Notre-Dame était en danger: un rapport (oublié) l’affirmait en 2016

Richard Werly, Paris – Publié vendredi 19 avril 2019 – Le Temps

Il y a quelques jours, une ministre du gouvernement (je ne sais plus laquelle) ironisait sur une chaine d’informations non-stop en clamant « Oui, on connait! On nous cache tout on nous dit rien… » Une fois encore, la réalité est là. Et les révélations nous parviennent, une fois de plus, de l’étranger. Ici, l’Italie dont on connait l’attachement à ses propres monuments historiques. Et donc voilà. Je pose ça là. Cet article a été publié en premier sur Médiapart. //RO

© Pierre Duriot

La presse italienne regorge d’articles sur le sujet depuis la tragédie de Notre-Dame. En 2016, le rapport d’un chercheur italien, spécialiste des questions d’incendie, alertait sur le risque majeur de catastrophe pour la cathédrale de Paris. Problème: commandité par le CNRS, ce document aurait été mis sous le boisseau…

Le quotidien économique italien Il Sole 24 Ore l’a détaillé dans un long article paru dès le 16 avril, soit au lendemain de l’incendie qui a mis à bas le toit de Notre-Dame de Paris: l’hypothèse d’un feu susceptible de dévaster la fameuse «forêt» de poutres, la charpente séculaire de la cathédrale, avait été très sérieusement évoquée en 2016 dans un rapport de l’universitaire Paolo Vannucci, spécialiste des questions d’ingénierie mécanique à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

Plus étonnant encore: ce rapport, dont l’auteur est un spécialiste de la structure des monuments historiques et de leur capacité à résister aux chocs sismiques ou thermiques, avait été commandité par le CNRS, le Centre national français de la recherche scientifique. Lequel n’a ni mentionné ce document, ni le nom de ce chercheur dans sa liste d’experts adressée aux journalistes le mardi 16 avril en fin d’après-midi, soit à peu près 24 heures après le sinistre. Il Sole 24 Ore cite en particulier un extrait du rapport selon lequel «la concentration de poussière, stratifiée au cours des siècles, peut avoir un effet explosif. Effet pouvant être activé par un court-circuit ou simplement par les fils électriques des systèmes d’alarme de l’échafaudage utilisé pour les travaux de rénovation»…

https://www.letemps.ch/monde/notredame-etait-danger-un-rapport-oublie-laffirmait-2016


Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

One thought to “Notre-Dame était en danger: un rapport (oublié) l’affirmait en 2016”

  1. poussiere oui mais détecteurs non.Ils sont sur batterie bien évidemment pour pallier à une coupure de courant. De plus pas d’électricité dans cette forêt et l’ascenseur source d’électricité était à l’extérieur et pas accolé à la façade…et seul le montage de l’échafaudage était en cours ( clef de 22 et marteau, pas de source de chaleur)
    vidéo, mettre le son , entre la premiere et la deuxieme minute…

    https://youtu.be/tZo-XCl8BTs

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