L’opération Barkhane, un « permis de tuer au Sahel »

Par Lauren Bigot, le 02.11.2015

Le Monde

 

Tribune. Depuis l’intervention française au Mali, le ministère de la défense se félicite régulièrement de la« mise hors de combat » de présumés terroristes. L’armée française administre la peine de mort, alors que la France l’a abolie en 1981 et que sa diplomatie promeut l’abolition partout à travers le monde. Ce curieux paradoxe vient de l’absence de réflexion sur la manière de lutter contre le terrorisme.

La France a épousé la conception américaine de lutte contre le terrorisme, la fameuse war on terror, sans en mesurer les conséquences et surtout sans en constater la tragique inefficacité. Il suffit pour s’en convaincre de regarder dans quel état se trouvent l’Afghanistan et l’Irak pour comprendre combien cette stratégie est un échec. Un échec total. Le Mali ne fait pas exception à la règle. Dix-huit mois après le début de l’intervention française, la situation sécuritaire dans le Nord est des plus précaires malgré la présence militaire internationale, et la situation à Bamako aussi dégradée qu’à la veille de la chute du président Amadou Toumani Touré.

 

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Lauren Bigot est un ancien diplomate français devenu consultant indépendant.

Illustration : Un soldat espagnol engagé dans l’opération « Barkhane » patrouille près de la base française des environs de Gao, au Mali, le 2 janvier. CRÉDITS : DOMINIQUE FAGET / AFP

 

 

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