Minute cynique… par Pierre Duriot

Le 11 février 2019 – Le Colonel 3.0

© Pierre Duriot

Minute cynique… Un homme de 25 ans est soupçonné d’avoir incendié un véhicule militaire à Paris, lors de l’acte 13 des Gilets jaunes. Il avait été repéré par les flics en début de manifestation : alors chef, on l’arrête ou on l’arrête pas ? On attend un peu. C’est très sérieux, un rapport de police confirme que Thomas P, soupçonné d’avoir incendié une Kangoo de l’opération Sentinelle près de la tour Eiffel, pendant la manifestation des gilets jaunes, était suivi par la police depuis le début des événements. «Vers 14 heures, il se trouve au boulevard Saint-Michel. Gilet jaune enfilé sur une tenue entièrement noire, le suspect porte un masque et des lunettes de protections à élastiques rouges qui lui cachent le visage», explique le Parisien. L’individu est armé d’un marteau qu’il sort de son sac à dos pour « s’attaquer aux vitres d’une banque ». Alors même que l’on contrôle le matériel des manifestants ordinaires. Ce Thomas brise une devanture en marbre « pour constituer des projectiles qu’il lance ensuite sur les forces de l’ordre », détruit des caméras de surveillance, attaque une voiture de police avec du matériel urbain, vole un ordinateur dans une agence Allianz, cogne avec son marteau et arrache avec un pied de biche, jette des trottinettes électriques, saccage une agence BNP et une concession Renault, incendie la Porsche du chef cuisinier Christian Etchebest… alors chef, on l’arrête ou on l’arrête pas ? On attend un peu. Le coût des dégradations se chiffrerait à des dizaines de milliers d’euros, tout cela en quatre heures. Le gros malin enlève et remet régulièrement son gilet jaune afin de se fondre dans la masse entre deux forfaits et surtout de faire porter le chapeau aux manifestants. Alors chef, on l’arrête ou on l’arrête pas ? On attend un peu. Comme excuse, les policiers préfèrent « ne pas prendre le risque de déclencher une émeute ». C’est curieux, arracher une main ou crever un œil ne déclenchent pas d’émeute, mais arrêter un voyou, ça risque. Bref. Les policiers renoncent à intervenir à plusieurs reprises mais filment ses agissements. Il est finalement interpellé vers 18 heures, après l’incendie du Kangoo militaire, donc, par des policiers en civil, dans le 8e arrondissement. Il est connu du renseignement pour son appartenance à la mouvance anarcho-autonome. Le même jour, des Black-Blocs s’en sont aussi donnés à cœur joie. Alors chef, on l’arrête ou on l’arrête pas ? On l’arrête dès qu’il a bien pourri la manif, après l’incendie de la Kangoo. Peut-être bien que la Kangoo ne faisait pas partie du « contrat ».

http://www.pierre-duriot.com

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

3 thoughts to “Minute cynique… par Pierre Duriot”

  1. Si ce type a pu agir avec autant de facilité avec les Flics « au cul », c’est qu’il est utile à Castaner.

  2. Les policiers en pareil cas arretent le type même s’il y a une opposition mais il est probable qu’aucun GJ ne se serait opposé !S’ils ne l’ont pas arreté c’est très probablement parce qu’ils attendaient l’ordre de l’arrêter ou plutôt le contre-ordre à l’interdiction de l’arrêter. Qui a fait retarder l’arrestation ???

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