« L’argent va dans la poche des actionnaires »: un ex-directeur d’Ehpad dénonce les objectifs de rentabilité sur RMC

M comme Maïtena (avec Caroline Petit) – Le 07 mars 2019

Quand mettra-t-on un terme à ce scandale ? //RO

© Pierre Duriot

Jean Arcelin, ancien directeur d’Ehpad et auteur de « Tu verras maman, tu seras bien » (Ed. XO), était l’invité de l’émission M comme Maïtena ce jeudi 7 mars. Il a livré un témoignage sur l’état des Ehpad en France.

Après avoir dirigé deux Ehpad sur la Côte-d’Azur, Jean Arcelin décide de dire « stop ». Il quitte son métier, désabusé mais avec l’envie de raconter l’histoire de ce qui a été son quotidien pendant de nombreuses années dans un livre.

Un ouvrage, dans lequel il témoigne des pratiques parfois choquantes auxquelles il a assisté mais aussi des pressions financières qui existent dans le milieu et qui entraînent des objectifs de rentabilité.

« Il y a des groupes dans lesquels le budget alimentaire est encore inférieur »

Cette exigence de rentabilité qui souvent, se fait au détriment du bien être des résidents et notamment de la qualité des repas.

https://rmc.bfmtv.com/emission/l-argent-va-dans-la-poche-des-actionnaires-un-ex-directeur-d-ehpad-denonce-les-objectifs-de-rentabilite-sur-rmc-1647682.html?fbclid=IwAR2OKu1oVtXY4HaNFCJPpWrSNbJWv62ghqDJqV_wAxww8pC5P-wTtvMqWbc#/user/logout

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

3 thoughts to “« L’argent va dans la poche des actionnaires »: un ex-directeur d’Ehpad dénonce les objectifs de rentabilité sur RMC”

  1. La privatisation des services, quels qu’ils soient, s’accompagne toujours d’un impôt de ceux qui peuvent acheter des actions, sur ceux qui ne le peuvent pas. Le problème c’est que cette privatisation remplace chaque jour davantage les services publiques qui fonctionnaient selon un principe de solidarité. Chaque fois que je paie 100 euros pour prendre l’autoroute, les actionnaires de Vincy en récupère 40. A quel titre ? Juste parce qu’un accord, renégociée par Macron, m’oblige à verser cet « impôts » à des gens qui ne paient pas ou peu d’impôts en France. C’est la même chose pour les EPHAD, pour les services de restauration privatisés, bientôt pour les aéroports de Paris, pour les ports, pour l’eau du robinet, pour les barrage hydroélectriques…
    S’il y a eu par le passé un combat pour limiter l’exploitation des classes populaires par les classes possédantes, la déroute des classes populaires est aujourd’hui évidente. Alors que le PIB de la France n’a jamais été aussi haut, elles n’ont jamais été aussi terrorisées, matraquées fiscalement, stressées, exclues des bienfaits du progrès. Quant à l’ascenseur social…
    Certains peuvent penser qu’il y a une limite à cette exploitation et que le peuple se relèvera. De mes voyages dans certains pays pauvres, j’en ai déduits que la classe dominante ne se fixe jamais de limite, AUCUNE LIMITE, dès lors qu’il s’agit d’exploiter les classes laborieuses et qu’elle préférera laisser crever de faim et de froid les vieux dans les EPHAD plutôt que de renoncer à 1 euros de dividende. Au mieux, elle enrobera son exploitation d’un discours lénifiant, tout n’est qu’affaire de communication, et elle demandera aux français de travailler un jour férié de plus, pour récupérer 1 milliards d’euros, tout en se payant la Française des Jeux, qui rapporte 3.3 milliards d’euros par an à l’état.

  2. Quelle HONTE ! Nos amis les chiens et chats sont mieux traités dans les refuges pour animaux.

  3. Tout jeune, nous avons été conditionnés à croire au Père Noël, à la petite souris qui met de l’argent sous l’oreiller, puis à croire en Dieu, la naïveté étant au point.
    Toute notre vie, nous avons été manipulés, les uns contre les autres, les uns pour les autres, notés, scannés, évalués, dévalués, récompensés un jour pour être mieux punis un autre jour.
    Puis nous sommes devenus vieux, avec nos illusions perdues, sans même nous rappeler pourquoi nous sommes là.
    L’être humain est fait pour être exploité et n’a rien à envier aux bœufs qui vont à l’abattoir.
    Cela s’appelle le système.
    Ou un piège à cons.
    De profundis, les mecs, et à bientôt sous nos tombes !

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