La présence croissante de musulmans au sein de l’armée suscite l’inquiétude

Par Christopher Lannes, le 18 février 2016

Le Bréviaire des Patriotes

 

Il est très probable que cette problématique soit actuellement étudiée au plus haut niveau de la hiérarchie militaire. Ceci n’est pas nouveau mais son acuité est d’autant plus forte que les faits attestent désormais que la menace est omniprésente. En tous temps, tous lieux et toutes circonstances. //RO

Selon un récent article du Canard Enchaîné, cité par Le Salon Beige, la présence croissante de soldats de confession musulmane au sein de l’armée française serait un véritable sujet d’inquiétude au sein des états-majors.

D’après une source militaire citée dans l’encadré, « les chefs de corps ont reçu une note pour leur demander de veiller au grain et d’indiquer tout signe de radicalisation ». Aussi, quelques recrues auraient d’ores et déjà été mises à l’écart. Outre le risque qu’un militaire engagé dans l’opération Sentinelle (protection du territoire national) ne retourne son arme contre la foule ou ses camarades, l’inquiétude plane également sur les anciens soldats, qui pourraient, une fois retournés à la vie civile, se radicaliser et rejoindre les rangs de l’État islamique. « Un phénomène non mesurable mais qui pourrait avoir déjà touché plusieurs dizaines d’ex-militaires aguerris », précise le Canard.

6a00d83451619c69e201b7c8171772970b

Si l’on en croit une enquête menée par Christophe Bertossi, de l’Institut français des relations internationales (IFRI), les effectifs de l’Armée française comptent entre 10 et 20 % de soldats musulmans en 2005, pour la plupart d’origine maghrébine. D’après Olivier Roy, politologue spécialiste de l’islam, il y aurait près de 10 % de musulmans sous l’uniforme. « Il suffit de compter le nombre d’aumôniers musulmans pour s’en rendre compte », expliquait-il au Monde des Religions en mars 2015.

La France étant engagée sur de nombreux théâtres contre des groupes islamistes, ce constat a de quoi soulever des questionnements quant à leur loyauté. D’autant que les exemples de tensions voire de mutinerie existent.

En 1990, un rapport remis par le colonel Yves Biville, chef du Centre d’études sur la sélection du personnel de l’armée de terre (Cespat), au ministre de la défense de l’époque, Jean-Pierre Chevènement, note « l’attitude intransigeante et revendicative tournant à la provocation » de certains JFOM (jeunes Français d’origine maghrébine). Évoquant « la surdélinquance au sein même de leur régiment », le rapport cité par Le Monde Diplomatique explique en outre que « les JFOM commettent 3,5 fois plus de désertions, 6 fois plus de refus d’obéissance, 6 fois plus d’outrages à supérieurs et 8 fois plus d’insoumission ».

En 1999, sur le porte-avions Foch, le journal communiste L’Humanité rapporte qu’une soixantaine d’engagés volontaires musulmans ont pris en otage leur officier pour protester contre une punition collective. Cette sanction aurait été infligée à la suite d’une rebellion survenue alors que des Super-Étendards avaient frappé le Kosovo, considéré par les recrues musulmanes comme un sanctuaire islamique.

Lire la suite sur http://www.lebreviairedespatriotes.fr

 

Vous pouvez me suivre au quotidien sur Facebook Le Colonel Actualités

 

Illustration : Opération Sentinelle à Strasbourg (par Claude Truong-Ngoc / Wikimedia CC)

 

 

 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

2 thoughts to “La présence croissante de musulmans au sein de l’armée suscite l’inquiétude”

  1. Des trois  » PEUPLES  » qui vivent en FRANCE, quelques uns servent dans l’armée Française,

    Pour les deux autres :

    Une partie rejoignent les terroristes de DASCH

    Les autres vont servir dans une armée d’occupation en Cisjordanie

    C’est ça la nouvelle FRANCE et son unité

  2. Je crois me souvenir que c’est Chevènement, alors ministre de la Défense qui avait déclaré que l’armée devait être une représentation de la nation : c’est fait ! Mais jusqu’à quand ?

Les commentaires sont clos.