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Mélenchon, l’homme qui rêvait d’être Mitterrand et qui devint Marchais

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Le Figaro

 

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Je suis tenté de dire : « en plein dans le mille » pour ne pas être aussi vulgaire que Jean-Luc Mélenchon. Merci à Christine Clerc pour cet excellent billet. Pas plus tard que ce matin, je comparais moi-même cet… homme à Georges Marchais, à la différence que le second était moins, beaucoup moins vulgaire. Mélenchon me donne la nausée. //RO

Lire aussi : « Le lendemain de l’émission » sur son blog

 


FIGAROVOX/OPINION.- Après le passage mouvementé du leader de la France insoumise à l’Émission politique la journaliste Christine Clerc analyse la dérive de celui qui se voudrait «président littéraire» et finit dans le rôle de l’amuseur public.


Christine Clerc est journaliste politique. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages dont un portrait croisé de De Gaulle et Malraux. De Gaulle et Malraux, une histoire d’amour(Nil, 2008).


Elle avait pourtant tout fait, Léa Salamé, pour amadouer Jean-Luc Mélenchon, invité l’autre soir de son «Emission politique»: non seulement elle avait évité de parler du cas Raquel Garrido, l’ancienne porte-parole du leader de la «France Insoumise», passée chez un représentant du grand capital, Vincent Bolloré, mais elle n’avait pas manqué de rendre hommage, tout sourire, à l’exceptionnelle «culture littéraire» du tribun Mélenchon. Un très bon truc, déjà utilisé avec succès par Édouard Philippe: vedette en septembre de la même émission, le Premier ministre ne manqua pas de saluer «le talent et la culture» de son «premier opposant». Alors, comme jeudi soir, on vit l’enfant de Tanger, titulaire d’une licence de philo obtenue à Besançon ( la ville natale de Victor Hugo) avant de devenir prof au lycée de Lons-Le Saulnier, ronronner. Certes, il a collectionné d’autres titres: conseiller général de l’Essonne sous le règne de François Mitterrand, député, ministre délégué à l’Enseignement professionnel dans le gouvernement de Lionel Jospin et enfin sénateur socialiste puis chef de parti, Mélenchon peut s’enorgueillir d’une assez belle carrière politique, qui l’a mené à la quatrième place aux dernières présidentielles, sur les talons de François Fillon.

Il n’a jamais oublié que François Mitterrand, qu’il admira tant, lui lança un jour «Marchez votre chemin!» Arpentant les podiums en parlant aux «gens», c’est avec le premier président socialiste de la Ve République qu’il continue, en fait, de dialoguer: «Je marche, Monsieur!» sourit-il intérieurement avant de clamer face à son public «Je suis le seul artiste poète en politique!». Oui, un «président littéraire», voilà ce que Mélenchon rêvait d’être. Parlez-lui donc du Victor Hugo des «Misérables» ou de «La Rose et le Réséda» d’Aragon, et vous le verrez s’arrondir dans son fauteuil comme un gros matou et sourire comme un enfant de 66 ans qui a vu le Père Noël. Car rien ne peut flatter davantage ce «Sans-culotte» à la cravate rouge, que de le traiter en pair de l’écrivain aristo Jean d’Ormesson – qu’il admire au point de l’attendre une heure dans un couloir à la sortie d’une émission TV et qu’il appelle, tout fier ( depuis que l’Académicien l’a reçu chez lui à déjeuner) «mon pote».

Lire la suite sur http://www.lefigaro.fr

 

About the author / 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l’Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST – Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales – INALCO Paris. Ex-DGSE.

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