Les casseurs sont-ils devenus les auxiliaires du pouvoir politique ?

Lundi, 18 Mars, 2019 par Gérard Le Puill

On se pose effectivement la question. //RO

© Pierre Duriot

Contrairement au samedi précédent, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner n’a pu retourner en boîte de nuit samedi dernier pour terminer la soirée. En effet, le président de la République est rentré précipitamment de son week-end de ski à la Mongie pour tenir une réunion de crise après les violences imputables à des casseurs venus en grand nombre dans la manifestation parisienne des gilets jaunes. Dès hier matin, le Journal du Dimanche posait cette question : «  Le maintien de l’ordre a-t-il été déficient hier à Paris sur les Champs-Elysées ? ». Puis il donnait cette réponse dans la foulée : « Malgré la présence de quelques 5.000 policiers et gendarmes, la même scène s’est maintes fois répétée. Un groupe d’hommes masqués vêtus de noir s’extirpe du cortège des gilets jaunes. Il  s’attaque à la devanture d’un magasin et parfois se livre au pillage. Met le feu à un kiosque à journaux (…) Dans la plupart des cas, les casseurs extrêmement mobiles ont pu s’esquiver avant l’intervention des policiers et gendarmes », écrit Pascal Sceaux.

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

2 thoughts to “Les casseurs sont-ils devenus les auxiliaires du pouvoir politique ?”

  1. Bien sûr que ces casseurs sont les auxiliaires de premier choix du gouvernement en place. Ils l’ont aidé à foutre en l’air le mouvement Gilets Jaunes. Philippe l’hypocrite annonce donc qu’il n’y aura plus de manifestations et a limogé le Préfet de Paris pour le remplacer par celui de Bordeaux. Il faut être « con » pour ne pas comprendre que ce fiasco a bien été programmé.
    Gare à la vengeance des Gilets Jaunes ailleurs que dans les grandes villes.

  2. En constatant que le régime de Macron profite des exactions pour passer des lois liberticides, nous sommes de plus en plus nombreux à penser qu’il laisse libre cours aux casseurs chaque fois qu’il faut restreindre les libertés des français.
    Il n’est pas nécessaire de déployer de gros moyens pour obtenir des résultats médiatisables. Lors de l’acte XIII du 9 février, un seul type, suivi par la police durant toute la journée, est parvenu à incendier plusieurs véhicules, dont une kangoo de l’opération Sentinelle et la Porsche du chef cuisinier Etchebest. Deux trois types bien motivés peuvent discréditer plusieurs milliers de manifestants pacifiques et, en poussant le cynisme, certains pourraient même en profiter pour les accuser de complicité.
    En tout état de cause, ce qui se passe aujourd’hui en France est proprement sidérant. Les français font face à un pouvoir qui est près à tout, y compris à revenir sur des pans entiers des droits fondamentaux, pour poursuivre un programme que les français ont rejeté à 55% en 2005 et qui leur a été imposé en 2006. Ce programme conduit au démantèlement de tous les systèmes de solidarité et à leur privatisation. Ce qui se passe aujourd’hui dans les EHPAD, pour ne citer qu’un exemple, préfigure ce que seront les rapports entre les entreprises toutes puissantes et les employés dès lors que l’Etat ne sera plus assez fort pour imposer des barrières et des règles. Notre passivité face à ce qui se passe prépare un futur peu enviable pour nos enfants.

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