Actualités, France, Justice, Politique

Les barbouzes d’un Président exemplaire.

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Par Roland Pietrini

Le 21 juillet 2018

ATHENA – DEFENSE

 

 

« Monsieur le Président,  il est plus facile d’humilier en public un chef d’Etat-major des Armées que de virer de votre entourage un imposteur, lieutenant-colonel de gendarmerie d’opérette à 26 ans, mais qui par votre faute et le titre que vous lui avez offert,  a pris la grosse tête. » //RP

 

 

© Pierre Duriot

 

Je m’étais juré de ne plus commenter à chaud l’actualité, laissant ainsi aux spécialistes le soin de nous compter le roman du bien penser et  du simple connaitre. Mais,  le citoyen que je suis, sans piston, sans relation, ne faisant pas partie des milieux autorisés qui « s’autorisent à penser »,  aurait dit Coluche,  pour une fois,  trouve la potion à avaler un peu amère.  

 

La dissimulation n’a pas empêché la révélation d’un système à la française où l’hypocrisie rejoint le mensonge.  Et pour une fois, il faut remercier les medias, dont Le Monde, car sans cette révélation, cette affaire aurait été glissée sous le tapis avec les poussières des scandales d’Etat que le simple citoyen n’aurait pas eu à connaitre.

 

Il y déjà fort longtemps, j’ai travaillé de manière épisodique avec le GSPR, en 1988,  j’étais à l’époque en Pologne, en qualité d’obscur (le mot n’est pas choisi au hasard) attaché près l’ambassade de France. Lors de la visite de Mitterrand, je fus chargé de quelques contacts avec les services Polonais à Gdansk. J’ai pu aussi approcher de très près la clique du pouvoir de l’époque, mesurer la réalité de ceux et celles qui, pour avoir un peu de lumière n’hésitaient pas à se montrer bienveillants (es) et sujets soumis. La bande à Lang et Dumas, la premier cercle, puis les intouchables, les proches de François, (à prononcer avec des trémolos dans la voix) la cour rapprochée du monarque, les lèches-culs du pouvoir, les ceux et celles qui étaient  prêts à vendre leur âme, quand ce n’était pas autre chose, mais cela ne nous regarde pas…, pour un regard, un geste d’affection du roi élu, un petit coup de pouce,  une distinction, un avantage, voiture de fonction, appartement, ou privilège d’être simple bagage lors d’un voyage officiel avec l’accès direct aux joaillers et grands couturiers.  

 

Le pire est que dans cette affaire ceux qui sont les spectateurs muets de tels agissements, ont pour seule mission de se taire. Les gendarmes du GSPR de l’époque, corvéables à merci, ne pouvaient espérer,  eux, que la reconnaissance de la nation et une affectation de choix après leur passage ou une promotion préfectorale pour les officiers. Bref,  du classique, rien que du classique.  

 

Après-tout, les services se rendaient sous la table et les secrets étaient bien gardés. Mazarine pouvait dormir tranquille, le sphinx veillait à sa sécurité.

 

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About the author / 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

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