Le New York Times confirme la quasi-inaction de la coalition US contre l’Etat islamique

Olivier Demeulenaere, le 27 mai 2015

Regards sur l’économie

« Récapitulons, selon l’article du NYT, sous prétexte de protéger les civils, la coalition étatsunienne s’abstient de bombarder l’EI et laisse ses miliciens prendre villes après villes en Syrie et en Irak en évitant soigneusement de bombarder les routes qui mènent à leurs objectifs. Au point qu’actuellement ce groupe terroriste contrôle la moitié du territoire syrien et irakien et massacre à tout va ceux qui ne sont pas de leur clan ou obédience sous les vivats de leurs principaux alliés du Golfe (Qatar, Arabie Saoudite, …). Un terrible jeu de massacre qui a commencé en Libye et qui tourne au nettoyage ethnique en Syrie et en Irak. Un crime contre l’humanité sous le regard complice de la coalition atlantiste qui arme et entraîne également les rebelles syriens contre les forces de Bachar al-Assad ».

SLT, le 26 mai 2015

 

 

La coalition arabo-occidentale fait semblant. Quoi de plus normal, c’est elle qui a enfanté Daech, c’est elle qui le nourrit. Rappelons (juste pour rire) que le prix Nobel de la paix Obama a déclaré l’an dernier qu’avec le virus Ebola et Poutine, l’Etat islamique était la principale menace pesant sur le monde… OD

 

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« D’après le New York Times, la coalition (USA, France, Grande-Bretagne, Canada, …) menée par les Etats-Unis retient ses frappes aériennes contre l’Etat islamique (EI), en Syrie et en Irak, de peur de causer des dégâts collatéraux.

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New York Times With ISIS in Cross Hairs, US Hold Backs To Protect Civilians

Extrait de l’article traduit par SLT :

« Les avions de guerre étatsuniens et alliés sont équipés de l’arsenal aérien le plus précis jamais aligné. Mais les responsables étatsuniens disent qu’ils n’effectuent pas de frappes significatives – et évidentes – contre les cibles de l’Etat islamique de peur que les attaques tuent accidentellement des civils. Tuer ces innocents pourrait donner aux miliciens un outil de propagande majeur et s’aliéner à la fois la tribu sunnite locale, dont le soutien est essentiel pour évincer les miliciens, et les pays arabes sunnites qui font partie de la coalition dirigée par les Etatsuniens.

Mais de nombreux commandants irakiens, et même certains officiers étatsuniens, soutiennent que cette prudence excessive nuit aux grands efforts de la coalition pour détruire l’Etat islamique, aussi connu sous l’acronyme d’EI ou de Daesh, illustrant ainsi les limites de la puissance aérienne US dans la stratégie de l’administration Obama. Une plainte persistante des responsables irakiens et des officiers de sécurité est que les Etats-Unis ont été trop prudents dans leur campagne aérienne, permettant souvent aux colonnes des combattants de l’EI de circuler librement sur le champ de bataille.

« L’alliance internationale ne fournit pas suffisant de soutien par rapport aux capacités de l’EI sur le terrain à Anbar », a déclaré le Maj. Muhammed al-Dulaimi, un officier irakien dans la province d’Anbar, où est situé Ramadi. « Les frappes aériennes US à Anbar ne permettent pas à nos forces de sécurité de résister et de faire face aux attaques de l’EI » a-t-il ajouté. « Nous avons perdu de vastes territoires à Anbar en raison de l’inefficacité des frappes aériennes de la coalition sous commandement étatsunien. »

 

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.