Présidence Trump… Repose en paix ?

Paul Craig Roberts, jeu., 16 fév. 2017 

Resistance71 – Sott.net


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Ce soir j’ai choisi de partager ce billet de Paul Craig Roberts car j’ai l’intime conviction qu’il n’exprime que des vérités. J’entends déjà cependant les cris d’orfraies de celles et ceux qui n’y verront que conspiration. Soit! Les avis seront partagés. Les commentaires passionnés. Tant mieux. Je suis respectueux des opinions de tout un chacun. J’entends faire entendre les miennes. Je suis également intimement convaincu que Donald Trump ne terminera pas son mandat. //RO

 


Commentaire : Après l’article du Saker, un autre article qui considère que Trump a perdu la partie face à l’établissement. A voir. Est-ce qu’il aurait laissé partir le général Flynn s’il avait voulu vraiment le garder ?


 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Donald Trump a-t-il surestimé son pouvoir présidentiel ? La réponse est oui.

Steve Bannon, le conseiller principal de Trump, est-il politiquement inexpérimenté ? La réponse est oui.

Nous pouvons conclure suite aux réponses à ces deux questions que Trump est submergé et qu’il va payer un lourd tribut.

Combien ?

Le New York Times rapporte que « les agences de renseignement américaines ont cherché à apprendre si la campagne électorale de Trump était de mèche avec les Russes au sujet du hacking et autres efforts pour influencer les élections. »

L’ancien espion de la NSA John Schlinder a tweeté qu’un collègue haut placé dans la communauté du renseignement lui avait envoyé un courriel disant que l’état profond avait déclaré une guerre nucléaire à Trump et qu’il « mourait en prison ».

https://sputniknews.com/us/201702151050723578-intelligence-community-war-trump/

Il est très possible que cela se produise.

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, le complexe militaro-industriel et de la sécurité décida que le flot de revenus et de bénéfices ainsi que le pouvoir, émanant de la guerre et des menaces de guerre, étaient bien trop importants pour être abandonnés dans une ère de paix. Ce complexe manipula un faible et inexpérimenté président Truman de s’engager dans une guerre froide totalement inutile avec l’URSS. Le mensonge fut créé et accepté par le peuple américain naïf, mensonge disant que le communisme internationaliste avait l’intention de conquérir le monde. Ceci était un mensonge transparent, parce que Staline avait purgé le système et fait assassiner Léon Trotski et tous les communistes qui croyaient en une révolution mondiale. « Le socialisme dans un seul pays » avait déclaré Staline.

Les experts universitaires, sachant pertinemment où leurs tartines étaient beurrées, s’accommodèrent et contribuèrent même au mensonge et à la falsification. Dès 1961, le pouvoir extrême du complexe militaro-industriel devint très apparent au président Eisenhower, un général 5 étoiles qui fut en charge de l’invasion américaine de l’Europe occidentale occupée par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale. Le pouvoir privé, que le complexe militaro-industriel (nom donné par Eisenhower lui-même) exerçait, dérangea tellement « Ike » lui-même que sa dernière adresse au peuple américain au soir de sa présidence fut pour le mettre en garde contre la subversion de la démocratie (NdT: si tant est qu’elle existait avant… une simple analyse historique prouve que non, mais c’est une autre histoire… disons que c’était devenu bien pire…):

« Jusqu’au dernier des conflits mondiaux, les Etats-Unis ne possédaient pas d’industrie d’armement. Les fabricants américains de charrues pouvaient le moment venu et suivant la demande, forger tout aussi bien des épées. Mais maintenant, nous ne pouvons plus prendre le risque d’une gestion d’urgence de notre défense nationale, on nous a forcés à créer une industrie d’armement permanente et ce à grande échelle. De plus, trois millions et demi d’hommes et de femmes sont directement engagés dans le secteur de la défense. Nous dépensons annuellement en sécurité militaire plus que les revenus nets de toutes les entreprises américaines combinées.

Cette conjoncture d’un grand et vaste secteur militaire et d’une importante industrie de l’armement est une nouvelle expérience pour l’Amérique. L’influence totale, économique, politique et même spirituelle, s’en fait ressentir dans chaque ville, dans chaque état, dans chaque bureau du gouvernement fédéral. Nous reconnaissons le besoin impératif d’un tel développement. Pourtant, nous ne devons pas manquer de comprendre ses graves implications. Notre travail, nos ressources et notre mode de vie sont tous impliqués, ainsi que la structure même de notre société.

Dans les conseils gouvernentaux, nous devons nous réfréner de l’acquisition d’une influence non mandatée, qu’elle soit recherchée ou pas, par le complexe militaro-industriel. Le potentiel pour la montée désastreuse d’un pouvoir mal placé existe et persistera.

Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés ou les processus démocratiques. Nous ne devons rien prendre pour acquis. Seuls des citoyens alertes et informés peuvent forcer le meilleur maillage de cette énorme machine militaro-industrielle de la défense avec nos objectifs et méthodes pacifiques et ce de façon à ce que la sécurité et la liberté puissent prospérer de concert. »

L’avertissement d’Eisenhower était d’une grande justesse. Mais cela reposait sur le concept « de citoyens alertes et informés« , ce que les Etats-Unis ne possèdent pas. La population américaine est, dans les grandes largeurs, grandement insouciante et se dirige, sous la houlette de tout le spectre politique de l’extrême gauche à l’extrême droite, vers l’auto-destruction.

Les médias de presse écrite et audiovisuelle, qui servent de propagandistes pour les élites du complexe militaro-industriel et de Wall Street, s’assurent que les Américains ne sont exposés qu’à une information bidon et totalement orchestrée. Chaque foyer ou personne qui allume sa télé ou lit les journaux/magazines, est programmé pour vivre dans une réalité falsifiée, orchestrée qui ne sert que le plus petit nombre du sommet de la pyramide du pouvoir et du contrôle.

Trump a défié cet establishment sans réaliser vraiment que celui-ci était bien plus puissant que le président des Etats-Unis.


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url de l’article original :http://www.paulcraigroberts.org/2017/02/16/trump-presidency-rip/

 

 


 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

4 thoughts to “Présidence Trump… Repose en paix ?”

  1. Ils sont très méchants, mais aussi très bêtes. Sur le site TheDuran, on peut lire un article sur un piège téléphonique fait par 2 russes se passant pour le PM ukrainien.

  2. Pour toutes les raisons développées par Mr. Robert, Trump finira son mandat et le second s’il le veut.
    Robert, et sans doute le Colonel, raisonnent comme les zelites classiques sans se rendre compte que le bonhomme est simplement inclassable et essentiellement IMPREVISIBLE.
    Hors un complot criminel toujours possible, je parie une bouteille de Champagne Californien de votre choix, que Trump sera là en 2021.
    Son erreur actuelle c’est de n’avoir pas viré tous les fonctionnaires « politiques » du président précédent comme cela se fait depuis Jefferson. Les désignations aux postes clés de fonctionnaires « politiques » est le privilège des Présidents et ne sont pas sujet à confirmation par le Congres. Leur rôle est capital.

  3. bonjour
    c’est logique. quand on voit les quelques grandes lignes de l’opération annulée par kennedy ( northwoods )… les choses doivent etre largement pires maintenant.

  4. Dire que Trump n’ira pas jusqu’à la fin de son mandat ? « Faut voir!  » Comme on dit à la campagne.
    Quant à « l’information bidon » des médias institutionnels étatsuniens, ils n’ont rien à envier à notre meanstream médiatique.

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