Le doigt d’humeur du Colonel : les ripoux de la République…

Par Régis Ollivier le 18 décembre 2013 pour Le Colonel Actualités (LCA)
Unknown
Encore un choix cornélien ce matin pour la sélection du doigt d’humeur du Colonel tant l’actualité est riche en évènements qui permettent aux uns et aux autres de se hisser sur la première marche du podium du Colonel. Finalement, mon choix s’est porté sur Claude Guéant, alors Directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy. 
 
Moi je suis sidéré de la manière dont on traite l’affaire.
 
Car

« Selon que vous serez puissant ou misérable 

Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.  »

de Jean de La Fontaine

Allez donc piquer tous les mois 10 000 euros dans la caisse de votre boite et vous verrez que le traitement de votre cas sera nettement plus expéditif. De présumé innocent, vous seriez illico classé dans la catégorie des présumés coupables…..
Tandis que là, je suis sur le cul lorsque je vois tout le tralala autour de Guéant sous les feux de l’actualité, avec voiture de fonction, avocats, médias…… pas mieux d’ailleurs pour Michel Gaudin l’ex-directeur général de la police nationale. Que d’égards pour ces (présumés) ripoux de la République (présumés) innocents. Idem d’ailleurs en son temps avec Bernard Tapie et autres Cahuzac et consorts….
 
Il n’y a pas de fumée sans feu et que l’on arrête de me parler de chasse aux sorcières ou de campagne anti Nicolas Sarkozy. 
Certains osent même poser la question : « que vient faire Nicolas Sarkozy dans cette affaire , » . On croit rêver….. S’il ne sait pas ce qui se passe dans son ministère avec ses plus proches collaborateurs qui se sucrent au passage dans les caisses de l’Etat, c’est grave. J’ai connu des Colonels saqués pour moins que ça. Tout simplement parce que la responsabilité de l’un de ses hommes avait été engagée. 
 
Bilan des courses : pas un pour relever les autres…… C’est pitoyable. 
 
Allez, « en prime »  l’article du Figaro.// Régis Ollivier
cineclap.free.fr
cineclap.free.fr
Primes en liquide : la garde à vue de Claude Guéant levée

Entendu à Nanterre sur des primes en liquide versées entre 2002 et 2004, Claude Guéant est sorti du bureau des enquêteurs peu avant minuit. L’ancien directeur général de la police nationale Michel Gaudin a lui aussi été interrogé.

Claude Guéant et Michel Gaudin ont été placés en garde à vue mardi matin à Nanterre (Hauts-de-Seine) dans le cadre d’une enquête préliminaire portant sur des primes en liquide perçues entre mai 2002 et l’été 2004, quand le premier était directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy et le second, directeur général de la police nationale.

Arrivés vers 8 heures, les deux hommes étaient entendus par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), saisi par le parquet de Paris en juin dernier. La garde à vue de Michel Gaudin a été levée en fin d’après-midi. Celle de Claude Guéant a été levée peu avant minuit. L’ancien ministre de l’Intérieur est ressorti libre de ses 15 heures d’audition, selon BFMTV. «Il a rappelé qu’il s’était borné» à pallier «les insuffisances des dotations budgétaires des fonctionnaires», a commenté son avocat. «Il a apporté beaucoup de réponses» qui ont été jugées «tout à fait convaincantes et satisfaisantes».

Cette procédure intervient après la remise au parquet, par l’actuel ministre de l’Intérieur Manuel Valls, d’un rapport de l’Inspection générale de l’administration (IGA) et de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Il évoquait le versement de primes en liquide, d’un montant de 10.000 euros par mois, puisées dans la ligne de crédit des «frais d’enquête et de surveillance» du ministère de l’Intérieur.

Comme l’avait révélé Le Figaro en juin dernier, le ministre de l’époque répartissait cette somme entre au moins deux ou trois collaborateurs, engagés en particulier dans la gestion de missions opérationnelles très sensibles, comme la traque du braqueur de fourgon «Nino» Ferrara et plus encore d’Yvan Colonna, assassin du préfet Érignac. Ces missions étaient coordonnées directement depuis l’échelon du cabinet.

L’entourage de Claude Guéant a aussi précisé que ces sommes ne lui étaient pas destinées, mais utilisées pour un système de «gratifications», notamment pour les policiers en charge de la protection du ministre Sarkozy. Les primes en liquide avaient pourtant été supprimées en 2002 par Lionel Jospin.

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.