L’éclate et les hypocrites

Par Amaury Watremez, le 29 octobre 2015

Mes Terres Saintes

Je remercie Amaury de le dire et de l’écrire car c’est le regard que je porte sur le monde qui m’entoure. //RO

 

 

Dans notre société moderne la plupart du temps d’une vacuité sans pareille, on ne fait pas la fête, on ne se réjouit pas entre amis, on s’éclate ! On se défonce !

Dés qu’on peut ou que l’on en a encore les moyens :

A savoir on baise, on bouffe, on picole, on se came.

Il y a pourtant une différence majeure entre baiser et faire l’amour, entre bouffer et manger, entre picoler et boire…

Dans un ordre ou un autre peu importe. On ne boit pas pour partager un bon moment, c’est de plus en plus un genre de compétition. C’est à qui sera le plus rapidement complètement saoûl, dans les soirées « djeuns » en particulier. On se drogue en se piquant, fumant, ou sniffant dans le même esprit, c’est pas grave, ça n’a pas d’importance, puisque l’on vous dit qu’on s’éclate. Un petit « pétard » de temps à autres pour se détendre ! Rien de bien méchant ! Une petite « ligne » entre amis !C’est quand même bien sympathique ! C’est là l’essence de l’hédonisme particulièrement étriqué de notre époque….

…Le véritable hédonisme n’a pourtant rien de cet égoïsme d’ilotes, de ces réjouissances d’esclaves bien nourris. C’est une exaltation de la vie, de la beauté, de la joie d’être ensemble et de partager un bon moment, de savourer le meilleur de ce que la création peut offrir. Les purotins et les hygiénistes délirants ont ceci en commun de ne pouvoir par essence comprendre cette convivialité assimilée par eux à la goinfrerie et, ou à la débauche. Paradoxalement, les bourgeois pédagogues, hygiénistes délirants le plus souvent, moralisateurs, sont partisans le plus souvent de la légalisation des drogues pour eux récréatives.

Ce qui en dit long sur eux soit dit en passant…

Bien entendu, s’éclater n’a rien d’anodin et a des conséquences physiologiques graves pour ceux développant ensuite une addiction grave. On ne guérit pas de la drogue. Le sevrage provoque des souffrances indicibles que les produits de substitution, Subutex ou Méthadone et les calmants ou les benzodiazépines ne soulagent qu’à grand peine. Les anciens drogués font peur. On les cache soigneusement. La société les suit à peine. A peine leur intime-t-on vaguement de suivre leurs soins, surtout si la drogue a réveillé chez eux des pathologies psychologiques. On les enjoint à la discrétion.

 

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