L’hyménoplastie, une mode française ?

Gabrielle Cluzel – Le 09 avril 2019 – Causeur

Là où je parlais de « foutage de gueule », Gabrielle Cluzel, en termes plus châtiés, parle de « tourner autour du sujet sans jamais l’aborder ». Néanmoins, à ce rythme là, les médias vont finir par nous faire détester les victimes et adorer leurs bourreaux… //RO

© Pierre Duriot

Lorsqu’un magazine évoque l’année du Tigre, du Rat ou du Cochon et les festivités auxquelles elle peut donner lieu, dans le XIIIe arrondissement de Paris notamment, les journalistes, évidemment, n’illustrent pas leur propos avec deux paysans aveyronnais réveillonnant au retour de la messe de Minuit. Ils essaient de trouver une photo adaptée avec, par exemple, des lanternes et des dragons en papier. Ils osent même lâcher le mot « chinois », ayant remarqué, parce qu’ils sont perspicaces, que ces coutumes étaient importées.

Gageons que si, dans ce quartier, la mode des petits-pieds-serrés se répandait, on serait capable de poser et d’exposer calmement, sans que personne ne s’énerve ni ne se vexe, l’hypothèse d’une explication culturelle.

Pourquoi ce qui est dicible pour cette population-ci est indicible pour cette population-là ?

En écho au magazine Elle qui en a fait un dossier, RTL évoque le sujet de l’« hyménoplastie ».

« Mariage : de plus en plus de Françaises se font opérer pour redevenir vierges », tel est le titre. L’illustration montre un couple de jeunes mariés semblant droit sortis de Saint-Sulpice. À croire que la mode de l’hyménoplastie est tombée du ciel, comme une sorte d’EVNI : engouement volant non identifié.

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

3 thoughts to “L’hyménoplastie, une mode française ?”

  1. Pour garder sa virginite,
    on m a toujours dit qu une fille la jupe relevee courrait plus vite qu un garcon le pantalon baisse

  2. En fait ces affaires de virginités réparées ne sont pas très nouvelles, mais on n’en parlait pas !
    A 2.500 E cette femme a du recevoir un ravalement hyménal de deuxième catégorie… La SÉCU a remboursé ?
    Mais bon, pourvu qu’on montre du sang si on ne sacrifie pas un malheureux pigeon comme je l’ai vu de mon temps en AFN ….
    Au Mexique, dès les années 60, à Ciudad Juarez on voyait des pubs ici et la, y compris dans les bordels de l’Avenida du 4 septembre ! On me dit qu’une fille avait été si bien réparée SGDG, qu’il fallu l’intervention d’un chirurgien pour permettre au très heureux époux de démontrer sa virilité.
    Que d’histoires pour rien !!! Mais si c’est la mode… même conne, Vive la mode !

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