Présidentielles 2017: Entre « anti-système » mais ultra libéralisme et oublie du bien commun et de l’intérêt général, qui sera le moins pire de tous ?

Par Romain Cro, le 03 décembre 2016

Exclusif Le Colonel


 

C’est donc reparti pour deux tours, après un quinquennat désastreux, ou la première des urgences fut, aux yeux du président François Hollande, le mariage pour tous, suivi d’une politique intérieure plus que moyenne, et une politique étrangère qui aura, sur certains points, ridiculisé la France. Le peuple français va donc à nouveau se rendre aux urnes pour élire une « personnalité » qui, comme nous le voyons depuis trop longtemps, risquera de plonger, un peu plus, notre nation dans le doute et le désespoir …

Mais ne soyons pas trop négatif. Notons que le président actuel, après mûre réflexion, et après avoir pris conscience d’être devenu ce que la France a produit de pire comme président de la république, a décidé qu’il en avait suffisamment fait, et de prendre congé, pour le plus grand bonheur des français, dès la fin de son mandat.

Qui donc pour le remplacer ?

À droite:

Après l’élection américaine, qui a vue Donald « crazy » Trump, être nommé à la tête de l’Etat, (la plus grande blague du XXIe siècle), en France, la mode est à celui qui sera le plus « anti-système », et sur ce point, tous veulent en être, même l’ex-candidat à la candidature (primaires de la droite) Alain Juppé, qui fut décrit par certains de ses soutiens, comme étant anti-système (on a presque failli tous y croire).

Nicolas Sarkozy, ex-ministre, ex-président, ex-candidat, ex-(futur ?) homme politique, tenta de se présenter, lui aussi, comme anti système, chose qui, malheureusement, pour lui, heureusement pour les autres, ne fut point crédible, et ne lui suffit pas à réussir un retour aux affaires, non souhaité par une très grande majorité des français, et peut être même du reste du monde.

C’est donc François Fillon, lui aussi, anti-système selon quelques uns de ses proches, qui a gagné le droit de tenter d’être président de la république. François Fillon, qui se réclame du Gaullisme (lequel ? On cherche encore), nous propose tout de même « du sang et des larmes » et une idée toute neuve (dans sa tête à lui), l’ultralibéralisme, et la mort du peuple, dans un programme d’anéantissement de tout ce qui reste de social dans notre pays. Avouons que ça donne envie …

Reste Henri Guaino, personnage solitaire, membre des Républicains, mais qui n’a pas souhaité participer aux joutes organisées par ses petits copains du parti. Gaulliste affirmé, il tente, contre vents et marées, de parler de lui, de ses idées, de sa vision de la politique, de l’économie etc …
Il a même écrit un livre, que personne ne lira, six cents quatre-vingt pages, dans un pays d’ignares, c’est dur à vendre. Mais il essaie, malgré tout, d’exister et de démontrer, lui aussi, qu’il est anti-système.

Bon, il n’ira pas jusqu’à l’élection, car il n’aura pas ses cinq cents signatures, ou baissera les bras par manque de courage, et se rangera du coté du candidat de son parti.

À gauche:

Là aussi, les anti-systèmes pullulent, à commencer par Emmanuel Macron, le progressiste, libéral, socialiste, conservateur, royaliste, gaulliste, capitaliste, (ça déroule !!!) il lui reste à dire qu’il a un penchant pour le nazisme, le francisme et le fascisme, et il tire le gros lot, à lui seul il a toutes les cartes en mains, il est imbattable au poker !!! Un anti-système formé à l’ENA et ayant travaillé pour les plus grands banquiers, ça ne sent pas du tout l’entourloupe, on y croit tous, on est à fond derrière lui !!!

Manuel Valls, qui pour beaucoup, a la führer de vaincre, un genre de Sarkozy de la gauche, n’a rien à dire, mais plein de choses à faire, il a laissé le président Hollande se ramasser, mais espère récolter les lauriers (inexistants) d’un mandat raté de la gauche. On est curieux de voir ce qu’il racontera pour convaincre …

Et puis, dans son coin, il y a Arnaud Montebourg, un genre de Guaino de la gauche, avec un charisme au rabais, et des idées, enfin, deux, le made in France et, le made in France, le summum du ridicule, le progressisme conservateur …

Au centre:

Ben, il y a François Bayrou… Et peut être Rama Yade … Besoin de développer ?

Aux extrêmes:

Entre socialisme national et communisme national, la lutte fait rage, Le Pen vs Mélenchon …

Marine Le Pen a trahi tout ce que son père avait laissé, et fait fuir tout ceux qui ont créé son parti, heureusement qu’elle a une nièce plutôt jolie … Rien à ajouter.

Jean-Luc Mélenchon est soutenu par son sous fifre Corbière, deux ou trois autres nostalgiques de Staline (espèce en voie de disparition) et une multitude de crétins, élevés à l’idéologie gauchiste des années 60, professionnels du tag sur églises, déculturés, et ultra violents …

Bref:

Quitte à choisir le moins pire, je rêve d’un second tour Guaino/Montebourg, et d’une victoire de Guaino, mais je crains qu’il n’en soit rien, les moins pires ont d’ores et déjà perdu …


Romain.

 


Illustration par Le Colonel : photo-PRESIDENTIELLES-2017-5
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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

3 thoughts to “Présidentielles 2017: Entre « anti-système » mais ultra libéralisme et oublie du bien commun et de l’intérêt général, qui sera le moins pire de tous ?”

  1. Propos bien pessimistes ; pas facile de diriger un pays peuplé de citoyens jamais contents , désireux de plus d’égalité mais sans que l’on touche à leurs privilèges , où l’administration très garnie en fonctionnaires, impose sa doctrine ancestrale et garde également de larges avantages. Consolons nous , les américains n’ont pas élu un « phénix » même si on pourra être surpris peut être par les décisions du futur président qui se cherche !. Rien n’est parfait dans ce bas-monde mais on vit tout de même dans un magnifique pays , le plus beau de la planète.

  2. Fin 2013 ou début 2014 a l’occasion de l’aboutissement de l’opex Serval nous voyons a Bamako notre président devant les caméras de télévisions ,alors que les plénipotentiaires locaux venaient de lui remettre le dromadaire cadeau nous dire que la libération du Mali était le plus beau jour de sa vie, bon nombre d’anciens d’entre nous en sont tombés sur leur fondement, et je puis vous dire que les forfaits GSM fonctionnèrent plein pots ,nous aurions pu croire que le plus beau de la vie d’un président c’était le jour de son élection, et bien sur depuis cette date mr Hollande a commencé sa descente aux enfers mortifère.

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