Le général Soubelet : « Les militaires doivent pouvoir s’exprimer »

Par J.R., le 06 avril 2016

Europe 1


 

Au gré des interviews, le général Bertrand Soubelet avance à pas de loup. Parfois nous avons chaud, parfois le sang se glace… Sur quel pied devons-nous danser ? Je pose la question. //RO


 

 

L’ex-numéro 3 de la gendarmerie, auteur de « Tout ce qu’il ne faut pas dire – insécurité, justice : un général de gendarmerie ose la vérité », plaide pour davantage de liberté d’expression pour les militaires. 


 

INTERVIEW –

Son discours devant l’Assemblée nationale lui avait valu le surnom de « général courage ». En décembre 2013, le général Soubelet avait exprimé, lors d’une intervention filmée, de fortes réserves sur la politique pénale du gouvernement. Le militaire avait gagné la sympathie de nombreux gendarmes, mais aussi les foudres de sa hiérarchie. Conséquence : celui qui était alors numéro 3 de la gendarmerie avait été remplacé à ce poste et muté au commandement de la gendarmerie de l’outre-mer. Une décision qui avait provoqué un vif émoi chez les gendarmes.

Deux ans plus tard, le général Soubelet, toujours en poste, publie un essai intitulé « Tout ce qu’il ne faut pas dire – insécurité, justice : un général de gendarmerie ose la vérité » (éd. Plon). Invité du Club de la presse d’Europe 1, il a plaidé pour davantage de liberté d’expression pour les militaires, malgré le devoir de réserve auquel est astreinte la profession. « Les militaires doivent pouvoir s’exprimer. On doit ouvrir un débat. La question c’est : comment et avec quelles limites », a-t-il demandé, mercredi soir.

 

Source vidéo : http://www.dailymotion.com


 

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.