La République face à l’utopie monarchique

Par Romain Cro, le 14 octobre 2016

Le Colonel


 

En France, malgré une propagande républicaine intransigeante, la nostalgie de la monarchie persiste au sein de l’âme du citoyen moyen, à tel point que cette année, nous avons vu bon nombre personnalités publiques ou politiques qui, si ce n’est en faire l’éloge, se sont au moins fait l’écho d’une pensée que les républicains les plus enragés pensaient avoir détruite.

1500 ans d’histoire de France, 146 ans de république, le bilan est là, la France est passée de l’un des plus majestueux royaume au monde, à l’une des nations qui se sera la plus ridiculisée ces dernières années.

L’un des, si ce n’est le royaume qui, grâce à une diplomatie de premier rang, était concerté pour arbitrer les litiges entre deux belligérants qui, prêts à entrer en conflit, demandaient au roi des Français son avis, pouvant souvent éviter de se lancer dans des massacres inutiles, est devenu une nation complice de crimes irréparables à travers la planète.

La république aura certes réussi un temps à garder ce rôle d’arbitre, avec comme dernier acte de bravoure et d’opposition à la barbarie humaine, le refus d’approuver la guerre en Irak de 2003, mais depuis, plus rien. Aujourd’hui, nous le voyons, nous suivons aveuglément les ordres d’une nation étrangère, première dans le classement des responsables de déstabilisations et de désordres dans le monde, et ce depuis le milieu du XXe siècle.

Bien sûr, le retour à la monarchie en France n’est pour beaucoup, qu’une belle utopie, mais une question se pose inlassablement depuis bien trop longtemps, quand la France, pays auparavant respecté, reverra t-elle à sa tête un homme fort, qui aura le courage de s’opposer à ceux qui, jusqu’à présent, ont prouvé qu’ils n’avaient comme première volonté, que ce désir destructeur de pousser le monde dans la folie d’un conflit mondial au potentiel meurtrier inégalé.

L’indépendance économique et diplomatique faisaient de la France, un pays à part, libre de ses choix, et prêt à défendre en son sein et à l’étranger, la veuve et l’orphelin, au nom d’un idéal découlant directement de la doctrine religieuse qui l’avait construit.

À l’approche d’élections importantes, aucun candidat, hélas,  ne semble vouloir faire de ces principes moraux, l’une des armes de la reconstruction d’un Etat fort, détaché d’intérêts qui ne sont pas les siens, et avant tout, protecteur pour ses habitants.

Les présidents, devenus simples résidents, qui se sont succédés à la tête de l’état, sont de piètres successeurs des rois qui, en leur temps, firent de la France, un royaume d’excellence.

L’avenir est sombre, et qu’on en soit conscient ou que l’on se voile la face, nous sommes entrés dans une période qui sera bientôt faite de drames …


Illustration Le Colonel : histoiredelafrance.e-monsite.com

Copyright © 2016 Le Colonel

 


 

5 réflexions au sujet de “La République face à l’utopie monarchique”

  1. Au-delà des régimes numérotés, ce ne sont pas 146 mais plus de 220 ans qui ont vu 22 constitutions intérimaires, des plus parlementaires aux plus tyranniques, depuis la révocation des Lois Fondamentales accumulées sur plus de mille ans. En réalité personne n’a consulté le roi des Français, dont les successeurs actuels contribuent à l’éradication de l’histoire et de la royauté, mais il est exact que d’autres peuples appelaient parfois l’arbitrage de l’un de ces quarante rois de France aujourd’hui représentés par leur héritier dynastique le chef de la maison de Bourbon. Seule la royauté légitime était visée par la première révolution de couleur, cette bleue par laquelle un voisin perfide s’est vengé de l’émancipation de ses colonies d’Amérique, mais l’autocratie ou la monarchie, par contre, n’est pas incompatible avec la révolution permanente, comme l’ont démontré par exemple ses incarnations impériales ou dictatoriales. Car il ne faut surtout pas confondre erronément la fonction de l’arbitre et le mythe de l’homme fort, d’ailleurs Hugues Capet, élu autant pour restaurer la souveraineté de la France face à l’Empire que pour régler les différends entre les puissants du pays, a été choisi parmi les hommes justes en-dehors des homme forts. L’homme fort, c’est par étymologie l’empereur, un produit de la république en France comme à Rome, lorsque l’Etat ayant perdu l’auréole de justice doit se draper dans la force. Il est vrai que les Français rêvent souvent d’un homme fort, en dépit ou à cause de la toute-puissance de l’Etat depuis que la république totalitaire a dissous les provinces, les parlements et les chartes et interdit tout contre-pouvoir ou corps intermédiaire entre l’exécutif parisien et le citoyen. Les généraux Bonaparte et Boulanger, le maréchal Pétain puis le colonel aux quatre coups d’Etat en vingt ans ont tour à tour cristallisé ce manque de l’orphelin désinformé à dessein sur les véritables fonctions du père, et plus les Français prendront conscience des résultats de la révolution plus il leur sera proposé d’hommes forts pour les rassurer et la poursuivre.

  2. Bonjour,
    je n’entre pas dans la question strictement constitutionnelle. Ni même dans celle du Christ-Roi.
    En revanche, je vous signale que je dispose d’une explication logique (logicienne) de cet étrange religion moderne : l’UNIVERSALISME. Il s’agit en réalité d’une fausse ontologie qui prend toutefois ses racines dans des erreurs explicables par la vraie ontologie (l’ontologie panlogique).
    Une caractéristique de l’universalisme est le mysticisme, l’hubris, la démagogie de l’interchangeabilité et le centralisme bien plus que monarchique : de type Fuhrer ou Messie.
    La France est atteinte. L’ONU aussi.

    Je diffuse la démonstration mathématique et les commentaires ontologiques complets à prix coûtant. Voir article 1 de mon blog ou bien :
    eric basillais : les dieux sont logiques. (NB: les  » dieux  » comprennent les anges en fait).

    Si il y a un intérêt ensuite pour une conférence, me contacter via mel ou sinon boite postale inscrite sur mon blog.

    eric basillais

  3. Des bobos gauchos ont guillotiné le Roi pour instaurer la république ! actuellement les dignes héritiers de ces gauchos là guillotine non pas le Roi mais cette fois ci la France , en espérant tuer le catholicisme ( qu’ils haïssent ) ils tentent de les remplacer par des musulmans intégristes , pauvre socialistes qui n’ont rien compris à l’esprit de notre pays ( pourtant la plupart sortent des grandes écoles de la république , mais qu’y ont ils appris ? l’amour du pays ? certainement pas , le respect de la France , encore moins ! )
    La France pleure son roi depuis longtemps et ne s’en remet pas , Il vaudrait mieux avoir Louis XX comme « président » qu’un socialiste haineux et méprisant

  4. Bien fait pour nous.
    Chacun chez soi, et les vaches seront bien gardées. Disaient les paysans à l’époque.
    Et à force de nous mêler des affaires des « autres », on s’étonne qu’ils viennent nous importer les coutumes (mariage des enfants avant 15 ans, crimes d’honneurs), leurs habits (burka, voile, burkini), leurs traditions (égorgement des moutons sans étourdissement, viande hallal). Et avec tout ça, on s’étonne que des responsables politiques, s’accordent à leurs donner les même droits que les français de souche.
    Donc, bien fait pour nous. C’est le peuple qui « trinque ».

  5. Il ne faut pas oublier que c’est une assemblée largement majoritairement monarchique en 1871 qui vota la république.
    .
    Alors ce n’est pas la France qui a abandonné la Monarchie, c’est l’ancienne noblesse qui s’est débarrassée de la Monarchie. Les français sont et resteront majoritairement monarchistes, même si ils ne le savent pas pour beaucoup.
    .
    « L’élite » anti-française (pro anglaise) diffuse un poison depuis 200 ans, mais le peuple s’éveille petit à petit.
    .
    Un jour des hommes, pas beaucoup, se sont levés pour créer un grand territoire dédié au Christ et à un certain art de vivre, et ils ont eu contre eux des armées de médiocres, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur des frontières.
    .
    Ils ont réussi à tenir plus de mille ans.
    .
    C’étaient des Héros, des vrais, même si ils avaient l’humilité de ne pas le dire, encore un héritage du Christ.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

error: Content is protected !!
%d blogueurs aiment cette page :