Ode aux bobos !

Publié par Guillaume N. le 18 juin 2015

Le Bréviaires des Patriotes

Un regard sans concession sur les bobos de gauche et de droite. Rafraichissante cette lecture. //RO

(source de l'image : Wikimedia CC)
(source de l’image : Wikimedia CC)

 

Devant tant de bavardage, de vilipendage, de mépris pour cette catégorie sociale et culturelle dans notre société post-moderne, je me vois aujourd’hui dans l’obligation d’analyser en eux ce qui provoque tant de gêne à leur égard.

Complexes politiques du bobo

Le bobo vote système. Après tout, comment en irait-il autrement? On ne va pas se lancer à l’aventure et céder au « vote populiste » tout de même!

Le bobo de gauche a une haute idée de la façon dont devrait être conduite la politique: tout d’abord, il ne devrait plus y avoir de divergences politiques entre les pays européens. Ces réflexes d’autodefense nationaux n’ont aucun sens et appartiennent à un temps révolu, en tout cas pas au temps « moderne » d’aujourd’hui. Nous sommes dans le même bateau, nos intérêts communs nous commandent d’adopter la même voie, qu’on soit 6, 28 ou 40 ne change rien à l’affaire.  Il se fait surtout une haute idée de la tenue « solidaire » que les politiques devraient revêtir. En effet, s’ils pensaient un peu moins à leur poste et un peu plus au partage des richesses entre riches et pauvres d’un même pays, et de transfert de pays riche vers pays pauvre, le monde aurait plus fière allure. Une allure qui s’approcherait de l’idée que le bobo de gauche se fait de la conduite du monde tel qu’il devrait être en tout temps et en tout lieu. Le bobo de gauche récuse tout réflexe identitaire, à part ceux venant de pays du Sud. Après tout c’est normal, leur pays est de création plus récente. Et puis c’est beau, c’est coloré, un drapeau de pays du Sud.

Le bobo de droite est tout aussi choqué par les réflexes identitaires de certains. Il pense aussi qu’il s’agit d’un problème d’argent. D’ailleurs, son argent serait très mal géré par ces populistes qui s’en prennent aux « immigrés ».

Les bobos de gauche et de droite ne sont pas d’accord sur tout et en viennent même à le constater au cours d’un débat sans insistance qu’ils pourraient avoir par hasard. Ils participent en cela sans le savoir à faire perpétuer ce théâtre qu’est devenu la politique française et qui oppose facticement deux formations politiques d’accord sur l’essentiel: la poursuite envers et contre tout de cette construction européenne. Même bancale, l’important est de continuer à construire sans se poser de question ou même avoir du recul sur ce qui a été mal construit jusqu’ici. L’optique irréversible du progrès est en ligne de mire. Rien ne pourrait l’arrêter, et sûrement pas des « non » à des référendums adoptés par une majorité « d’imbéciles et d’ignares », incapables de comprendre quoi que ce soit à la politique, a fortiori pas les subtilités byzantines juridiques européennes.

La situation du bobo de gauche et du bobo de droite, quoiqu’elle ne soit pas idéale, n’est pas catastrophique. Ce qui prouve bien que le chemin emprunté depuis des années n’est pas aussi grave que ce qu’en disent les alarmistes de gauche et de droite, populistes, surfant sur les peurs des Français ou encore s’entêtant à imaginer un système alternatif trop illusoire pour avoir une quelconque application. En effet, ses conditions matérielles ne se sont pas effondrées et après tout on peut toujours manger à sa faim tout en profitant de gadgets technologiques toujours plus sophistiqués.

Le bobo de gauche et le bobo de droite ne se bercent pas d’illusion. Ils savent que la réalité est faite de compromis, compromis dont les politiques feraient bien de s’inspirer en constituant un gouvernement « d’union nationale » au lieu de se chamailler sans fin sur leur dos. Le Point et sa tête pensante, FOG, ont bien eu raison de pointer la solution à tous nos maux.

Cul de sac idéologique du bobo

Le problème est que le bobo se leurre. Complètement. Désespérément. Guidé simplement par ses préoccupations matérielles ou ses schémas idéologiques éculés, le bobo est complètement à côté de la plaque, de la réalité et de la marche du monde, qu’il croit percer lucidement au détriment des catégories socio-professionnelles jugées plus « primaires » dans leur jugement, mêlées de peur, de souffrance identitaire et de déchéance sociale. Bref, des tourments qui empêchent de penser bien entendu…  Il sait que la globalisation produit de la concurrence et donc si la France décroche il cède volontiers au masochisme ambiant et aux sirènes des éternels « réformistes » de tous bords.  Il ne se doute pas qu’il s’agit surtout d’une guerre économique. La réalité que lui renvoient depuis trop longtemps les médias traditionnels, surtout sur le monde extérieur à la France, l’a fait entrer dans un monde parallèle fait de « régulation », de « normes », de « contrats librement consentis ». Le problème étant qu’il ne s’agit pas du monde que vivent et subissent la majorité des Français.

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