Le coup de gueule du Colonel – Racolage sur la voie publique

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Alors là, qu’est ce que j’apprends au détours d’un article (Le Lab d’Europe 1) : Najat Vallaud-Belkacem (NVB) souhaite abroger le délit de racolage passif pour les prostituées et pénaliser « par la suite » le consommateur.

Déjà le terme « racolage passif » m’interpelle. Mon dictionnaire précise : action d’attirer les gens à soi par des procédés en général peu scrupuleux.

Les deux termes « passif et action » me semblent en effet antinomiques. Mais bon passons, nous ne sommes plus à une incohérence près avec NVB.

On va donc arrêter de verbaliser les prostituées, les considérer comme victimes et non plus comme coupables. Un des engagements du candidat François Hollande.

Après tout, pourquoi pas. Je suis contre l’abolition de la prostitution.

Néanmoins, cela va devenir plus difficile d’aller aux putes même consentantes. Vous me direz, moi je n’y vais pas. Il est déjà difficile d’établir la traçabilité de la chaîne alimentaire alors celle de la chair fraîche…  parce qu’il n’y a pas de date limite de consommation, ni de date de péremption sur ces produits de grande consommation. D’ailleurs, avec le bol que j’ai, je risque encore d’attraper une chtouille, comme lorsque j’étais jeune. Deux fois aux putes, deux blennorragies. Mais ça…, c’était avant.

Donc, ce sont les consommateurs qui vont être sanctionnés. Enfin, je dis les mecs car l’histoire ne dit rien pour la prostitution masculine, la « normale », avec un homme qui racole une femme. Si, si, ça existe.

Va falloir une brigade spéciale pour les flags car le mec pris la main dans le sac, si je puis m’exprimer ainsi, peut très bien affirmer qu’il racole ……. Bon d’accord, on s’égare.

Faudra faire faire gaffe de ne pas parler avec n’importe qui dans la rue, surtout dans les quartiers chauds.

Bon tout cela doit encore passer par les deux chambres, la haute et la basse. Normal vous me direz pour un délit de prostitution. Il y a bien des vieux et moins vieux lubriques qui voteront contre. La Chambre des députes notamment.

A ce stade, il parait que le calendrier du gouvernement est décousu et contesté. Ça nous laisse du temps.

Bon allez, je vous laisse, je vais mettre le carnet de tirs à jour. Bon dimanche à vous.

Le Colonel vous salue bien.

Source photo : lexpress.fr 2012 – afp

Le Renseignement Français dans la tourmente

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Pointée du doigt dans l’affaire Merah, la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), est en crise. Une crise avant tout interne qui mine les hommes et femmes de grandes valeurs qui composent cette « Centrale ».

Les dysfonctionnements de l’affaire Merah, mis en lumière par un rapport de l’IGPN en octobre 2012, n’ont pas véritablement eu d’effets concrets, si ce n’est le limogeage de son patron, Bernard Squarcini. En interne, cela ne fonctionne toujours pas. 

« Les services sont beaucoup trop cloisonnés, trop hiérarchisés » alarme Yannick Danio, délégué national du syndicat Unité Police (SGP-FO). Pour sa part, Fabien Jobard, chercheur au CNRS et directeur du Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales relativise « toutes les polices du monde sont confrontées à ces problèmes structurels d’échanges d’informations ».

Alors, redonner de la grandeur aux services de renseignements.  C’est en substance le message que veut laisser Eric Denécé, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), en minimisant l’échec de la DCRI dans l’affaire Merah.

« Au milieu de 50 dossiers, n’est-il pas anormal que le moins intéressant, celui de Merah, passe en dernier ?

Quand bien même, les erreurs successives de la DCRI auraient été évitées, Merah serait, je crois, quand même passé entre les mailles du filet », estime-t-il.

La réforme du renseignement ne devrait pas tarder à se lancer. Le travail de la mission d’évaluation doit être remis au ministre de l’Intérieur à la fin du mois.

Le temps est venu de dire que le renseignement est un outil efficace et utile.

Mon commentaire : 

Je suis d’avis, à l’instar de M. Eric Denécé, qu’il faut effectivement (re)donner de la grandeur aux services de renseignements français et pas uniquement à la DCRI.

Il s’agit bien sûr d’un échec, tel qu’en a connu tout récemment la Direction Générale de ma Sécurité Extérieure (DGSE) lors de la tentative de libération de l’otage Denis Allex.

Un rapprochement entre Services semble inéluctable à plus ou moins long terme.

Dans le cadre de l’affaire Merah, je me permets de préciser, sans trahir des secrets d’Etat, qu’il existait bien une réelle collaboration entre la DCRI et la DGSE, chacune dans son domaine de compétences : l’intérieur et l’extérieur. Ainsi, la configuration des postes de responsabilités était idéale.

Deux cadres de la DCRI occupaient à l’époque des postes clés au sein de la DGSE : Patrick Calvar, actuel patron du renseignement intérieur était Directeur du Renseignement et Lucille Rolland dirigeait l’important service de contre-terrorisme.

Il m’est revenu qu’aucun de ces deux hauts responsables n’avait démérité, bien au contraire. Tout au plus pourrait-on reprocher à Lucille Rolland, et à sa décharge, de n’avoir pas eu la « culture maison » de la Piscine

Dans cette affaire, la DGSE n’est pas pointée du doigt car il s’agit essentiellement d’une affaire de sécurité intérieure.

Patrick Calvar, quant à lui, est désormais aux commandes de la DCRI, qu’il connait parfaitement. Son expérience des deux grands Services spécialisés de l’Etat fait de lui un homme incontournable du renseignement français.

Réaction à l’article de 20 minutes du 07/03/2012 et autres sources ouvertes

La poussée islamiste dans les entreprises

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Mon attention a été récemment attirée par une excellente étude publié fin 2010-début 2011 par éric Denécé, Directeur du centre français de recherche sur le renseignement (cF2R).

C’est ce document de 13 pages que je me propose de synthétiser et de commenter pour vous car, criant de vérité, il est aujourd’hui plus qu’hier d’une actualité brûlante.

Sous le titre « La poussée islamiste dans les entreprises« , Eric Denécé nous entraine dans le labyrinthe des multiples manoeuvres islamistes visant à phagocyter et gangréner des pans entiers de la grande distribution en France, mais aussi des transports, des sociétés de sécurité et des syndicats. 

Tout d’abord un chiffre et un premier constat : Sur les 15 millions de musulmans recensés en europe de l’ouest, plus de 6 millions sont installés en France qui est l’état occidental comptant la plus forte proportion de musulmans au sein de sa population.

Depuis le début des années 2000, le phénomène islamiste ne cesse de croître, essentiellement concentré dans les banlieues des grandes agglomérations et les signes de progression de l’islam radical s’observent quotidiennement et se caractérisent par des pratiques en totale opposition avec nos institutions démocratiques et laïques.

Par ailleurs, la lutte contre le terrorisme islamiste a révélé l’existence de filières de recrutement djihadistes sur notre territoire.

Mais les effets de l’islamisme ne concernent pas seulement la sécurité intérieure ; ils touchent aussi la sphère économique.

La pression islamiste s’exerce désormais dans les entreprises, principalement selon deux modalités : le prosélytisme militant et contestataire et le développement de trafics susceptibles d’alimenter la cause du djihad.

L’entrisme religieux : du prosélytisme aux tentatives de prise de contrôle

Selon yves Bertrand, ancien directeur des renseignements généraux,

« le monde du travail est désormais visé, avec, comme cibles, certaines catégories de personnel. Il s’agit évidemment des plus modestes, comme les caissières, les manutentionnaires ou les chauffeurs livreurs ».

La stratégie comprend trois étapes : d’abord le prosélytisme religieux ; puis la prise de contrôle de la communauté musulmane au sein de l’entreprise ; enfin la remise en question des règles de fonctionnement de celle-ci pour imposer les valeurs islamiques.

La tactique est partout la même.

Les islamistes formulent d’abord des demandes pouvant apparaître comme « légitimes » puis, si ces premières démarches n’ont pas provoqué de réaction frontale de la direction ou des autres salariés, les islamistes passent alors à l’action plus ouverte et aux pressions. Les exemples sont nombreux, même si encore peu d’entreprises acceptent de les évoquer ouvertement.

La grande distribution cible privilégiée de l’entrisme islamiste…

Le secteur de la grande distribution apparaît comme le plus concerné. Ce retour à l’islam radical se mesure notamment à travers la multiplication des tenues vestimentaires traditionnelles et l’utilisation de l’arabe lors des dialogues entre individus. On observe parfois des scènes de prière dans les magasins.

L’islamisation ne concerne pas que les clientèles de la grande distribution. Il y a de plus en plus de conversions dans les magasins.

Elles concernent aussi bien les hommes (processus de conversion directe) que les femmes (en majorité par le biais d’un mariage avec un islamiste). Les jeunes diplômés issus de l’immigration (bac+5) sont particulièrement touchés.

Ne trouvant pas de débouchés à la hauteur de leurs espérances, ils n’ont souvent d’autre choix que d’être caissiers en hypermarché. Leur frustration en fait des cibles préférentielles du prosélytisme islamiste. tous ces nouveaux adeptes de l’islam radical sont rapidement plus virulents, exaltés et prosélytes que leurs « initiateurs ».

Un responsable de la sécurité de la grande distribution cite l’exemple de plusieurs jeunes, recrutés en CDI, qui ont changé leur comportement après l’embauche.

Les «beurettes» qui sont employées dans les grandes surfaces constituent la nouvelle cible des islamistes.

Derrière ces premières manifestations visibles de l’action islamiste, plusieurs dangers menacent les hypermarchés implantés à proximité des banlieues sensibles et employant une main-d’œuvre d’origine immigrée ou issue de ces quartiers difficiles :

  • sectarisme interne,
  • apparition de salariées voilées
  • pressions pour « légaliser » le port du voile,
  • boycotts ou tentatives d’interdiction des produits alimentaires présents en rayon.

… mais tous les secteurs économiques sont concernés

Les sociétés de sécurité sont également une cible privilégiée pour les islamistes.

Deux raisons à cela :

  • tout d’abord, le faible niveau de qualification demandé pour les tâches de gardiennage permet aux immigrés sans diplôme d’y trouver un débouché ;
  • d’autre part, en raison de l’Affirmative Action qui a fait son chemin en France, les entreprises de sécurité se doivent de recruter en priorité des individus issus des minorités (« beurs et blacks ») afin que leurs agents de sécurité ne se fassent pas taxer de racisme lors des contrôles. en conséquence, certaines sociétés de sécurité sont complètement infiltrées par des islamistes ou des réseaux de délinquants liés à l’immigration.

Le syndicalisme attire et accueille également de plus en plus de salariés issus de l’immigration et d’islamistes affichés.

La CGT semble un syndicat d’accueil préférentiel pour les islamistes.

Les syndicats des secteurs économiques ont des positionnements très variés sur la question. Pour eux aussi, cette situation est nouvelle. Beaucoup s’interrogent sur la présence d’islamistes parmi leurs adhérents.

Certains ont compris que ce phénomène était un danger majeur. mais ils considèrent que le patronat doit prendre ses responsabilités.

D’autres ont été plus largement phagocytés et entretiennent un silence coupable sur ce phénomène.

La montée en puissance du phénomène islamiste ne concerne pas exclusivement le secteur privé. Il se manifeste également dans la fonction publique, les collectivités territoriales et les associations.

Ainsi, le Secours catholique est confronté de plus en plus fréquemment à des SDF musulmans créant des problèmes car ils exigent le respect de leurs interdits alimentaires, alors même qu’ils viennent recevoir l’aide d’une organisation confessionnelle chrétienne.

Des micro-trafics au gangsterrorisme : les dérives de type criminel

Parallèlement à ces risques de type sectaire, on observe la multiplication de pratiques criminelles dans l’enceinte des entreprises.

Ne croyant plus désormais ni en leurs chances d’intégration dans la société française, ni en la possibilité de voir l’islam leur offrir une alternative attrayante, ils « sombrent » dans la délinquance et les dérives mafieuses.

Les pratiques criminelles revêtent plusieurs formes : vol, cambriolage, agression; détournement de fonds…

Le vol est la fraude la plus courante et la simple.

Ces pratiques criminelles ont deux finalités : d’une part, la délinquance utilisant l’islam comme prétexte ; d’autre part, le financement local du terrorisme.

Une contribution ponctuelle au financement du djihad.

Tous ces financements occultes peuvent servir à financer des cellules djihadistes locales ou des mouvements terroristes étrangers (notamment algériens et marocains).

Les risques d’attentat

La multiplication des pratiques criminelles n’exclut nullement l’hypothèse d’attentats contre les acteurs économiques face aux menaces terroristes, la sécurisation des centres commerciaux et des entreprises de transport est une priorité aussi bien pour les acteurs économiques concernés que pour les services de l’état.

Il ne faut pas écarter l’hypothèse d’un attentat à l’explosif ou à l’aide de substances chimiques dans un hypermarché ou sa galerie marchande, notamment à l’occasion d’animations commerciales majeures (rentrée des classes, noël, etc.).

Ces très grandes surfaces, d’une superficie allant de 5 000 m2 à 20 000 m2, comptent en ces occasions un ratio minimal d’une personne au m2.

D’autre part, la vigilance reste de mise dans les entreprises de transport, notamment celles convoyant des matières dangereuses.

Pour les entreprises françaises, la montée en puissance de l’islam radical représente une nouvelle menace qui doit être assimilée à un risque sectaire davantage que contestataire.

Certes l’islam est en train de remplacer la CGT comme soutien des salariés musulmans dans leurs revendications contre la hiérarchie. mais ce phénomène exprime surtout une volonté de prise de contrôle des comportements et des modes de pensée d’autres salariés afin d’imposer un système de valeur conforme à l’idéologie religieuse extrémiste qu’il préconise.

Il présente toutes les caractéristiques des dangers propres aux sociétés fermées à caractère prosélyte voulant imposer leurs règles au détriment des lois et coutumes ambiantes.

L’islamisme peut ainsi menacer l’intégrité de l’entreprise ; il doit donc être traité de la même manière que les risques représentés par l’église de scientologie ou les autres sectes.

Nous n’en sommes encore qu’à l’identification des signes précurseurs du phénomène.

La poursuite de la recherche des faits est indispensable. elle permettra d’identifier de nouvelles modalités d’action utilisées par les islamistes et de nouveaux secteurs dans lesquels elles s’exercent.

Nous y verrons alors plus clair pour bâtir des réponses. toutefois, la contre-offensive des entreprises devra avoir lieu dans le strict respect du droit du travail, du droit civil et du droit pénal.

Si le gouvernement ne fait pas preuve de plus de fermeté dans les domaines relevant de son autorité, il sera difficile pour les entreprises de le faire à leur niveau.

Commentaires : cet article, qui date du début 2011 est criant de vérité et reste bien sûr d’actualité.

Eric Denécé est un excellent observateur et spécialiste de la question. Les risques qu’il mentionne et qui pèsent sur la grande distribution ne sont pas à prendre à la légère.

J’évoque souvent ces risques avec d’autres spécialistes de la question. Pour le reste, tout est dit. Des méthodes de recrutement des employeurs à la cooptation entre membres d’une même communauté aux exigences de plus en plus provocatrices de ces gens là.

Il y a un énorme travail de surveillance à faire mais ceci est du domaine de la DCRI. Néanmoins, des séminaires de sensibilisation à cette problématique pourraient utilement être organisés par des sociétés spécialisées.

Enfin, précisons que les mesures en faveur du recrutement des personnes issues de l’immigration d’origine islamique ne sont pas faites pour limiter l’ampleur du phénomène.

Sécurité Globale, la poussée islamiste dans les entreprises par Eric Denécé, Directeur du centre français de recherche sur le renseignement (cF2R).

Etude à consulter ici : Sécurité Globale – Eric Denéce

Voir aussi le site des éditions Choiseul