Mort de Christophe de Margerie : les familles des victimes se portent partie civile

Par Libération, le 4 avril 2015 

Rebondissement dans l’affaire du crash de l’avion de Christophe de Margerie, PDG de Total.

Les familles ne croient pas à la thèse de l’accident.

Le Colonel 2.0 pour sa part, n’y a jamais cru. //RO

Le 20 octobre 2014, Christophe de Margerie, PDG de Total, trouvait la mort dans le crash de son jet à l'aéroport de Vnoukovo, près de Moscou. (Photo AFP)
Le 20 octobre 2014, Christophe de Margerie, PDG de Total, trouvait la mort dans le crash de son jet à l’aéroport de Vnoukovo, près de Moscou. (Photo AFP)

 

Les familles du pilote, du copilote et de l’hôtesse de l’air également décédés dans le crash en octobre dernier portent plainte car ils ne croient pas à la thèse de l’accident, révèle le Parisien.

Le 20 octobre dernier, Christophe de Margerie, le patron de Total, trouvait la mort dans le crash de son avion privé à Moscou. Près de six mois après, les proches des trois autres victimes (le pilote, le copilote et l’hôtesse de l’air) se sont portées partie civile pour faire la lumière sur le crash du jet, venu percuter de plein fouet un chasse-neige se trouvant sur la piste de l’aéroport, révèle le Parisien dans son édition de samedi. La famille de l’ancien PDG de Total en revanche, hésiterait toujours à effectuer la démarche. La société d’intérim Iris qui employait l’hôtesse de l’air a également porté plainte, ajoute le quotidien.

Tout est parti de Patrick Vervelle. L’époux de Ruslana, l’hôtesse de l’air qui effectuait une mission dans le Falcon 50 du PDG de Total, ne croit pas à la piste de la «négligence criminelle» du personnel de l’aéroport, privilégiée par la police russe. L’enquête comprend selon lui plusieurs éléments troublants : «que faisait non loin des pistes un convoi de trois déneigeuses alors qu’il n’y avait pas de neige ?», s’interroge-t-il dans le Parisien. Le mari de l’hôtesse de l’air se demande également pourquoi Vladimir Martynenko, le conducteur de l’engin qui a causé le crash, a quitté le convoi pour se diriger vers la piste. Autre incohérence : les explications de la police pour expliquer ce comportement pour le moins surprenant. «La police a affirmé qu’il était ivre alors qu’il n’avait que 0,6 g d’alcool dans le sang», s’étonne-t-il. Difficile également pour lui de croire que le conducteur se soit perdu, étant donné qu’il travaillait depuis dix ans dans cet aéroport.

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