Le bal des faux-culs : pour les socialistes, il faut rééduquer le peuple séditieux

Par Stephan A. Brunel le 12 septembre 2014

Boulevard Voltaire

 

Le mépris envers les français, c’est maintenant! //RO

 

Avec les socialistes, nous avons droit à un festival de volontarisme déclamatoire, un feu d’artifice d’irréalisme emphatique et de manichéisme vengeur.

Hollande, emphatique et enflé, et sacrificiel, déclamant que les pauvres, même sans les dents, sont « sa raison d’être », et qu’il agira jusqu’à bout (au bout de quoi, de son mandat ou de l’effondrement du pays ?).

Valls furibard, au Journal de France 2, et contre qui ? Notre Savonarole en avait contre le triste spectacle de la désunion du gouvernement qu’il dirige. Pas de mea culpa chez notre redresseur de torts, mais un dédoublement de jésuite.

Et pour finir, Thomas Thévenoud dénonçant les mensonges à la Cahuzac, un Fouquier-Tinville de la fraude fiscale qui oublie de payer ses impôts !

On ne fait pas assez attention aux figures rhétoriques en politique. Avec les socialistes, nous avons droit à un festival de volontarisme déclamatoire, un feu d’artifice d’irréalisme emphatique et de manichéisme vengeur, le triomphe de la mentalité de censeur. Passage en revue…

La mentalité de censeur-rééducateur : Valls lançant des anathèmes contre les racistes et les antisémites, Peillon et Belkacem avec les ABCD de l’égalité, les députés qui veulent éradiquer la prostitution et mettent à l’index les mots tabous.

La modestie ostentatoire et le volontarisme déclamatoire. Si la normalité hollandienne est une tartufferie, l’enflure du discours sert de substitut à l’action gouvernementale : les chocs et autres pactes de compétitivité et de responsabilité, les gouvernements de combat ou de clarté.

La langue de coton et l’irréalisme emphatique : un parler creux et mou, abusant d’éléments de discours. L’art des mots pour ne rien dire, vidés de contenus pratiques.

Le discours de soi distancié, les « il y a » et la forme impersonnelle : « Il y a des questions de principe qui sont en cause… Et puis il y a un autre [principe}, c’est ce que je suis » (Hollande). Discours de la faiblesse, de l’impuissance. La gauche vertueuse, qui aime à faire la morale, a un problème avec le pouvoir. Elle est schizophrène et préfère in fine le confort de l’opposition.

L’emploi du « Il est » ou du « C’est ». Les socialistes aiment à énoncer des principes essentiels, leur Vérité définitive. D’où le manichéisme de leurs idées, le déni de réalité, la démonisation de leurs adversaires. Ceux que Mitterrand qualifiait de gauche américaine épousent logiquement la vision puritaine états-unienne.

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