurs passifs, applaudissant aux bons coups, en expliquant que la mondialisation c’est super, se dédouanant des familles laissées sur le carreau quand c’est un mauvais coup. Ma pauvre dame c’est la mondialisation, on n’y peut rien. Dans le même temps, les mêmes élus se félicitent, ils se félicitent toujours à tour de bras, de leurs collègues qui redonnent une vie économique à leurs bleds de campagne. Celui-ci qui a racheté un bar communal, l’autre qui a monté une épicerie de canton, assuré le maintien d’un ravitaillement en essence en achetant une pompe communale, le troisième qui a bâti des logements sociaux dont la commune est le bailleur… c’est beau les convictions économiques, quand les grands idéologues se congratulent à la fois des turpitudes des actionnaires et de la réinvention des nationalisations dans les campagnes. Alors messieurs, la bonne voie économique, ce sont les banquiers qui permettent des rachats gigantesques dont la maîtrise vous échappe, ou vos potes de la campagne qui nationalisent des petites entreprises pour ne pas mourir ? Alors, à la télévision, on tape sur Trump qui veut relocaliser ses usines, on cogne sur les multinationales qui mettent les salariés à la rue, on explique savamment qu’il faut lever les frontières et mondialiser l’économie et on s’en va serrer les pognes des petits maires qui pratiquent, à la Staline, l’économie d’état dans leurs communes. La recherche des bulletins de vote vaut bien quelques grands écarts avec des vestes et pantalons maintes fois retournés, non ?

 


 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

4 thoughts to “La « minute cynique » de Pierre Duriot”

  1. Et dans moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, le PDG de Peugeot viendra effectivement réclamer un plan de sauvegarde de l’emplois pour une de ses usines située … en France.
    Faudra bien choisir, de quel coté on licencie. D’autant que les petites voitures, non seulement, il y en a trop, mais ensuite, c’est pas ce que l’on voit sur les routes et autoroutes ou les parkings de supermarchés. Ce serait plus du genre 4×4 ou crossover. La frime avant tout. D’autant que les possesseurs ne paient sans doute pas l’IRPP.
    Alors, selon les journaux, au lieu de mettre 1,7 à 2,3 milliards d’€ sur la table, il me semble qu’il eut mieux valu construire un filière de « transformation » des véhicules à moteurs thermiques de Peugeot en véhicule électrique. Je sais, c’est un rêve de petit « électricien-électronicien-automaticien » mais si personne ne fait cette transformation technologique, alors, attendons nous à voir débarquer, des voitures chinoises ou indiennes électrifiées et pas chères sur nos routes de campagne. Sachant que le pèquenot moyen ne fait que 30 km / jour en moyenne. Et après cela on pourra nous dire qu’on a manqué de vision technologique.
    Sans compter que cela aurait permis de créer chez nous des millions d’emplois industriels et commerciaux et de services. Mais, peut être que le PDG de Peugeot a les même objectifs que l’ancien PDG d’Asthom, à savoir « vendre » au maximum à la Bourse ses stock-options acquises gratuitement lors de son arrivée à la tête du fleuron ferroviaire national. On sait ce qu’il est advenu de ce champion français du TGV&Cie. Et l’ex PDG et son staff sont partis avec leurs pactoles . Laissant le nouveau PDG et son staff, quémandé une aide financière de l’État stratège socialiste qui nous veut que du bien.

  2. Les Maires des petites communes ayant délégués la quasi totalité de leurs pouvoirs aux Présidents des communautés de communes, il faut bien qu’ils « jouent à la marchande », qui boulanger, qui bistrotiers.
    Les communautés de communes sont aux communes ce qu’est l’Union européenne aux Nations, des non élus au suffrage universel qui détiennent tous les pouvoirs.

  3. Boff. Opel, canard boiteux…
    GM se débarrasse d’une affaire qui patauge depuis pas mal de temps, qui fait beaucoup de voitures mais pas de bénefs. On sait que les « petites » voitures ne rapportent pas grand chose. Et donc, avec les petites de PSA… Y’a trop de PETITES. Il va falloir dégraisser qq part.
    Finalement, elle pas bête la « petite » PDG de GM ! Vu comment elle s’en est tirée avec l’affaire des clés de contacts ?
    $900 millions d’amende seulement !!!

  4. C’est bien la vérité sur la mondialisation et sur la vie économique. Les dirigeants n’ont plus aucun pouvoir sur l’économie mais ils manifestent leur satisfaction dans les médias comme s’ils étaient responsables des bonnes nouvelles !. Leurs seules décisions désormais portent sur l’augmentation des taxes, des impôts et sur les réglementations diverses.

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