La minute cynique de Pierre Duriot

Régis Ollivier, le 29 avril 2017

Le Colonel


© Fonds privés @TJL


 

Minute cynique… il ne manquait plus que ça ! Les lycéens des beaux quartiers sont dans les rues aux cris de « Ni Marine ni Macron, ni patrie ni patron, ni dieu ni maître ». A défaut d’avoir des maîtres, ils ont des parents qui les nourrissent, pour la plupart largement et une encore ministre plutôt cool qui a passé consigne de leur filer le bac en glandant, au nom de l’égalité des chances, histoire de faire croire à la terre entière que le lycéen de Trappes est aussi doué que celui d’Henri IV. Cela leur laisse le temps de brailler sur les avenues chics tout en se défendant d’être manipulés, bien sûr. Sous prétexte qu’il existe de vieux cons, comme le rédacteur du présent article, la jeunesse donne forcément la science infuse et l’expérience d’une vie n’apporte rien de particulier aux plus anciens. Comment pourrait-il en être autrement de ces jeunes blancs becs qui furent des enfants devant lesquels on s’est esbaudi à la moindre parole, au moindre trait de crayon ? Qui ont fait marcher leurs parents sur la tête en multipliant ordres et caprices dès qu’ils ont su parler. A qui on a toujours tout cédé et tout passé, en famille comme à l’école, aux prétextes de ne pas brimer leur développement psycho-affectif et d’avoir la paix, tout simplement, parce que s’occuper de mioches insupportables après une journée de boulot, c’est très fatigant. Bref, ils ont une vision de la démocratie qui consiste à vouloir imposer leurs désirs aux adultes qui furent assez bêtes pour les laisser se bercer de cette illusion. Ils se trouvent ainsi, pour beaucoup, dès l’âge des premiers boutons d’acné, légitimes pour donner des leçons de politique à leurs parents, voire leurs grands parents. Ils ne veulent pas du résultat des urnes, sans rire, ces chers petits ? Mais lequel d’entre eux va décider de l’affiche du second tour ? Moi, moi, non moi, je suis le roi du moooonde. Heureusement, non seulement ils auront le bac quand même, mais avec leur veine habituelle, ils ont dans leurs cortèges, des antifas, des maoïstes et des anarchistes, qui comme chacun sait, ont le droit de tout casser, puisqu’ils sont de gauche. Alors pour les dégâts, la sempiternelle excuse des gosses de bobos est toute trouvée : C’est pas moi m’sieur, c’est les antifas.

 


 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

6 thoughts to “La minute cynique de Pierre Duriot”

  1. Tout cela pour le pognon. Les pognons qu’on allègrement dépensés la droite et la gauche.
    Pognons dont ils ont tous dit qu’ils allaient tenir leurs engagements du déficit public de 3% auprès de la chancelière allemande et de la CE.
    D’ou la rencontre de l’avatar de Hollande, pour présenter une énième promesse de tenue des comptes publics dans la fourchette des 3% avec la chefe allemande.
    Et pour pas que madame Marine Le Pen « découvre » toutes les raisons qui ont permis , à la droite et à la gauche d’endetter depuis 40 ans la nation, à chaque mandature de leurs présidents respectifs, on a assisté à la soumission immédiate de tous les LR et PS et de tous les syndicats de travailleurs salariés. Bien sûr, les médias télévisuels et journaux papiers étaient déjà réquisitionnés pour faire l’enfumage des électeurs. Mais cela ne suffit pas. Alors, on lance dans la rue de jeunes friqués qui se font passer pour des anars. Comme quoi, toutes les combines se rejoignent pou éviter à « MoiJe » de se prendre une Bérézina présidentielle. Que Macron gagne, et nous serons tous appauvris, mais les jeunes anars ne le savent pas. Que madame Le Pen gagne et nous seront tous, les payeurs de l’IRPP seulement, dans 2 ans, à la sortie de l’Euro, les bénéficiaires de 32 000€ de dettes à ne pas payer à l’ennemi de monsieur Hollande nommé, lors du discourt du Bourget le 22 janvier 2012.
    Alors, quand monsieur Macron aura gagné, alors leurs cris de « Ni Marine ni Macron, ni patrie ni patron, ni dieu ni maître » se changera en « Papa, maman, pourquoi il y a tant de réfugiés dans notre quartier parisien?. » ou bien « Papa, maman, pourquoi vous avez vendu l’appart à St Tropez a des retraités allemands? ». Mais on peut aussi imaginer le cri du coeur du jeune lycéen friqué « Papa, maman, c’est quand qu’on part aux USA? ». Même Trump ne voudra pas de tous ces français quittant leur pays, puisque « Paris, n’est plus Paris ». Et Internet se souviendra d’eux, car ils auront oublié d’ajouter « ni savoir, ni pognon ».

  2. Finalement rien n’a beaucoup changé depuis 1968! C’était déjà les mêmes slogans,(avec d’autres noms bien sûr!) qu’on a entretenu depuis cette date. Et comme le laisser-aller va continuer, on aura encore les lycéens dans la rue tous les 4 matins, et on s’étonnera ensuite que le niveau des connaissances n’est plus là, à part celui d’une caste soigneusement entretenue pour régner sur la « racaille » et les « sans-dents ».

  3. Ni dieu Ni maître…Nous avons déjà entendu cela en 68……Voudrait-on nous refaire le coup de la chienlit ? Je voterai pour la personne semblant, je dis bien semblant la plus capable de remettre un peu d’ordre dans ce pays. Bien que qui que ce soit qui sera élu, si il ou elle, n’a pas une majorité confortable aux deux assemblées, comme dirait l’autre : » C’est pas gagné » !

  4. Que peuvent-ils faire , lorsqu’ils voient leurs parents agir ainsi

    L’OPPORTUNISTE ( chanson de ACQUES DUTRONC)

    Je suis pour le communisme
    Je suis pour le socialisme
    Et pour le capitalisme
    Parce que je suis opportuniste

    Il y en a qui conteste
    Qui revendique et qui proteste
    Moi je ne fais qu’un seul geste
    Je retourne ma veste
    Je retourne ma veste
    Toujours du bon côté

    Je n’ai pas peur des profiteurs
    Ni même des agitateurs
    Je fais confiance aux électeurs
    Et j’en profite pour faire mon beurre

    Il y en a qui conteste
    Qui revendique et qui proteste
    Moi je ne fais qu’un seul geste
    Je retourne ma veste
    Je retourne ma veste
    Toujours du bon côté

    Je suis de tous les partis
    Je suis de toutes les patries
    Je suis de toutes les coteries
    Je suis le roi des convertis

    Il y en a qui conteste
    Qui revendique et qui proteste
    Moi je ne fais qu’un seul geste
    Je retourne ma veste
    Je retourne ma veste
    Toujours du bon côté

    Je crie vive la révolution !
    Je crie vive les institutions
    Je crie vive les manifestations
    Je crie vive la collaboration !

    Non jamais je ne conteste
    Ni revendique ni ne proteste
    Je ne sais faire qu’un seul geste
    Celui de retourner ma veste
    De retourner ma veste
    Toujours du bon côté

    Je l’ai tellement retournée
    Qu’elle craque de tous côtés
    A la prochaine révolution
    Je retourne mon pantalon

  5. Macron, lui, n’a pas choisi cette voie-là, tenter de « tout casser » à l’adolescence.
    A cette époque il a été pris en main par les vieux et les vieilles qui le guident encore aujourd’hui.
    Du coup sa crise il va nous la faire incessamment sous peu : une casse à grande échelle : rien moins que la France.

  6. Et en plus il ne faut pas s’attendre à une reprise en main sérieuse de l’ordre public a un gouvernement aux abonnés absents sauf pour donner son avis sur le choix du second tour ; on connait bien entendu l’incompétence des français pour désigner l’homme ou la femme de la providence. Il est temps que la chienlit cesse et que l’on reprenne le chemin du bon sens forcé même si certains y laissent des plumes.

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