Les fous de la Maison Blanche

Par Romain Cro – Le 03 mars 2022

Il y a un moment, il faut arrêter de faire le jeu des États-Unis, cesser les fausses postures, et stopper d’urgence les prises de décisions hâtives.

Aujourd’hui, on nous parle de réécriture historique lorsqu’on met en avant ce que sont devenus les «non» accords OTAN/Russie (1990, 1997). Pourtant en 2019, le journal Le Monde, dans une vidéo sur le site Youtube, nous expliquait que des accords existaient bien, et que l’OTAN ne les avait pas respectés https://www.youtube.com/watch?v=rgNXGEtwM60&t=941s&ab_channel=LeMonde

En 2006, était diffusé sur la chaîne Canal+, en partenariat avec Planète, et Télé Canada, un documentaire de la journaliste Manon Loizeau, «Comment la CIA prépare les révolutions colorées». Ce documentaire revenait sur les moyens mis en œuvre par les États Unis, sous la direction de certains politiques de hauts rangs pour retourner les opinions populaires dans les pays de l’est et les faire basculer dans le camps américains. https://www.youtube.com/watch?

Si on objectif est que l’on cesse de se voiler la face, par peur de l’Oncle Sam, alors on en arrive à une conclusion très pertinente, celle d’une guerre idéologique menée contre la Russie depuis plus de vingt ans, et contre d’autres pays, coupables de ne pas vouloir se soumettre au diktat des USA.

Alors oui, lorsqu’en 2014, l’ambassadeur des États Unis, Geoffrey Pryatt, accompagné de la sous secrétaire d’état, Victoria Nuland, entre autres personnalités du monde politique ou simples intellectuels occidentaux, à l’instar du français BHL, se permettent d’haranguer la foule Place Maidan, en pleine révolte populaire, ça s’appelle, que ça plaise ou non, de l’ingérence flagrante.

La France se laisse entraîner, depuis bien trop longtemps, et contre l’avis d’une majorité de sa population, dans une dérive idéologique dangereuse, par les États Unis. Ne pas vouloir comprendre une vision géopolitique basée, entre autres, sur la Théorie Heartland de Mackinder, ou sur une extension de la Destinée Manifeste adaptée à l’ensemble mondial, c’est ne pas comprendre les futurs enjeux mondiaux.

Refuser d’admettre que pousser une nation dans ses retranchements, c’est la pousser à la guerre, c’est se mentir à soi-même. Les USA agitent volontairement le chiffon rouge, depuis vingt ans, face au taureau russe. Jouer les vierges effarouchées lorsque la guerre finit par éclater, c’est un pur scandale.

Refuser d’admettre que lorsque une nation s’octroie le droit de condamner d’autre nations, parfois alliées (la France y a eu le droit) en se basant sur des lois nationales, c’est refuser d’admettre qu’il y a une dérive impérialiste dangereuse. Or depuis plusieurs décennies, les USA condamnent à tour de bras, quiconque n’aurait pas respecté leurs lois. Les USA sont en roue libre depuis un moment et aucun autre pays semble pouvoir les arrêter!

Pire encore, pour un conflit, et j’ose le dire, volontairement provoqué par les USA, certains pays, ou certaines organisations, ont récemment trahi leur propre engagement historique de neutralité. Et ça ne semble absolument gêner personne du coté des moralistes anti-guerre, ne comprenant même pas qu’ils sont les premiers responsables, et que leurs postures encouragent les USA.

Il serait temps de se réveiller et de comprendre face à quel monstre on se trouve, et quel jeu il est en train de jouer. Oui, les USA ont été les sauveurs d’une Europe suicidaire, mais depuis, ils sont devenu un ogre affamé.

Il est urgent pour la France et l’Union Européenne de saisir la réalité de la situation, d’en tirer les conclusions qui s’imposent, et de freiner d’urgence un pays devenu hégémonique et incontrôlable.

Romain Cro.

1 réflexion au sujet de « Les fous de la Maison Blanche »

  1. Conflit en Ukraine, vers une guerre de plus grande ampleur ?
    29 août 2014
    Plus de six mois ont passés depuis la révolution du Maïdan, ayant provoquée la chute de l’ancien président, et l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement pro USA et Union Européenne, comptant dans ses rangs plusieurs membres de groupuscules néo-nazis.
    Depuis, une partie de l’est de l’Ukraine, russophone et russophile, est entrée en résistance et continue son combat, refusant toujours de faire allégeance au nouveau pouvoir en place.
    Notons que le régime de Kiev, pour tenter de faire tomber les « rebelles », n’a pas hésité à rentrer en guerre ouverte contre sa propre population, n’a pas hésité à envoyer l’armée, et n’hésite pas à bombarder les positions des résistants, sans tenir compte des populations civiles innocentes.
    Rappelons que lorsque la révolution a éclatée en début d’année, l’ensemble des élites occidentales se sont émus du sort réservé aux manifestants qui, à l’époque, ont été reçus par les forces de police, à coup de gaz lacrymogène.
    Le « gaz qui pique les yeux », semble choquer bien plus les petits BHL en herbe, que les balles et les bombes de l’armée ukrainienne. De plus, nous sommes loin de la dizaine de morts causés par l’honteuse manipulation des snipers de la place Maïdan, qui, au service d’agitateur étrangers, firent autant de victimes du côté des forces de l’ordre que des manifestants.
    L’empire atlantique (USA + UE), soutien du régime de Kiev, a réussi une nouvelle fois, après l’Irak, la Libye et la Syrie, à créer un chaos sans nom, mais cette fois ci, au sein de l’Europe continentale, simplement, ne l’oublions pas, pour tenter de réduire un peu plus la zone d’influence russe.
    En réponse, le président russe, Vladimir Poutine, a infligé une défaite diplomatique humiliante aux occidentaux, principalement en réintégrant la Crimée dans les frontières de la Russie.
    Après plusieurs sanctions économiques, la Russie a elle aussi décidé de prendre des mesures contre l’occident, ainsi, elle a cessée d’importer de nombreux produits alimentaires, entraînant des difficultés pour certaines sociétés européennes.
    Alors que les diplomaties européennes et américaines tentent d’imposer le nouveau régime ukrainien à la planète entière, la résistance à l’est de l’Ukraine réussit à faire face à l’armée, et voit arriver dans ses rangs des combattants européens, dont certains sont d’anciens militaires français (chose à souligner).
    Si au sein de l’UE, les peuples commencent, petit à petit, à s’opposer par les urnes aux dirigeants apatrides et ultra libéraux, en Ukraine, c’est en combattant les armes à la main, qu’une partie de la population a décidé d’être seule maîtresse de son destin.
    Reste une interrogation, les élites mondialisées, opposées à la Russie (peut être le dernier rempart contre la soumission totale des populations à une mondialisation folle), iront-elles jusqu’au conflit armée pour tenter de remporter cette bataille au combien capitale ?

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

error: Content is protected !!
%d blogueurs aiment cette page :