L’Etat islamique infiltre-t-il l’armée française ?

Publié par Bob Woodward, le 2 juillet 2016

decryptnewsonline.com


Mes remerciements à Marie-Pierre LOZANO-PAGAN qui m’a signalé cet article que je vous recommande aujourd’hui. //RO


 

Le phénomène de radicalisation touche aussi l’armée. Un rapport parlementaire daté du 22 juin et présenté par la commission défense de l’Assemblée nationale indique que l’armée surveille de près plusieurs dizaines de militaires.


Interrogé par les députés Olivier Audibert Troin (député du Var LR) et Christophe Léonard (député des Ardennes PS), le général Jean-François Hogard, directeur de la protection et de la sécurité de la Défense (DPSD), a indiqué qu’il suivait en priorité une « cinquantaine de dossiers de radicalisation » dans les rangs de l’armée. Pour les détecter, la DPSD se base sur des signalements émis en interne. Elle engage ensuite des recherches et « des opérations de renseignement de durée variable » pour évaluer la dangerosité de l’individu signalé. « Les investigations se mènent systématiquement à charge et à décharge », décrivent les auteurs du rapport. De fait, « le nombre de cas évolue en permanence », les signalements n’étant pas toujours pertinents. « Notre traitement doit être prudent, car il faut éviter de stigmatiser certaines personnes, faute de quoi on risque de les pousser dans les bras de l’ennemi », a expliqué le général. « Il faut savoir distinguer des cas de réelle radicalisation de ce qui peut n’être que l’expression d’un refus de la discipline ou d’un simple mal-être, et veiller à limiter les effets de stigmatisation, qui nuisent à la cohésion dont ont besoin les armées », a-t-il par ailleurs prévenu.


L’armée est toute aussi vigilante sur ses recrutements. Chaque candidat fait l’objet d’un « contrôle élémentaire », qui vise à évaluer le degré de confiance qui peut être accordé à l’individu. Il est conduit par les personnels du centre national des habilitations défense (CNHD). « L’objectif est d’écarter du métier des armes les profils présentant une dangerosité pour la défense », soulignent les députés. Selon le général Jean-François Hogard, « l’immense majorité des recrues ont un profil sûr ». Au total, 92 % des candidats à l’engagement bénéficient d’un avis ‘sans objection’ de la DPSD, souligne-t-il. Les 8 % restant se voyant attribuer d’un avis ‘restrictif’ ou ‘défavorable’ lié à une vulnérabilité ou à un antécédent constitué.


Parmi les cas connus de radicalisation dans l’armée, on se souvient de Manuel Broustail, cet ancien militaire français converti à l’islam. En août 2014, il avait été radié de l’armée après avoir fait l’objet d’un signalement pour sa radicalisation. Il aurait basculé lors d’une mission à Djibouti en 2008 pour le compte du 6e régiment du Génie d’Angers. Après les attentats de Paris, il avait été arrêté puis assigné à résidence. Alors qu’il se rendait au Maroc en mars dernier, il avait été interpellé à la descente de l’avion à Fès, en possession de plusieurs armes blanches, déjouant ainsi tous les contrôles de sécurité. En plein état d’urgence, comment est-il possible d’embarquer avec, dans ses valises, quatre couteaux de cuisine, une machette, deux canifs, une matraque rétractable, une cagoule noire et une bonbonne de gaz? Alors qu’en principe, les voyageurs et leurs bagages sont passés au crible avant chaque embarquement, Manuel Broustail, ancien militaire converti à l’islam, est manifestement parvenu à déjouer toute vigilance. Dimanche dernier, sans être inquiété, il a pu monter à bord du vol 4428 de Ryanair qui décollait de l’aéroport de Nantes-Atlantique. Il a toutefois été arrêté dès son arrivée à Fès, au Maroc, raconte le quotidien régional Presse Océan.


Cette arrestation à l’aéroport de Fès n’est toutefois pas le fruit du hasard. L’individu avait été signalé aux autorités marocaines par la France. En effet, Manuel Broustail avait été arrêté en novembre dernier à Angers (Maine-et-Loire) après les attentats de Paris. Puis il avait fait l’objet d’une assignation à résidence jusqu’à la mi-février.


D’après la police et la notification de son arrêté d’assignation à résidence, il avait été radié de l’armée en août 2014, après avoir fait l’objet d’un signalement en avril 2013 pour sa radicalisation qui serait intervenue lors d’une mission à Djibouti en 2008 pour le compte du 6e régiment du Génie d’Angers. Depuis, selon les services de renseignements, il s’était affirmé comme le leader d’un groupe de musulmans radicalisés à Angers, organisant même à l’occasion «des entraînements de type paramilitaire».


Au printemps 2015, il a fait part de son désir de partir s’installer dans un pays musulman, en l’occurrence le Maroc, où il a trouvé un pied-à-terre à Sefrou, près de Fès. Sa femme et sa fille sont venues le rejoindre en juin 2015. Il est ensuite revenu en France pour régler des formalités administratives et personnelles.


Toujours selon les renseignements, il représentait «une référence en matière de pratique religieuse fondamentaliste auprès de la mouvance radicale musulmane angevine». Par ailleurs, il rendait régulièrement visite à un détenu de la maison d’arrêt qui projetait de partir pour la Syrie.


Lire la suite sur http://www.decryptnewsonline.com

 

 


 

 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

5 thoughts to “L’Etat islamique infiltre-t-il l’armée française ?”

  1. Bonsoir Colonel, je vous lis en fin de semaine comme d’habitude…ainsi que vos lecteurs, et j’aurais souhaiter vous contredire mais, hélas…et c’est au dessus du ressenti; oui tous les pores de la nation sont infiltrés même les plus sensibles qui cimentent nos générations futures à savoir l’éducation, les formations supérieures.Le combat est idéologique. Le plus dur…Bon week-end à vous, cordialement.

  2. ILS sont partout ! Dans l’Armée de Terre, de l’Air, dans la Marine etc…Mais aussi et malheureusement, dans certains laboratoires, hôpitaux, cliniques, aéroports. Chez FLICS et GENDARMES. Nous sommes vraiment plus que mal « barrés » le jour où ils recevront l’ordre de nous éliminer façon hallal, en commençant par nos Militaires, nos Flics et nos Gendarmes.

    Cela dit, sans oublier les sinistres représentants de notre gouvernement actuel et le précédent. Mais si voyons, car les collabos à l’ismal radical sont des islamistes radicaux !!!

    Vous avez LU l’article paru aujourd’hui sur ce brave curé de MERIGNAC ? Celui qui ne chantait pas tout récemment : « Mes bien chers frères, mes bien chers Soeurs, pas de boogie woogie avant de faire votre prière du soir « , mais plutôt « Vous Catholiques de Mérignac, venez tous fêter la fin du ramadan à Mérignac, le 6 JUILLET 2016 à la Mosquée Essalam ! Mais de quelle mosquée parlez-vous mon Père ? Celle des SALAFISTES pardi !

    En…en…bon, je modère mes propos donc : Enfoiré de Curé que celui-là ! Il n’est qu’ un digne collabo de l’ISLAM radical en Gironde et rien d’autre.

    Mon Dieu que laissez-vous faire au Nom de l’Eglise Catholique ?

  3. cela fait un paquet de temps. Je suis persuadé qu' »ils » font des contrats courts pour apprendre le maniement du matos et arrêtent. Il y a eu des manoeuvres dans mon village il y a pas mal d’années. Les habitants du village ont tous constatés la même chose. Beaucoup de français magrhebins parmi la troupe ce qui en soit n’est pas mal mais surtout leurs regards fermés, pas un sourire, pas de réponse à nos questions alors qu’ils étaient en statique. On se regardait,nous les blancs autochtones habitués à aux manoeuvres depuis les années 60,…il y avait comme un malaise……..

  4. bien sûr qu’ils infiltrent l’armée, la police, les services secrets pour savoir comment contourner les défenses.
    c’est évident, c’est « la base ».

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.