Le Colonel est mort! Vive Le Colonel…

Régis Ollivier, le 22 novembre 2017

Le Colonel

 

© Régis Ollivier

 

Il est des messages lancés sur le Net comme d’autres sont glissés dans une bouteille puis jetés à la mer depuis une ile déserte. Un ultime SOS. Advienne que pourra. 

Avec le recul, il se pourrait bien que je fasse partie de ces naufragés solitaires du Web ou de la mer avec mon message « The End ».

Ceci est la fin, sauf éventuel miracle…

Force est de reconnaitre que, sur cet ultime coup, qui n’était pas un coup de com, j’ai eu beaucoup de chance. Une chance que je n’imaginais même pas. 

Si la réflexion avait en effet été très longue, elle n’avait aucunement abouti. Elle n’était pas encore mûre. De fait, cette décision a été prise sur un coup de tête. De manière très spontanée et non concertée. Par une fin d’après-midi d’une journée particulièrement triste et maussade. Le message était là devant mes yeux. Lapidaire. Brut de décoffrage. Un doigt affleurant la touche « Enter » du clavier. Dans une ultime hésitation. 

Enter! C’était parti. C’est déjà trop tard ?

Etrangement, je me retrouve serein. Soulagé.

Je n’ai rien dit à personne.

Et très rapidement les réactions vont tomber. Tomber à n’en plus finir. Incompréhension, déception, interrogation… tout y passe. Certains prennent acte. D’autres, tellement abasourdis -ils me le diront par la suite, préfèrent s’abstenir et adoptent le « no comment ».

Ai-je reçu des pressions extérieures ? Non. J’ai agi seul. En mon âme et conscience.

En revanche, je vais recevoir, à posteriori, de très nombreuses pressions. Mais des pressions amicales pour me faire revenir sur ma décision. Les amis, les fidèles et même la famille. Sur Facebook, Twitter et sur LinkedIn. Par SMS, par téléphone… 

Sur LinkedIn justement, mon message sera vu plus de 18 000 fois. Avec toujours les mêmes commentaires. Les mêmes regrets. Les mêmes constats. Je suppose néanmoins que pour certains, c’était une très bonne nouvelle. Personne ne m’a dit « casse-toi pov con »…  Quelle chance.

Je suis tenté de dire : « Je vous ai compris… »

Tout comme je suis tenté de dire : « Et maintenant que vais-je faire ?

Poursuivre la traversée du désert que je me suis imposée, ou reprendre le flambeau avant 2018 au risque de jeter le discrédit sur ma personne ? 

« Il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis » vs « Régis est un con » et il le reste…

Afin de limiter le phénomène d’attrition sur le blog, et au risque encore une fois de me déjuger, je fais le choix de revenir sur le blog existant, à savoir lecolonel.net car il me semble impossible de couper les racines qui ont fait le succès des publications du groupe. Le blog évoluera donc avec le temps et n’aura connu qu’une courte interruption. 

Je suis prêt à accepter toutes les critiques que cette volte-face suscitera.

Je n’ai pas d’autres choses à ajouter si ce n’est que je remercie vivement et très sincèrement toutes celles et ceux qui m’ont témoignés leur attachement. Et ils sont très nombreux.

Bien cordialement

 

Régis Ollivier

 

31 réflexions au sujet de “Le Colonel est mort! Vive Le Colonel…”

  1. Merci beaucoup Daniel pour ce « coup de main ». Oui c’est vrai. Et c’est bientôt Noël… 🙂 D’ailleurs, pas plus tard qu’avant-hier, j’ai eu l’agréable surprise d’enregistrer un premier don. Je dois remercier ce généreux donateur. Ce que je fais systématiquement et individuellement soit par mail, soit par courrier. Que votre message soit entendu par le plus grand nombre Daniel. Bien amicalement. //RO

  2. Certains se posent la question : Comment aider le blog Colonel 3.0 ?
    En tête de la page d’accueil, en haut à droite, vous verrez faire un don, les petits ruisseaux font les grandes rivières.

  3. Mon Colonel,
    Je suis TRES heureux que vous ayez pris la décision de continuer votre blog, de continuer sans doute de diffuser les informations, explications et opinions telles que vous les diffusiez auparavant.
    Si vous avez à un moment décidé d’arrêter ou de mettre sur « pause », il y avait certainement une raison profonde. Nous n’avons pas à la connaître. mais si nous, lecteurs, et moi en particulier pouvons faire quoi que ce soit pour l’alléger, vous aider à la porter, je serai très honoré de votre confiance, ou de votre démarche éventuelle pour me/ nous en parler. Il n’est pas pensable qu’une diffusion du type de votre blog (et de son niveau) cesse, ni ne soit soutenue.
    Merci encore,

  4. Mon Colonel,
    Vous m’avez offert un autre regard sur le monde!! Merci de m’avoir fait découvrir tant de blogs ou de sites qui ont élargi le champ de la pensée. Merci de continuer ce travail immense de VRAI ré-i formation.
    C’est la première fois que je m’exprime en commentaire sur vos pages. Peut être bien la dernière, mais toujours derrière vous pour vous.
    Bon courage !

  5. Bonjour « Colonel » !
    Que dire ? Bienvenue à nouveau sur la fréquence et encore merci pour ce retour inattendu qui réjouira plus d’un de vos fidèles lecteurs, dont moi.
    Effectivement, ce sera toujours un grand plaisir de vous lire et votre absence définitive aurait été comme un grand nuage gris plombant notre ciel.
    Cordialement.

  6. Personnellement je ne peux que me réjouir de votre retour. Je ne pense pas que vous soyez réellement parti, on pouvait sentir encore votre présence. Mais s’il vous plaît ne recommencez pas.. j’ai dû reprendre 2 fois de la blanquette pour oublier. Merci et ravi de vous savoir de nouveau à la barre du navire, ce qui, vous l’avourez est une prouesse pour un artilleur.. cordialement.

  7. Juste un grand merci pour cette reprise: cela fait tellement de bien de lire une expression différente de ce que nous offre la presse subventionnée nationale!

  8. un immense MERCI. Evidemment, vous n’êtes  » obligé  » à rien, ni à avoir un rythme soutenu… c’est nous qui sommes vos obligés. Il y a un proverbe qui dit  » dans la nuit, la lumiére d’une bougie est deja beaucoup ». Donc même si vous ralentissez le rythme, et que vous bloguez moins, car un blog représente du travail, cela sera toujours une  » présence », une pensée autre. Sentinelle.

  9. merci Mon Colonel d’être revenu sur votre décision nationale.
    J’aime lire vos écrits et ceux de vos correspondants (même si parfois je trouve pas leur intervention tout à fait dans la « couleur » de ce que vous écrivez. Mais de la diversité nait la réfexion, n’est-ce pas ?

  10. Bonsoir mon colonel.
    Vous nous voyez ravis d’apprendre cette bonne nouvelle. Alors on va dire: on n’a rien lu , on a rien entendu et le mot « END » n’est pas français.
    Nous vous remerçions pour votre sage décision . Passez de bonnes fêtes et encore bon vent. Au plaisir de vous lire encore un bon moment
    Loulou

  11. Il allait me manquer qelquechose et de sombres abrutis devaient déjà se réjouir!! Je n’ai pas de gros moyens mais il me reste celui d’applaudir pour faire partager ma satisfaction !!! Courage, beaucoup d’entre nous, qui partagent, n’ont ni la base nécessaire ni le moyen de l’exprimer clairement m^m si c’est limpide dans leur tête.

  12. Merci pour tous vos mails et commentaires passés très instructifs.

    Me permettez-vous de suggérer une nouvelle série ? Dans le genre
    « Et maintenant, quelle action ? »
    Parce que des gens qui écrivent et critiquent, il y en a (dont je fais partie, d’ailleurs)
    et quasiment personne qui agisse vraiment, sauf police et armée bien sûr.
    Ce qu’il faut, ce sont des actifs prêts à remettre la France sur des rails français. Qui ?

  13. Cher « camarade » comme le veut la tradi! Je m’étais abstenu de faire un commentaire, craignant que ta décision soit due à l’apparition d’une mauvaise maladie, dont il valait mieux, peut-être, respecter la discrétion, mails il n’en est rien, et la nouvelle de la reprise du Colonel non seulement me rassure, mais me fait plaisir. Avec les années qui passent, la lecture de ta prose fait partie du quotidien, toujours très appréciée pour sa justesse et ta lucidité. Que ta remontée en selle me permette de t’en féliciter, mais ne recommence pas à vouloir nous laisser tomber! Bon courage, et encore, mille mercis. DT

  14. Regis. Vous ne pouvez pas laisser tomber votre blog car c’est un des piller de reflexion dans ce marasme qui nous entoure et qui nous gouverne. Désolé de vous informer que si j’avais le temps, je m’occuperai de mes propres blogs: je suis obligé de laisser tomber faute de temps. La patrie vous demande de rester au fourneau et au moulin. De grace pour le pays. Cordialement,

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