» Les associations, c’est pas moi, c’est l’autre » disent maintenant les généraux !

Publié par Jacky Mestries le 17 décembre 2014

Armée Média – La Grogne dans la Gendarmerie

 

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La constitution des associations de militaires va son petit bonhomme de chemin. La sagesse semble donc de suivre l’exemple de Rousseau, appliquer la morale du bilboquet.

Tel était le parti que j’avais pris quand je suis interpellé par un article paru sur le site de l’Association de Soutien à l’Armée Française (suivre ce lien) que le Colonel mettait en relief (celui là aussi pour rappel)

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Une petite phrase à propos de ces liens que je ne cesse de mettre. Je viens de me rendre compte que mes articles sont copiés, découpés plagiés par des gens de peu de scrupule. Je leur demande simplement de citer la Grogne dans le contexte de l’article concerné faute de dénaturer ma pensée, déformer mes intentions. Désormais, je ferai valoir mes droits d’auteurs si je me vois exploité, trahi. Il faut donc citer ce que vous voulez, mais toujours renvoyer sur l’article concerné, c’est facile et pas cher.
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Mais revenons à nos associations, sujet qui semble tout même endormir pas mal de monde si j’en crois mon ami Michel Munier qui s’étonne que les gendarmes se mobilisent davantage pour le sort de leur directeur que pour l’avenir de leur représentation ( suivre ce lien )
J’approche autrement ce sujet. Je pense d’une part que les progrès s’appuient sur des faits tangibles, perceptibles et ressentis. L’histoire me donne raison. Il n’y aurait pas eu de révolte sur le Potemkine si la nourriture avait été bonne, ni de révolution française sans la hausse du prix du pain ou les excès de la reine Marie-Antoinette. Une idée a besoin de carburant, ce carburant est toujours un fait concret. D’autre part l’union du ressenti d’une injustice permet de matérialiser une cause commune et de canaliser et de faire converger des volontés. Les menaces sur le directeur de la gendarmerie est un parfait carburant pour la cause des associations de militaire, à mon humble avis, bien sur.
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Je lisais donc le Général d’Armée ( 2S) Jean-Marie Faugère, ( mes respects mon général ) et je me rendais compte qu’en fin de compte il attribue, comme je n’ai cessé de le faire, la constitution des associations professionnelles à la carence des chefs, à sa propre carence. ( rappel )

Ayant fait ce constat, il déplore ne pas être entendu par les politiques et se trouver dans l’impossibilité d’assumer son rôle de chef par le mépris qu’affiche l’homme politique pour le militaire.

L’homme politique est méprisable. Par les temps qui courent, on peut l’entendre, mais pas question de donner l’ absolution aux chefs militaires qui trop souvent mettent leur fierté de côté pour tourner une croupe hospitalière à leurs bourreaux.

Il avait été question d’une démission des chefs d’Etats Major à la suite de réductions de budget. Les réductions se sont accrues, de démissions on n’a pas vues.

Voilà tout votre problème, Mon général, Le politique vous sait « soupe au lait » et est assuré que jamais vous n’aurez le courage de relever la tête, de partir et d’expliquer à la population pourquoi vous le faites.

Ce n’est pas le politique qu’il convient de blâmer, mais bien la faiblesse de volonté de chefs qui apparaissent indignes à des gens qui décident, eux de s’organiser autrement pour se faire respecter.

Ce que vous n’obtiendrez jamais, d’autres l’exigeront.
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Illustration LCA. Photo :La Grogne
agoravox.fr

 

 

 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

2 thoughts to “» Les associations, c’est pas moi, c’est l’autre » disent maintenant les généraux !”

  1. Chef ou pas il obéira forcément a un moment ou un autre.
    Ses déclarations n’y feront rien, c’est les actes qui comptent.
    C’est peu être un bon chef pour que ses personnels
    le défendent, il n’en reste pas plus qu’un élément de passage.
    Ce n’est pas le chef qu’il faut défendre, c’est le contraire.
    On est en train de dévier:
    -il y a un probléme de représentation de la base
    -le chef pleure son impuissance et on pleure pour lui
    On va pas aller loin.

  2. Bravo..
    ils ont rares les chefs qui sont allés au bout de leurs idées.
    Et rare également ceux qui comme le directeur de la Gendarmerie montent au créneau pour défendre leurs hommes…. Ceci explique pourquoi ses hommes le défendent, être un chef ce n’est pas avoir des galons ou des étoiles…..

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