Minute cynique… par Pierre Duriot

Le 20 juin 2019 – Le Colonel 3.0

© Pierre Duriot

Minute cynique… les services du premier Ministre proposent un cannabis d’Etat, cultivé par des agents de l’Etat, vendu par des agents de l’Etat, régulé par les agents de l’Etat… qu’est ce qu’il lui prend au gouvernement ? Il veut supprimer des fonctionnaires, privatiser le chômage, l’éducation, les autoroutes, en attendant les chemins de campagne, la santé, ADP et la Française des jeux, mettre les entreprises de Dijon en concurrence avec celles de Tombouctou et propose de mettre en place un ministère austère des drogués.

Pourtant, c’est une entreprise qui tourne la drogue. Les dealers utilisent l’espace public sans contrepartie, paient les ouvriers guetteurs à la tâche, licencient sans préavis, butent les récalcitrants, organisent la concurrence entre secteurs à la Kalachnikov, ne forment aucun recours à la loi. C’est pas un rêve ultra-libéral ça ? Et ça marche. Avec l’argent de la drogue ajouté à celui des putes et des braquages, le neuf-trois a un PIB qui le situe au quinzième rang des départements français, soit l’un des plus riches, alors qu’en revenu par foyer fiscal, il est l’un des plus pauvres. Ce qui veut dire que la richesse y est produite par des gens qui n’y habitent pas ou qu’elle se concentre entre quelques mains seulement et que les autres vivent des allocs. En résumé, l’argent sale, ultralibéral donc, fait vivre pas mal de monde, paraît-il issu de l’immigration, mais paraît seulement, moyennant certes, la plus grosse délinquance au niveau national. Est-ce un problème ? Ca n’a pas l’air. Alors comme ça Macron fait étudier un fonctionnariat de la drogue alors qu’il semblerait qu’il soit lui-même ultralibéral ? En réalité, il est ultralibéral avec les actionnaires tant qu’il s’agit d’argent propre, entendez, le nôtre, qu’il leur file moyennant le bradage de nos bijoux de famille et une aide aux entreprises qui ne se traduit par aucune création d’emploi et plutôt leur destruction, comme chez Général-Electric. Disons qu’il est ultralibéral, quand ça l’arrange, avec ses copains et étatiste, quand ça l’arrange aussi, pour récupérer l’argent des drogués, au détriment des dealers installés. Je serais eux, je porterais plainte pour concurrence déloyale. Vu comme ça, il se situerait plutôt dans la mouvance Castro, Staline, Mao, pour faire moderne, disons Xi-Jinping. Oui, c’est ça, si on ajoute sa manie de faire dézinguer ses opposants, on le situe bien entre Xi-Jinping et Kim Jong Un… un genre de Kim Jong Deux quoi.

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.