Mistrals russes : les dés sont jetés

Par Roland Pietrini, le 15 mai 2015

ATHENA – DEFENSE

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Les dés sont jetés, la cause semble entendue, les deux navires de type Mistral destinés à la Russie ne seront pas livrés. Les conséquences tant politiques qu’industrielles sont encore difficilement mesurables. Il semblerait que Vladimir Poutine souhaite temporiser. En effet, il n’est pas dans son intérêt de montrer que la Russie serait affectée par cette déconvenue. « Le refus de livrer ces navires est évidemment un mauvais signe, mais je vous le dis sincèrement – cela n’affecte en rien notre défense nationale » précisant que la Russie avait conclu ce contrat pour la construction des Mistral avec la France, « avant tout pour soutenir nos partenaires et assurer le fonctionnement de leurs chantiers navals ».

On apprend donc par cette adresse que la Russie peut se passer de cette livraison et que cette commande n’avait que pour but de soutenir le chantier de Saint Nazaire qui en avait bien besoin. Le ton est modéré mais la maîtrise de la syntaxe n’empêche pas l’intention d’humilier, ce qui ressemble à un prêté pour un rendu, après la non représentativité des autorités françaises au 70° anniversaire de la « grande guerre patriotique » à Moscou.

 

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

2 thoughts to “Mistrals russes : les dés sont jetés”

  1. Mauvaise gouvernance, mauvaises décisions et politique étrangère désastreuse ; bref voilà le plus mauvais choix que personne n’aurait pu imaginer en raison du copie/collé de notre politique à celle des Etats-Unis. Les conséquences à plusieurs niveaux seront très néfastes pour notre pays mais ce sont les français et les entreprises nationales qui paieront les pots cassés, le crime d’irresponsabilité ne fait pas encore partie du répertoire des crimes et délits en droit pénal.

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