Ni putes, ni soumises mais ultra subventionnées depuis 10 ans

5 avril 2013

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Cela fait aujourd’hui 10 ans que l’Etat soutient l’action de l’association « Ni putes Ni soumises ». La mission de cette association est de ramener la République dans les cités, aux frais du contribuable.

Véritable place forte du pouvoir socialiste, l’association Ni putes Ni soumises ((NPNS), qui a fêté le 4 avril ses 10 ans, est un lieu d’enjeux économiques et de pouvoir.

Le financement de l’association qui revendique 9000 membres et compte 9 salariés provient essentiellement de subventions publiques. Toutes les strates de l’administration participent au pactole.

  • En 2004, la Mairie de Paris avait accordé une subvention de 30 000 euros.
  • En 2008, le Conseil général de Paris lui a versé 40 000 euros de subventions.
  • Le Conseil régional d’Ile-de-France a quant à lui décidé officiellement d’arrêter les cadeaux mais continue de verser des fonds aux filiales régionales de l’association.

Ressources : des fonds publics à 95 %

Budget previsionnel 2013 Ni putes Ni soumisesDans son budget prévisionnel pour 2013 (donc appelé à évoluer), l’association avance le chiffre de 490 700 euros de subventions publiques (22 500 euros d’aides privées) et de 10 200 euros de cotisations, dons ou legs pour un budget total de 518400 euros.

A l’aune de ces chiffres, il appert donc que près de 95 % des ressources de l’association proviennent de l’argent du contribuable, et que moins de 2 % des fonds de NPNS sont issus des membres de la structure.

Ni putes Ni soumises a notamment budgété une aide financière de

  • 25 000 euros du ministère de l’Education nationale,
  • 15 000 euros des Affaires étrangères,
  • 55 000 euros en 2 fois de la direction générale de la cohésion sociale…

Dernière subvention en date, celle de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé).

92 500 euros ont été votés, le 19 mars 2013, lors du conseil d’administration de l’agence. Une autre aide de 40 000 euros déjà versée en 2012 devrait être reconduite cette année.

L’Acsé avait distribué 255 000 euros en 2011 pour financer des postes et une plate-forme d’accueil des victimes.

Une gouvernance contestable

Les dirigeants des NPNS exercent le pouvoir à leur manière. Fadela Amara, ancienne présidente, était entrée au gouvernement Fillon. Elle logeait son frère dans son appartement de fonction.

Son conseiller politique et compagnon, Mohammed Abdi, avait été condamné par la Cour de cassation à la mi-octobre 2007 à 18 mois de prison dont douze avec sursis pour escroquerie à la formation. Il était également co-fondateur de NPNS…

, présidente jusqu’en 2011, avait du démissionner à cause d’un mail anonyme dénonçant des dérives. Ce courrier évoquait des factures de taxi, de frais de bouche et de téléphone, exorbitantes.

Des employées s’étaient plaintes. Fait avéré, les deux sœurs de Sihem Abchi siégeaient au conseil d’administration…

Joyeux anniversaire !

Auteur : L’Observatoire des subventions et son site d’information sur l’argent public sont une composante de Contribuables Associés – Notre but : tenter d’installer un peu plus de transparence là où l’opacité est la loi du genre. Notre premier cheval de bataille a été les subventions aux associations. Mais nous avons ouvert le « champ de tir » aux gaspillages d’argent public en tout genre : dépenses somptuaires, clientélisme, dysfonctionnement de l’État et des collectivités locales…A lire aussi :

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.