Opération Sentinelle : graves incidents en marge du meeting de Marine Le Pen

Régis Ollivier, le 18 avril 2017

Le Colonel


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Tandis que Marine Le Pen tenait meeting hier soir au Zénith de Paris, plusieurs incidents, dont l’un dont on ne mesure pas la portée, ont éclaté à l’intérieur et à l’extérieur de la salle comble.

Je ne m’attarderai pas sur l’irruption d’une Femen hystérique sur la scène ou encore celle hurlant au beau milieu de la salle. Il s’agit là de démonstrations relevant de la pure crétinerie. Plus grave mais sans conséquence, l’accueil à coup de cocktail molotov du député Gilbert Collard, qui fort heureusement n’a pas été atteint. Tandis que les casseurs antifascistes se déchainaient aux abords de la salle de spectacle.

Infiniment plus grave, des irresponsables s’en sont pris ouvertement à une équipe de militaires de l’opération Sentinelle. De source propre, j’ai reçu les photos et les vidéos assez tardivement dans la soirée et c’est la raison pour laquelle je n’ai pas relayé l’information immédiatement.

Cet incident est d’une extrême gravité car les casseurs s’en sont délibérément pris à un symbole fort de la République : des militaires en service. Extrême gravité également car l’usage des armes de guerre aurait pu se produire, nos soldats de la force Sentinelle étant en position de légitime défense, et dans le cadre de l’état d’urgence. Ces derniers, des soldats d’élite, des légionnaires, ont réagi avec rigueur, professionnalisme et surtout avec détermination. C’est à dire qu’ils étaient prêts à faire usage de leurs armes de guerre pour défendre leur intégrité physique menacée. Il suffit de regarder les photos et les vidéos pour s’en convaincre. Je les en félicite.

Nos soldats ne sont pas guignols qui font de la figuration. Et je suis persuadé que ces hommes, dans le cadre de leurs attributions, auraient rempli leur mission sans sourciller. Et que l’on ne vienne pas me bassiner avec la riposte disproportionnée à la menace. Un militaire agressé, en armes, use de ses armes pour se défendre. Point barre.

Je ne sais pas si les assaillants étaient sous l’emprise de l’alcool et/ou de la drogue. Mais une chose est certaine, c’est qu’ils étaient sous l’emprise de la connerie.

A ce stade, et sauf erreur ou omission de ma part, je n’ai entendu aucun responsable civil ou militaire dénoncer cet épisode de violence. 

Cet incident, et les autres, illustrent à l’envi le climat délétère qui règne en France au niveau de la société. Tout peut désormais se produire. Il n’y a plus d’exécutif. C’est la loi de la jungle. 

Affolé par les sondages qui suggèrent que le Front National sera présent au second tour de la présidentielle, le gouvernement ne sait plus à quel saint se vouer. L’arrestation de « présumés » terroristes qui prévoyaient un attentat contre François Fillon (sic) vient à point nommé.

Qui sème le vent récolte la tempête. Alors si les casseurs de tous bords veulent se confronter à nos militaires, qu’ils sachent qu’ils le font à leurs risques et périls. Nos militaires ne failliront pas dans leur mission. Et que la racaille ne viennent pas chouiner en cas de mort de l’un des leurs. Prétexte tout trouvé pour mettre le pays à feu et à sang et, pourquoi pas, suggérer aux partants un report de l’élection présidentielle.

En vérité je vous le dis! Tout est possible. 

 


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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

9 thoughts to “Opération Sentinelle : graves incidents en marge du meeting de Marine Le Pen”

  1. L’Etat est aux abonnés absents depuis longtemps, jamais notre pays n’a ainsi été laissé à l’abandon, c’est une honte, les lois et règlements ne sont pas respectés et l’on sent bien que l’équipe perdante se prépare à quitter les affaires en se dégageant de toutes les contraintes régaliennes. Qui sera le « sauveur » ?. Espérons encore un peu un coup de pouce du destin pour retrouver un président qui soit vraiment l’homme d’état que notre pays à besoin.

  2. L’animal blessé a toujours des réactions brutales, imprévisibles et dangereuses. Cette arrestation de dernière minute de 2 islamistes prêts à faire un attentat contre un candidat, F, Fillon ou MLP, m’a laissé vraiment songeur: la précipitation après les échauffourées de la veille a de quoi étonner. Le pouvoir encore en place joue au chat et à la souris avec les éléments capables de déstabiliser le poulain désigné et tous les moyens sont bons pour les torpiller avant la fin de la semaine. Je sais bien qu’on peut croire que je suis dans la droite ligne du complot, mais tout cela paraît tellement bien construit qu’il y a de quoi monter le film sans omission.

  3. honneur à ces légionnaires,

    ces légionnaires surtout ceux du 2° REP que j’ai cotoyé dans de nombreuses OPEX

    Imaginez un seul instant , que l’on de ces décérébrés soit disant anti-fa , ai pu s’emparer de l’arme de l’un de ces légionnaires .

    imaginez un seul instant que ses collègues tirent pour le défendre, blessent ou tuent un de ces chouchous gouvernementaux ( voir la démission du gouvernement dans l’affaire du Notre Dame des Landes et des saccages de la ville de Nantes) .

    Quelle aurait été la réaction de ce gouvernement en fin de course ???

    Quelles aurait été la réaction des présidentiables ???

    En tout cas quel clash dans la société

    incompétence de tous

    Ou se trouve le premier ministre

    ou se trouve le ministre de l’intérieur

    Le ministre de la défense est au abonnés absents .

    pauvre France

  4. Je ne cesserai pas de le dire une sentinelle en armes doit disposer d’une gamme de moyens à sa disposition pour faire face à une menace. Or nos soldats ont un famas et des cartouches Point.
    S’ils étaient , en service, « baionnette au canon » ils auraient en plus une arme redoutable entre leurs mains, qui permet de neutraliser un agresseur même armé d’un couteau ou assimilé sans devoir sauf cas extrême ouvrir le feu, ce qu’ils font rarement.
    De plus un citoyen embroché sur une baionnette ne peut pas dire qu’il se sauvait ou qu’il n’était pas « au contact  » donc agressif.
    Lors des périodes de crise, mes gardes dans le quartier étaient sur mon ordre avec fusil et baionette au canon. Cela impressionnait et les appelés avaient compris que je leur évitait ainsi le dilemme : usage des armes a feu ….ou rien.

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