Le Français de souche expliqué à Aurélie Filippetti

Par Jean-André Bossy, le 06 mars 2015

Boulevard Voltaire

Mes remerciements vont à Michel Vincent (sa page Facebook) qui a partagé ce billet qui avait échappé à ma vigilance. En guise de conclusion, je reprendrai son propre commentaire que je fais mien également « Merci Monsieur Jean-André Bossy pour avoir tenté de fermer le claque-merde de cette chipie! ».

Merci par avance de donner à ce billet tout l’écho qu’il mérite. //RO

Aur--lie-Filippetti-

 

« La première chose à faire, c’est de ne pas aller sur le terrain du Front national. On ne doit jamais laisser notre vision être contaminée par la vision de l’extrême droite. Si on ne trouve pas de mots, c’est peut-être qu’il n’y a pas de réalité. C’est quoi, un Français de souche ? Moi, je ne sais pas. » Aurélie Filippetti, ancien ministre de la Culture, ne sachant pas.

Sortez vos cahiers.

Un exemple parmi des millions d’autres.

Jan Bossy est né vers 1658, sous Louis XIV. Son arrière-petit-fils, prénommé Jean, né en 1757 dans le même village au sud de Nantes, n’a pas connu Joseph, matelot des douanes royales, originaire des côtes du Morbihan. Tous deux ont pourtant vécu la Révolution française, marquant la naissance de la République française et des valeurs républicaines si chères à nos dirigeants politiques.

Un neveu de Jean sera guillotiné. Une cousine et ses trois fils de 7 mois, 23 mois et 5 ans seront assassinés lors du massacre des Lucs-sur-Boulogne, le 28 février 1794. Le ministre républicain Barrère avait alors proposé « un plan de destruction totale » et Turreau, organisateur des colonnes infernales, s’exclamait : « La Vendée doit être un cimetière national, il faut prioritairement éliminer les femmes, sillons reproducteurs. » Camps d’extermination comme à Noirmoutier, noyades d’enfants à Bourgneuf et à Nantes, supplice que Carrier nommait « baptême républicain », sexes d’hommes tranchés et explosion de cartouches dans l’appareil génital des femmes, utilisation de pressoir pour écraser des femmes enceintes, la famille de Jean et les cousins de la branche Couffin du Valès connaîtront, et subiront, des crimes à faire pâlir des Waffen-SS ou des frères Kouachi.

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La République, le Consulat et le Premier Empire causèrent près de 2 millions de morts, puis Pierre, un petit-fils de Jean, deviendra maire d’un paisible village au nord de la Loire en 1860. Sa tante, dont le portrait est toujours exposé au musée Dobrée à Nantes, a refusé 200.000 francs promis pour la dénonciation de la duchesse de Berry, bru de Charles X, mère du comte de Chambord, alors en cavale et réfugiée sous le même toit. Quant à la belle-sœur de Pierre, elle sera la grand-mère d’Aristide Briand.

Sans rancune pour le massacre de ses ancêtres, un des petits-fils du maire, sergent sous le drapeau français en 1914-18, obtiendra la croix de guerre et la médaille militaire, mais perdra son frère, tombé au front.

Le sergent décoré aura un fils, appelé en 1939, et un petit-fils qui épousera une arrière-arrière…-arrière-petite-fille de Joseph, le matelot du Morbihan. De cette union est né un humble contributeur de Boulevard Voltaire, dégagé des obligations militaires, salarié ayant toujours déclaré ses revenus, payé ses impôts et réglé ses factures.

Lire la suite sur http://www.bvoltaire.fr

 

1 réflexion au sujet de « Le Français de souche expliqué à Aurélie Filippetti »

  1. Souche de bêtise
    Et alors, on évoque donc un Breton (et pas un Français) « de souche » si ses ancêtres sont nés en pays de Retz et Morbihan, dont les propres ancêtres auraient aussi bien pu naître Anglais s’il n’y avait pas eu les traités de 1532 ?
    Si l’on s’en tient au patronyme masculin (d’ailleurs peu flatteur, d’origine germanique et identifié plutôt dans le midi : voir http://www.genealogie.com/nom-de-famille/BOSSY.html ), n’y-a-t-il eu aucune alliance avec quelque étrangère, d’origine juive ou pire d’outre-mer (voir cas de Dumas) ou d’autres colonies (chacun connaissant les déportations du « commerce triangulaire » des Nantais) ? Et est-ce que toutes leurs épouses leur ont été fidèles…etc ?
    Jusqu’à quelle génération faudrait-il remonter pour prouver son ascendance et le comportement de ces ancêtres (dont il ne cite curieusement d’ailleurs pas les états de service durant la dernière guerre) et à quoi bon ? Faut-il remonter, comme pour l’ascendance non-juive réclamée pendant l’occupation, jusqu’aux grand-parents seulement ?
    Ayant aussi dans ma famille maternelle un patronyme de prénom (type OLLIVIER) comme on en donnait aux juifs convertis, serais-je juif sans le savoir et en quoi ne serais-je alors pas « Français de souche » ?
    On peut devenir Français par le mérite ou par le sang versé selon la formule bien connue des militaires, mais de la souche de quoi ou de qui ? Certainement pas du bon sens.

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