Pillage, destruction, trahison

posté par DF1 en Dimanche 15 décembre 2013
posté par DF1 en Dimanche 15 décembre 2013

 

Le Think Tank « Cartes sur table, des idées pour la gauche » a eu deux idées de génie que le gouvernement envisage de reprendre dans l’espoir de renflouer les caisses vides de l’état:

-Instaurer un impôt sur les revenus fictifs que tire un propriétaire de sa maison du fait qu’il ne paye plus de loyer.

-Supprimer le quotient conjugal « qui est un reflet d’une conception dépassée du couple »

Taxer les loyers fictifs

En réalité, cette idée n’est pas de ce think tank PS, mais de Thomas Piketty qui préconisait cette taxe  dans son livre « Pour une révolution fiscale« .

Le raisonnement est le suivant: Un propriétaire est fiscalement favorisé car il occupe son logement principal au lieu de le louer, il n’est donc pas imposé sur les revenus tirés de la location. Occupant son logement, il n’a pas de loyer à payer, il est donc doublement favorisé. Il faudrait donc inclure dans son revenu imposable un loyer fictif, celui qu’il paierait s’il n’était pas propriétaire et cela pour compenser les inégalités avec les locataires. Si ce propriétaire n’a pas fini de rembourser son prêt d’accession à la propriété, on déduirait les intérêts de la dette de son imposition.

Ce raisonnement occulte deux choses:

– Un propriétaire qui rembourse un prêt n’est propriétaire que sur le papier, le vrai propriétaire est la banque.

– A ce titre, le remboursement correspond à un loyer. Il est donc au même niveau d’égalité qu’un locataire.

Un telle taxe rapporterait 5,5 milliards d’euros de recettes pour l’État. Le  Conseil d’analyse économique dans son rapport remis au premier ministre le 10 septembre 2013, dit ceci:

« en effet, lorsqu’un ménage est propriétaire de son logement, il perçoit une rémunération en nature (des services de logement) que l’on peut évaluer au montant qu’il devrait acquitter s’il était locataire, ou bien à celui qu’il percevrait s’il louait le logement à un autre ménage Ces revenus, appelés « loyers implicites », représentent plus de 120 milliards d’euros, soit 75 % des revenus fonciers totaux. »

Il semblerait que cette mesure ne soit pas encore à l’ordre du jour, affirme Cecile Duflop.

Réformer le quotient conjugal

C’est Vallaud Belkacem qui s’y colle, à croire que être une femme au gouvernement consiste à surpasser les hommes en idées injustes, imbéciles et idéologiquement très contestables voire un tantinet dictatoriales.

L’état part d’un constat: Le quotient conjugal est une « niche fiscale » et « favorise l’inactivité des femmes ». Cet avantage  coute de 5,5 milliards d’euros, d’après le Trésor, à 24 milliards d’euros, selon la Cour des comptes. Plus que mettre ces « feignantes » de femmes au travail, le vrai intérêt de l’état à supprimer le quotient conjugal sont les recettes supplémentaires que cette réforme rapporterait pour combler un trou sans fond creusé par une sécurité sociale généreuse en « aides humanitaires », une éducation nationale au personnel pléthorique, un gouvernement au train de vie indécent et une Europe qui se goinfre de notre sueur.

Le quotient conjugal « favorise en effet les couples présentant de forts différentiels de revenus, et tout particulièrement ceux au sein desquels la femme n’exerce pas d’activité. Sa suppression encouragerait le travail des femmes. »

Vallaud Belkacem sait bien que c’est la crise qui accentue le chômage, hommes et femmes confondus, et qu’incitation ou pas, rien de ce qu’elle proposera n’influera cette courbe du chômage des femmes. Cette réforme qui prend la forme d’une mesure « juste », n’est rien d’autre qu’un moyen supplémentaire de nous prendre le peu qui nous reste.

Que ce soit la première mesure ou la seconde, elles sont toutes les deux bâties sur le sophisme (argumentation à la logique fallacieuse qui cherche à apparaître comme rigoureuse mais qui en réalité n’est pas valide au sens de la logique), celui que l’on démontre à nos enfants au travers de la fameuse phrase « un cheval bon marché est rare, tout ce qui est rare est cher, un cheval bon marché est cher ». Ce qui peut se traduire aussi par l’expression populaire « faire prendre des vessies pour des lanternes ».

Le forceps socialiste

Le dessein des socialistes, on le savait, on le voit de plus en plus, n’est pas de sortir le pays de l’ornière. Le but est de transformer les mentalités par la force, et dans le cas présent de détruire la famille. Une femme qui ne travaille pas, a plusieurs raisons de faire ce choix. Privilégier l’éducation des enfants et gérer la famille en est un. Un gouvernement soucieux du destin du pays devrait le comprendre, car il s’agit d’un investissement sur la bonne santé future de la société.

Mais si l’on met cette mesure en lien avec les déclarations de Peillon sur le rôle de l’école qui devrait « être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel », on comprend alors qu’une femme au foyer devient un frein à leur entreprise. L’école doit remplacer la mère et la famille, et l’école doit véhiculer l’idéologie d’une minorité pour accroitre son pouvoir et sa main mise sur le peuple, et non pour le bien du peuple.

En parallèle, le rapport très contesté sur l’assimilation, met, lui, l’accent sur la nécessité de mettre justement en valeur les déterminismes ethniques et religieux pour tirer parti des différences culturelles qui font « la richesse de la France ». On est peut être en droit de conclure que seuls les déterminismes français sont à détruire.

Pour les remplacer par quoi ?

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