» L’armée de l’air est aux limites de ses possibilités  » pour le CEMAA, le général André Lanata

Olivier Berger, le 08 mars 2016

Défense globale

Les armées françaises sont au taquet. Terre, Air, Mer, rien ne va plus. Tous les clignotants sont au rouge. Pas d’action, pas de réaction. Où va notre outil de Défense ? Dans le mur… //RO

 

 

Le chef d’état-major de l’armée de l’air, le général André Lanata, a insisté, hier face à des journalistes de l’AJD, sur l’adaptation de son arme face à des engagements hors-norme dans les opérations extérieures (photo armée de l’air). Comme son prédécesseur, le général Denis Mercier, il reconnaît que  » malgré ses succès, l’armée de l’air est sous tension, aux limites de ses possibilités « .

Rien de bien neuf pour une armée centenaire qui a perdu 18 400 postes depuis 2008 et reste  » fragile après la phase de déflations se cumulant à des sollicitations exceptionnelles sur la durée. L’armée de l’air est aux limites de ses possibilités mais nous nous sommes organisés pour tenir « .
L’avertissement est jugé sérieux par le CEMAA :  » Je suis très attentif au risque d’épuisement de notre outil, à la régénération des hommes et du matériel. C’est l’enjeu de la transformation (44 projets en cours pour garantir la cohérence).  » Les réorganisations dans l’armée de l’air font face aux soucis mais le général Lanata avoue des  » fragilités capacitaires historiques en ISR (intelligence, surveillance, reconnaissance) et en ravitaillement en vol « .
Il se satisfait de l’actualisation de la LPM qui formalise l’achat de 4 avions de transport C130-J, de pods de désignation laser et d’un arrêt des déflations (déjà 1 313 postes atténués contre 4 515 suppressions prévues dans la LPM originelle) même si tout cela reste en négociations actuellement, surtout avec le ministère du Budget qui tient son rôle de grand méchant loup avec une belle constance.
Avant de connaître son  » enveloppe finale  » (l’étiage espéré), le CEMAA compte faire l’effort dans divers secteurs : la protection des emprises face aux nouvelles menaces (renforcement des escadrons des bases les plus importantes) qui fut une facile variable d’ajustement ; les mécaniciens avions ; le command and control (C2) et le renseignement très sollicités ; les systèmes d’information et de communication ; les forces spéciales.

 

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.